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Economie

Sebta
La ville veut devenir «ultrapériphérique»

Par L'Economiste | Edition N°:3173 Le 18/12/2009 | Partager

. L’enclave espagnole veut atteindre un nouveau statut européen. Objectif: profiter des aides européennesSebta et Melilia veulent changer de statut. Les deux villes qui ont déjà un statut d’autonomie comparable à celui de régions comme la Catalogne ou l’Andalousie, veulent atteindre le statut européen de régions ultrapériphériques. Les régions ultrapériphériques (RUP) sont des régions qui font partie de l’Union européenne mais sont situées très largement en dehors du continent européen. C’est le cas des Açores et des îles Canaries, mais pas des enclaves de Sebta et Melilia. La requête, longtemps demandée par les gouvernements autonomes de ces deux villes, vient de trouver un écho auprès du gouvernement central espagnol. Ce dernier s’est engagé à plaider leur cause devant l’Union européenne, selon divers médias espagnols. Des groupes de travail conjoints seront ainsi créés pour étudier cette question ainsi que son corollaire, la réforme du régime économique et fiscal dont jouissent ces deux villes. Pour Sebta et Melilia, l’objectif est simple. Il s’agit de pouvoir profiter des fonds d’aide de l’Union européenne. Et pour ce, le timing est bien choisi, puisque l’Espagne devra prendre les rênes de la présidence de l’UE dès ce mois de janvier. Concernant le régime économique et fiscal, les gouvernements de Sebta et Melilia demandent à ce qu’il soit revu et modifié vu qu’il commence à dater. En effet, ce régime a été mis en place en 1955, érigeant ces deux enclaves occupées au statut de ports francs. L’exécutif espagnol a annoncé le lancement d’une évaluation de ce régime pour étudier ensuite une éventuelle modification. Les deux enclaves espagnoles au nord du Maroc ont demandé, l’année dernière, la révision de leur statut douanier. Elles ont émis le vœu d’être intégrées dans le cadre du Régime douanier de l’Union européenne. Si leur requête aboutit, le poste frontalier de Sebta aura un statut commercial, un statut que le Maroc ne lui a jamais accordé. Mais le vrai problème réside dans la profonde crise économique qui secoue les deux présides et qui s’est retrouvée amplifiée par la crise économique mondiale. Les deux villes avaient déjà commencé à effectuer un virage de leur économie vers les services, essentiellement le tourisme et à laisser de côté le commerce de pacotille. Ce dernier, qui alimente les porteurs de la frontière s’est vu réduit lors des dernières années à vue d’œil. Les contrebandiers ne sont pas dupes et le risque qu’ils voient cette mine d’or s’évaporer avec l’entrée de l’accord de libre-échange qu’ont signé le Maroc et l’UE en 2012 est bien réel. De notre correspondant, Ali ABJIOU

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