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    L'OLP approuve le référendum proposé par Abbas

    Par L'Economiste | Edition N°:2292 Le 07/06/2006 | Partager

    . Hamas au pied du murLE Comité exécutif de l’OLP a approuvé mardi 6 juin la tenue d’un référendum de sortie de crise proposé par le leader palestinien Mahmoud Abbas, qui en annoncera la date «avant la fin de la semaine», ont indiqué des responsables palestiniens.Un proche de Abbas et chef du groupe parlementaire du Fatah au parlement, Azzam Al-Ahmad, a affirmé que le président de l’Autorité palestinienne annoncerait jeudi la date du référendum dans un décret. «Le président annoncera la tenue du référendum et sa date par décret sous 48 heures. Le référendum devra avoir lieu 40 jours après cette annonce», a pour sa part déclaré à l’AFP le porte-parole de la présidence de l’Autorité palestinienne, Nabil Abou Roudeina.Abbas a décidé d’organiser un référendum sur une initiative pour sortir de la crise après le refus du Hamas de modérer sa ligne politique dans le cadre d’un «dialogue national» entre les différentes factions, qui s’est achevé lundi soir sur un constat d’échec.Le comité exécutif de l’OLP a approuvé la décision de Abbas lors d’une réunion dans son QG à Ramallah.Le référendum portera sur un «document d’entente nationale» élaboré par des cadres de différents groupes palestiniens détenus par Israël et prévoyant la fin des attentats en territoire israélien et une reconnaissance implicite de l’Etat juif, ce que le Hamas rejette.Un autre membre du comité exécutif, Rawhi Fattouh, a affirmé à l’AFP que la tenue d’un référendum deviendrait inutile si le Hamas accepte le «document des prisonniers» avant l’annonce de la date de la consultation populaire par Abbas ou même dans la période «entre l’annonce de la date et la tenue effective du référendum».«Le référendum en soi n’est pas une fin. C’est un moyen pour casser l’isolement imposé au peuple palestinien», a-t-il dit.Le gouvernement contrôlé par le Hamas est en effet boycotté et privé d’aide financière par l’Europe et les Etats-Unis, ce qui a conduit l’Autorité palestinienne au bord de l’effondrement financier.Le gouvernement islamiste est également engagé dans un bras de fer avec la présidence de l’Autorité palestinienne, contrôlé par le Fatah, sur leurs pouvoirs respectifs, ce qui s’est traduit par des affrontements meurtriers entre partisans des deux camps dans la bande de Gaza.Synthèse L’Economiste

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