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    Economie Internationale

    Effondrement du brut: L'Economie mondiale menacée

    Par L'Economiste | Edition N°:400 Le 15/12/1998 | Partager

    La chute du prix du pétrole, qui a atteint la semaine dernière son plus bas niveau depuis 50 ans en monnaie constante, est catastrophique pour les pays producteurs. Elle pourrait même favoriser une récession dans les pays industrialisés et l'économie mondiale, selon certains analystes. Les pays membres de l'OPEP, voient tous leurs rentrées en devises s'évaporer et certains craignent des retombées politiques et sociales.
    En novembre, les revenus de l'OPEP avaient chuté de 32% à 55 milliards de Dollars (près de 511,5 milliards de DH). Pour la Norvège, la Banque centrale a dû relever à sept reprises ses taux d'intérêt cette année, afin de défendre la Couronne norvégienne, affaiblie par la chute des prix du pétrole qui devrait diviser par deux ses revenus pétroliers.
    Les monarchies du Golfe, réunies dernièrement, ont décidé de prolonger de six mois les réductions de production décidées dans le cadre de l'OPEP, sans aucun effet sur le marché.
    Le Département américain de l'Energie étudie pour sa part une proposition d'achat d'un milliard de Dollars de pétrole pour la Réserve pétrolière stratégique des Etats-Unis, afin d'aider les producteurs américains frappés par la chute des cours du brut. Le brent s'affichait à 9,98 Dollars, hier à 10h08 GMT, sur l'International Petroleum Exchange (IPE). A l'ouverture, le prix était de 9,97 Dollars contre 9,82 en clôture vendredi soir.

    Les cours du brent étaient tombés jusqu'à 9,17 Dollars en cours de séance.
    Des voix s'élèvent pour demander des mesures d'urgence, notamment celle du chef d'Etat libyen, et le président des pays arabes exportateurs de pétrole (OPAEP), qui proposent un arrêt total de la production et des exportations pendant un certain temps. «Les prix sont tombés à un tel niveau que personne n'en profite», déplorent des experts londoniens.
    Selon un journal saoudien, les pays industrialisés seraient à l'origine de l'effondrement des cours du brut. Les erreurs fatales des membres du cartel n'ont fait que renforcer cette situation. «L'avenir des cours risque de s'aggraver si des mesures urgentes ne sont pas prises».
    Le Venezuela, l'Arabie Saoudite (premier producteur mondial) et le Mexique comptent se réunir jeudi 17 décembre pour analyser cette chute des cours du brut. Selon des experts, l'élément déclenchant le krach pétrolier a été la décision de l'OPEP, en novembre 1997, sous l'impulsion de l'Arabie Saoudite d'augmenter ses quotas de production de 10%.o

    Wissal SEGRAOUI (AFP)

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