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    Economie

    L'UMT hausse le ton dans le textile

    Par L'Economiste | Edition N°:609 Le 05/10/1999 | Partager

    · La centrale accuse M. Tarik Radi, patron de la société Mortex, d'atteinte au droit syndical
    · La zone industrielle de Salé connaît une grande agitation de l'UMT

    Après le bras de fer à la société Avitema à Témara(1), l'UMT revient à la charge avec la société Mortex à Salé. Quelque 500 manifestants, affiliés à la centrale de M. Mahjoub Benseddick, ont observé en effet un sit-in vendredi 1er octobre à 18h devant le Parlement. Les manifestants accusent M. Tarik Radi, président de Mortex (société de prêt-à-porter), "de porter atteinte au droit syndical et de pratiquer des agissements illégaux à l'encontre des ouvriers de son usine".
    Le conflit est récent. Pour M. Radi, le problème est né à la suite du licenciement "d'une ouvrière l'ayant insulté lors d'une réunion" le 12 août dernier. L'UMT a une autre version. Ce licenciement est intervenu au lendemain de la constitution du bureau syndical de l'usine le 11 août. Selon M. Radi, les violents affrontements entre ouvriers et cadres ont entraîné des dégâts matériels évalués à près de 700.000 DH. Ces incidents ont eu lieu le 1er septembre dernier. Des agressions à l'arme blanche ont été constatées mais chaque partie jette la responsabilité sur l'autre.
    M. Radi a porté plainte contre 21 ouvriers, les accusant d'incitation à la grève illégale et demandant des dommages et intérêts pour les dégâts occasionnés.
    Avant le sit-in, les ouvriers de l'UMT ont protesté la veille devant la Préfecture de Salé. Une réunion entre la direction et les grévistes a eu lieu le vendredi 1er octobre à l'Inspection Générale du Travail, quelques heures avant le sit-in devant le Parlement. Selon un responsable du syndicat, cette réunion n'a pas été concluante. Pour lui, le patron de l'usine refuse tout dialogue sur la réintégration de 60 ouvrières licenciées après les incidents du 1er septembre et sur le versement du salaire du mois d'août.
    Selon M. Radi, plusieurs clients se sont retirés. Aux perturbations de la production, ont succédé "de graves difficultés financières".
    Aujourd'hui, M. Radi n'exclut pas l'hypothèse de la fermeture de son usine. Une seule chaîne fonctionne. Ce qui n'est pas suffisant pour subvenir aux charges de la société, dit-il.
    Ces mouvements de protestation ne se limitent pas à Mortex. C'est toute la région Rabat-salé qui connaît une grande agitation des sections de l'UMT, particulièrement dans la zone industrielle de la ville de Salé, indique l'UMT. Cette zone connaît une grande concentration de sociétés de textile, terrain de prédilection de la centrale de M. Mahjoub Benseddiq.
    Dans un communiqué signé par M. Abdelhamid Amin, responsable de la section Rabat de cette centrale, la grogne syndicale est générale dans tout le secteur textile de la région de Salé. Le responsable recense quelque 1.000 ouvriers licenciés par les patrons des sociétés de textile.

    (1) Cf L'Economiste du 28 septembre 1999.


    Difficultés financières


    La société Mortex connaît un conflit social depuis le début de cette année, après sa séparation de la Somitex.
    A cause des difficultés rencontrés pour constituer un portefeuille de clients et pour s'alimenter en matière première, la société a eu du mal à redémarrer.

    Nadia LAMLILI

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