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    Economie

    L'immobilier à Casablanca
    Les ménages puisent dans leur bas de laine

    Par L'Economiste | Edition N°:2690 Le 10/01/2008 | Partager

    . Conditions d’octroi de crédits encore rigides. Demande actuelle en logements: 181.000 unités Appartement de 60 à 100 m2, avec 3 pièces et salle de bain, de préférence dans un quartier populaire ! Ce sont là les principales caractéristiques des acquisitions en logements à Casablanca selon une étude récente effectuée par le bureau Bet Area pour le compte de la Région du Grand Casablanca. Basée sur un échantillon d’environ 22.400 ménages et 3.640 ménages demandeurs, l’enquête a un double objectif. D’abord, déterminer l’offre actuelle et la demande potentielle en logements dans la métropole. Ensuite, souligne le management du bureau d’investigation, «proposer des mesures d’intervention à même d’orienter le processus de production pour une meilleure adéquation offre/demande». Ainsi, selon les résultats des investigations, dans le Grand Casablanca, la demande potentielle globale en logements (acquisition et location) s’élève à quelque 181.022 unités. La demande satisfaite (acquisition et location) ne représente quant à elle qu’un peu plus de 50.000 logements, soit moins du quart de la demande potentielle. Ceci pour une production totale de 41.547 unités. L’enquête révèle, en outre, une offre actuelle qui ne dépasse pas les 26.595 unités entre mévente et parc vacant, soit moins du sixième de la demande potentielle. C’est dire le gap énorme entre l’offre et la demande. Gap qui se traduit par une inadéquation quantitative et qualitative entre l’offre et la demande en logements. Et partant, il aboutit à une prolifération de l’habitat insalubre ou précaire et une densification du logement. Concernant les acquisitions, il s’agit essentiellement de logements collectifs en immeuble. Ce sont généralement des appartements nouveaux localisés préférentiellement dans des quartiers populaires. Pour moitié, le coût de ces logements varie entre 120.000 et 200.000 DH. Il est compris entre 200.000 et 400.000 pour près d’un tiers. Selon les résultats de l’enquête, près des trois quarts des demandeurs font partie de la couche moyenne (commerçants, artisans, …). Et environ deux tiers ont un revenu allant de 2.000 à 4.000 DH alors qu’il est supérieur à 6.000 uniquement pour 15% de l’échantillon. Il s’agit en général de ménages composés de 4 à 5 personnes (45%). L’âge moyen des demandeurs est dans 75% des cas compris entre 30 et 50 ans. Dans leur majorité, les acquéreurs font appel à leur épargne plutôt qu’au crédit bancaire. Ce qui dénote de la faible implication du système bancaire dans le financement des logements. Les conditions d’octroi semblent encore exclure une bonne partie de la population. K.E.H

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