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    Economie Internationale

    Japon: Remous autour de la nationalisation de NCB

    Par L'Economiste | Edition N°:400 Le 15/12/1998 | Partager

    Quatre jours après l'échec de sa fusion avec la Chuo Trust & Banking, La NCB (Nippon Credit Bank) est passée sous le giron de l'Etat. L'annonce a été faite et à la surprise générale lors d'une conférence de presse dimanche dernier. Cette décision émane directement du Premier ministre, M. Keizo Obuchi, suite à un audit de la nouvelle agence de supervision bancaire confirmant la situation nette négative de l'établissement. Selon lui, la banque n'a pas tenu compte des observations de la tutelle qui lui avait demandé de soumettre un plan de retour à l'équilibre. "A fin mars, l'impasse atteignait déjà 94,4 milliards de Yens (7,6 milliards de DH)", affirme M. Obuchi. L'agence de supervision financière estime que NCB supporte actuellement 3.746,4 milliards de Yens (300 milliards de DH) d'encours à risque ou douteux. Ceci signifie en fait qu'environ 30% des crédits ouverts par la banque risquent de ne jamais être remboursés. En outre, l'agence déclare que la banque a délibérément sous estimé ses créances à risque. "Nous suspectons que la banque a utilisé des critères d'appréciation peu rigoureux pour ne pas avoir à passer des provisions qui la placeraient en situation nette négative", est-il indiqué.

    Convoqué à la hâte par la Bourse de Tokyo, M. Shigeoki Togo, président de la banque, qui a annoncé de surcroît sa démission avec l'ensemble de la Direction, a jugé cette décision "extrêmement abrupte et re- grettable". Il a par ailleurs ajouté que "l'apurement du bilan avait été rendu plus difficile par les difficultés économiques actuelles de l'archipel". Dans une lettre adressée à la tutelle, la Direction de NCB a même estimé qu'une telle mesure ne se justifiait pas du moment où l'établissement était "encore solvable et parvenait toujours à se refinancer".
    Pour l'heure, aucune information ne filtre sur le prix d'acquisition des actions NCB. Les médias estiment toutefois que les actionnaires ne devraient obtenir qu'une rémunération symbolique (valeur zéro). En bourse, le titre a clôturé vendredi à 158 Yens.
    A rappeler que c'est la deuxième opération du genre au Japon en l'espace de deux mois (le 23 octobre) après celle de la LTCB (Long Term Credit Bank of Japan).

    Yousra MAHFOUD (AFP)

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