×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie Internationale

    Malgré la visite de Clinton, Israël continue de marchander l'accord

    Par L'Economiste | Edition N°:400 Le 15/12/1998 | Partager

    Les efforts de Bill Clinton pour sauver l'accord de Wye Plantation au cours de sa visite au Proche-Orient n'ont pas suffi à faire fléchir le Premier ministre israélien. Son gouvernement a décidé de soumettre le retrait des troupes de Cisjordanie à un certain nombre de conditions...


    "Le retrait partiel des troupes israéliennes de Cisjordanie ne s'opérera pas tant que les Palestiniens n'auront pas rempli les obligations qu'ils ont contractées et il est difficile de croire qu'ils y parviendront avant vendredi", a déclaré hier le Premier ministre israélien, M. Benjamin Netanyahu.
    Malgré les efforts du Président américain Bill Clinton au cours d'une visite au Proche-Orient de trois jours, Israël a décidé de reporter le redéploiement de son armée en Cisjordanie. Ce retrait militaire de 5% de la Cisjordanie, après celui de 2% effectué le mois dernier, était prévu initialement pour vendredi 18 décembre, selon l'accord de Wye Plantation.
    "Le gouvernement décidera à quelles conditions le redéploiement pourra s'opérer, ce qui pourra prendre des jours, des semaines ou des mois, selon l'attitude des Palestiniens", a-t-il ajouté. L'Autorité palestinienne doit, selon lui, "renoncer à la violence et à l'incitation à la violence, et abandonner officiellement sa prétention à vouloir déclarer unilatéralement un Etat palestinien". M. Netanyahu demande encore que l'Autorité renonce à exiger qu'Israël libère uniquement des prisonniers politiques, parmi les 750 qu'il s'est engagé à relâcher. Il a réclamé par ailleurs que ce soit le Conseil National Palestinien (CNP), la plus haute instance de l'OLP, qui vote clairement à Gaza, pour confirmer l'annulation des articles anti-israéliens de la Charte nationale palestinienne. Enfin, il exige la confiscation "des armes détenues illégalement dans les territoires".

    A l'heure où l'application de l'accord de Wye Plantation est sérieusement bloquée, la visite du Président américain visait à sauver le processus de paix dans la région. Il s'était rendu dimanche en Israël pour tenter de convaincre le gouvernement de respecter les accords. Signés le 23 octobre à Washington, ceux-ci prévoyaient le retrait partiel des troupes israéliennes de la Cisjordanie avant le 18 décembre, en échange de garanties de sécurité palestiniennes.
    M. Netanyahu a réitéré sans nuances au Président américain ses accusations contre les Palestiniens qui n'ont tenu selon lui, "aucun de leurs engagements", et a accusé l'Autorité palestinienne d'inciter à la violence et de vouloir déclarer unilatéralement un Etat palestinien.
    Pour encourager Israël à respecter ses engagements, le Président américain avait pourtant annoncé qu'il allait demander au Congrès de débloquer 1,2 milliard de Dollars pour Israël, s'ajoutant aux 2,9 milliards d'aide américaine annuelle à ce pays.
    Il a vivement incité Israël à mettre en oeuvre l'accord et a lancé un appel à la paix, devant plusieurs centaines de jeunes qui l'ont acclamé dans le Palais des Congrès à Jérusalem-Ouest.
    "Je sais que chaque pas en avant peut être extraordinairement difficile. Mais maintenant de vrais efforts doivent être déployés pour relancer la dynamique." A Gaza hier, le Président a été accueilli par les Palestiniens en grandes pompes. C'est la première fois qu'un Président américain se rend dans les territoires palestiniens. Cette simple visite a été perçue en soi comme un pas dans la direction de l'indépendance de la Palestine.
    "C'est une visite très importante, historique, c'est presque comme la première visite de Nixon en Chine en 1972", avait affirmé la semaine dernière à l'AFP M. Nabil Chaâth, ministre palestinien du Plan et de la Coopération Internationale.

    Nadia BELKHIYAT



    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc