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Economie

Maroc 2010
La question sécuritaire…

Par L'Economiste | Edition N°:1743 Le 08/04/2004 | Partager

. La visite de Blatter: l'occasion inespérée. Le Maroc redresse une image imméritéeLa semaine dernière, les organes de sécurité de la Grèce et ceux du Portugal ont tenu toute une série de réunions techniques: dix jours après les attentats de Madrid, les deux pays qui accueillent, l'un les jeux Olympiques, l'autre la Coupe d'Europe de foot, ne veulent faire courir aucun risque à ces deux manifestations. Après les attentats de Madrid justement, la police marocaine a collaboré directement et fortement avec son homologue espagnole pour mettre très rapidement la main sur les auteurs et leurs commanditaires. Même processus avec la police française, ce qui a abouti aux arrestations de cette semaine où quatre personnes de nationalité française et d'origine maghrébine plus deux Marocains ont été mis sous les verrous en France. Evidemment, à la FIFA, la question de la sécurité est une question centrale, ce que, bien sûr, l'Afrique du Sud souligne dans sa communication. Cette démarche sud-africaine, seule concurrente sérieuse du Maroc dans la compétition pour 2010, est bien compréhensible: elle essaie d'associer les deux mots «Maroc» et «attentats». C'est un coup bas évident, mais cette course pour organiser le Mondial comporte aussi sa part de terrorisme intellectuel.L'association Morocco 2010 s'y attendait: «Dès que le mot «Marocains» a été prononcé dans les attentats de Madrid, nous étions sûrs que cela allait être repris contre nous, même si la plupart des personnes impliquées sont de nationalité espagnole». En fait, la visite au Maroc depuis hier, de Joseph Blatter, président de la FIFA (cf. édition du 7 avril 2004, www.leconomiste.com) est un peu ressentie comme une chance par l'Association: l'occasion de montrer ce qu'il en est du vrai état d'esprit marocain sur le terrain. C'est aussi l'occasion de montrer que le taux de criminalité est le plus faible du continent. «Il n'y a jamais eu de mort dans nos stades et notre police sait calmer, sans les blesser, les supporters qui s'échauffent un peu trop», souligne un proche de l'Association, qui ajoute en esquissant un sourire: «Les flics aussi aiment le foot ici». Naturellement cette remarque appuyée sur la criminalité, sur le comportement des supporters comme sur le savoir-faire de la police fait référence à ce que l'on voit en Afrique du Sud: les choses se passent un peu plus brutalement, peut-on dire en conservant un fair-play de bon aloi face au concurrent. «Je ne veux pas faire de comparaison, mais ici, les armes ne sont pas en vente dans les magasins et la consommation de drogue, qui ailleurs alimente la violence urbaine, reste heureusement très marginale chez nous», ajoute ce membre de l'Association Morocco 2010. . Page nouvelleIl est bien conscient qu'il y a un vrai enjeu d'image, plus d'ailleurs auprès de l'opinion publique internationale que de la FIFA elle-même: «Les permanents de la Fédération sont des pros, ils savent bien que les collaborations entre les polices quand il y a des crises comme celle du terrorisme, sont des collaborations totales, on ne plaisante pas avec ça (…) mais, dans l'opinion publique internationale, nos services de sécurité au Maroc ne sont pas toujours pris à leur vraie valeur». «A la limite, dit-il, cette horreur des attentats de Madrid a montré que nos services n'étaient pas mauvais du tout, au contraire». Il est un fait que, cette semaine, c'est sur le travail fait par les services marocains que leurs collègues français ont étouffé dans l'œuf un groupe qui envisageait des actions en France. Une visite de Joseph Blatter (officiellement pour lancer un projet de la FIFA) est pour le Maroc d'ouvrir une page nouvelle avec le président de la Fédération. On le dit soutenant l'Afrique du Sud comme on le disait hostile à la candidature marocaine depuis toujours. «En réalité, comment ne pas le comprendre quand il l'était face à un dossier incomplet tant sur le plan technique qu'au niveau organisationnel», soupire le responsable de l'Association. «Serait-il venu pour cette inauguration s'il avait une prévention contre nous!» Et puis, fait remarquer notre interlocuteur, «c'est un homme qui a vraiment le sens de la globalité de notre planète, qui s'est battu pour que l'Afrique existe autrement que par ses stars exportées». Une découverte de l'homme, qui visiblement enchante les Marocains. B. B.

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