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    Economie

    Maroc-France: La commission mixte s'achève à... Marrakech

    Par L'Economiste | Edition N°:633 Le 08/11/1999 | Partager


    · La France demeure le premier investisseur étranger au Maroc et son principal partenaire commercial
    · De Fès, le Premier ministre français devra se rendre à Marrakech pour s'entretenir avec SM le Roi Mohammed VI

    La conférence de presse traditionnelle à la fin de la commission mixte maroco-française aura lieu à Marrakech où M. Lionel Jospin sera reçu par le Souverain. Mais c'est Fès qui abrite depuis hier les travaux de la commission. Le Premier ministre français devait en effet arriver hier en fin d'après-midi pour une visite de deux jours. Cette rencontre de haut niveau intervient dans un contexte particulier. La démission de dernière minute de M. Dominique Strauss-Kahn, ministre de l'Economie et des Finances, a bousculé les choses. Mais ce nouvel élément ne devra en rien affecter le programme de la rencontre. Les deux chefs de gouvernement devaient ainsi démarrer leur entretien hier soir pour laisser la place ensuite aux rencontres ministérielles bilatérales.
    Aujourd'hui, les deux délégations doivent procéder à la signature de nombreuses conventions et protocoles bilatéraux. La priorité est accordée notamment à la reconversion de la dette et aux nouveaux prêts.
    La France a jusqu'à présent reconverti 20% de la dette marocaine, ce qui était le maximum accordé par le Club de Paris. Or, ce plafond vient d'être relevé à 30%, à l'initiative notamment de M. Strauss-Kahn.
    A la fin 98, la dette extérieure s'élevait à quelque 19 milliards de Dollars dont 22% à l'égard de la France. La rencontre d'aujourd'hui devra aboutir à la signature de trois nouveaux accords de prêts pour un montant d'environ 370 millions de DH. Cette somme servira pour le financement d'un programme de formation professionnelle, de signalisation au profit de l'ONCF et l'assainissement de la Régie de distribution d'eau et d'électricité de Meknès.
    Le programme de la rencontre maroco-française prévoit également un "séminaire gouvernemental". Au menu, figurent les relations entre l'Union Européenne et le Maroc, le dialogue euro-méditerranéen et surtout les relations bilatérales.
    Sur ce registre, la France n'a rien à se reprocher. Elle demeure le premier partenaire commercial du Maroc. Le dynamisme des exportations françaises en 1998, lui a permis de renforcer ses positions qui s'étaient dégradées depuis le début de la décennie. Avec environ 26% des importations marocaines totales, la France n'est pas véritablement menacée par la concurrence étrangère dont les parts de marché oscillent entre 6 et 10% pour les quatre pays les mieux placés.
    La France est également le premier investisseur étranger au Maroc. Le montant des investissements s'est élevé depuis le début de la décennie à environ 700 millions de FF (environ 1,12 milliard de DH) par an en moyenne, ce qui correspond à 23,6% du total des investissements directs étrangers (IDE). Cette tendance s'est accentuée l'année dernière. La part française s'est élevée en effet à 34,3% des flux totaux, soit plus de 900 millions de FF (1,44 milliard de DH). Les statistiques disponibles pour le premier trimestre confirment cette tendance, puisque le pourcentage enregistré a été de l'ordre de 38,3%.


    Deuxième réunion sous l'alternance


    La rencontre d'aujourd'hui fait suite à deux précédentes réunions tenues respectivement en décembre 1997 à Rabat et en octobre 1998 à Paris.
    Il s'agit donc de la deuxième réunion sous les auspices du gouvernement d'alternance. La première ayant eu lieu à l'époque du gouvernement de l'ancien Premier ministre, M. Abdellatif Filali.
    Première du genre, la réunion de la haute commission mixte tenue en 1997 à Rabat a été marquée par la signature d'une dizaines d'accords. Les plus importants ont concerné la conversion en trois ans d'une dette de 1,4 milliard de FF (2,24 milliards de DH) et la conclusion d'un prêt à long terme de 220 millions de FF (352 millions de DH) pour la construction d'une usine d'acide phosphorique.
    La deuxième réunion de la haute commission mixte tenue à Paris a été sanctionnée également par la signature d'un ensemble d'accords. Il s'agit de la conclusion de sept accords de coopération totalisant un montant de 4,2 milliards de FF (6,72 milliards de DH).

    (MAP)
    Adil BOUKHIMA

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