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Mano à mano planétaire entre Boeing et Airbus

Par L'Economiste | Edition N°:821 Le 31/07/2000 | Partager

• La bataille sur le volume des commandes fait rage entre les deux constructeurs• L'issue de la «campagne du Maroc« (appel d'offres de la RAM) sera connue à l'automneA industrie planétaire, bataille planétaire. Les deux constructeurs aéronautiques Airbus et Boeing poursuivent leur impitoyable mano à mano. La dernière confrontation en date a eu lieu au Salon aéronautique de Farnborough (Grande-Bretagne) qui a pris fin hier. Comme à l'accoutumée, la guerre a focalisé sur la teneur des carnets de commande. L'ensemble des annonces des intentions d'achat s'élève à 43 milliards de Dollars (y compris celles des fabricants d'avions régionaux tels que le Canadien Bombardier ou le Brésilien Embraer) contre 27 milliards pour l'édition précédente, selon le groupement des industries aéronautiques britanniques cité par l'AFP. Boeing aura engrangé 15 milliards de Dollars de commandes pour 139 avions contre 18 milliards à Airbus, pour 230 appareils dont 5 A3XX, l'oiseau géant que s'apprête à lancer Airbus.L'autre objet de bataille concerne l'évolution du marché, notamment le segment des avions gros porteurs. Les deux constructeurs divergent sur l'analyse de l'évolution du trafic aérien. Airbus a d'ores et déjà anticipé avec le lancement de son A3XX pour mettre fin au monopole du Boeing 747. Son concurrent, le géant de Seattle lui prévoit pour l'instant d'allonger son modèle mythique, le B-747. Mais si d'ici 10-15 ans, le besoin se fait sentir, il pourra alors développer un nouvel avion, confie à l'AFP son vice-président chargé du marketing, M. Ran-dy Baseler. Selon les estimations de Boeing, la flotte mondiale devrait doubler d'ici 2019, avec 31.755 appareils contre 13.670 à fin 1999. Sur ce total, les deux tiers seront de nouveaux avions.Facteurs politiquesLes deux constructeurs sont également en course dans l'appel d'offres pour le plan de flotte de la Royal Air Maroc. Leurs offres sont actuellement passées au crible par un jury de la compagnie. Dans quelques semaines, sans doute à l'automne, on saura qui des deux parties aura remporté la «campagne du Maroc«. Si le marché (1,5 milliard de Dollars pour une vingtaine d'avions) n'a rien de comparable avec les dizaines de milliards brassés au Salon de Famborough, l'enjeu n'en est pas moins important.Pour Boeing qui met en avant la commonalité et les économies d'exploitation de ses appareils, il s'agit de consolider sa position sur un marché où il règne en maître absolu. Airbus, qui brandit pratiquement les mêmes arguments, veut porter une nouvelle estocade à son concurrent en • pénétrant ce qui passait jusqu'à présent ' pour un bastion de Boeing. Contrairement aux précédents appels d'offres, cette fois-ci, la compétition va être très serrée, reconnaissent les spécialistes des deux groupes alignant aujourd'hui une gamme de produits similaires au plan des performances techniques. Mais deux éléments pourraient s'avérer décisifs: les concessions que l'un ou l'autre serait prêt à faine à la RAM sur le financement de ce marché et les économies d'exploitation des appareils.Il n'est pas non plus exclu que la poire soit coupée en deux pour ne pas faire de mécontent, car dans ce type de marché, ce ne sont pas toujours les arguments financiers qui rentrent enjeu, mais également des facteurs politiques.

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