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    Politique

    Manifestations non autorisées et interventions musclées: Le week-end le plus chaud de l'année

    Par L'Economiste | Edition N°:914 Le 12/12/2000 | Partager

    . 33 militants des droits humains poursuivis en justice suite au sit-in organisé par l'AMDH le samedi 9 décembre. «Al Adl wa al Ihssane« a annoncé l'arrestation de 778 de ses membres après une démonstration de force dans 8 villes du RoyaumeC'est un week-end très mouvementé que le Maroc a vécu les 9 et 10 décembre. Les manifestations prévues pour marquer le 52ème anniversaire de l'adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme -toutes interdites par les autorités- ont tourné à la confrontation.Le bal a été ouvert, samedi 9 décembre à Rabat, par un sit-in organisé par l'Association Marocaine des Droits de l'Homme (AMDH). Les forces de l'ordre ont violemment dispersé les manifestants. Les dirigeants de l'Association et plusieurs activistes ont eu droit à toutes sortes d'insultes et de mauvais traitements devant un public curieux avant d'être conduits au poste de la police où ils ont été mis en garde-à-vue. Au total, 43 manifestants ont été arrêtés dont 39 ont comparu devant le procureur du Roi le lendemain. Ils ont été relaxés en fin de soirée, mais 33 d'entre eux sont poursuivis. On y retrouve quatre membres du bureau central de l'AMDH (dont le président M. Abderrahman Benamar) et deux du bureau exécutif du Forum Vérité et Justice.L'AMDH a réclamé la vérité sur la disparition forcée et la détention arbitraire ainsi que la poursuite des responsables. Elle a adressé une lettre ouverte au Parlement demandant de constituer une commission d'enquête sur ce dossier.Deuxième acte de ce week-end: des manifestations, également non autorisées, organisées par «Al Adl wa al Ihssane« dimanche. Le mouvement a appelé ses troupes à investir les rues de huit grandes villes du pays: Casablanca, Rabat, Marrakech, Fès, Meknès, Tétouan, Oujda, et Agadir. Cette démonstration de force s'est soldée par des centaines d'arrestations. Quelque 778 selon les premières estimations livrées à L'Economiste par M. Fathallah Arsalane, membre du Conseil d'Orientation de la «Jamaâ«. Les membres de la famille de M. Abdessalam Yassine, guide spirituel du mouvement, ont été tous arrêtés: sa femme, ses trois filles dont la plus médiatisée Nadia, ses deux garçons et tous ses gendres.Le mouvement de M. Yassine proteste contre «l'embargo que lui imposent les autorités«, souligne M. Arsalane. Quelque 120 étudiants relevant de la «Jamaâ« sont actuellement poursuivis et ses deux organes de presse ont été interdits en vertu de l'article 77 du code de la presse.A noter que lors des ces manifestations, des journalistes, et plus particulièrement des photographes, ont été brutalisés par les forces de l'ordre. Leur matériel a été saisi et les pellicules détruites. Les autorités n'ont voulu laisser aucune trace d'une intervention très musclée un certain 10 décembre. O.M.

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