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    Entreprises

    Les professionnels appréhendent l'avenir

    Par L'Economiste | Edition N°:284 Le 12/06/1997 | Partager

    Les télécommunications font intervenir un grand nombre d'opérateurs privés directement liés à l'ONPT. La prochaine déréglementation du secteur les inquiète. Et pour cause: le texte ne fait aucune allusion au devenir de ces entreprises qui ont contribué au développement du secteur.


    C'est dans une atmosphère empreinte d'inquiétude que l'AMETEL (Association Marocaine des Entreprises de Télécommunications) a tenu son assemblée générale extraordinaire le 6 mai. Outre la réélection d'un nouveau bureau, l'Association s'est focalisée sur le devenir du secteur des télécommunications à la veille de sa déréglementation.
    Premier motif d'inquiétude: le texte ne fait aucune allusion aux entreprises (installateurs de câbles et de terminaux, exploitants de téléboutiques, providers et autres intervenants) qui ont contribué d'une manière significative, et dans un contexte difficile, à développer ce secteur, déplorent les membres de l'AMETEL. Ils s'interrogent aujourd'hui sur le régime auquel ils seront soumis une fois le secteur libéralisé. L'AMETEL exprime également ses réserves quant à la composition et au rôle de l'Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications (ANRT). En effet, le directoire prévu initialement par la première mouture du texte a été supprimé. Sa mission était de diriger l'ANRT auprès du Conseil d'Administration. Il devait être composé de personnalités choisies dans les secteurs privé ou public. Aujourd'hui, ce comité est remplacé par un autre comité de gestion selon l'art 32 du texte.

    Sous-traitants


    Pour ce comité de gestion, le texte prévoit simplement qu'il assistera le Conseil d'Administration et réglera par ses délibérations les questions pour lesquelles il a reçu délégation du Conseil. La désignation de ses membres n'est pas clairement définie. «Les membres du comité de gestion seront nommés par le CA pour une période de 5 ans», est-il précisé. «En fait, pour la plupart des professionnels, c'est le flou qui plane sur la composition et les attributions de ce comité de gestion», souligne M. Saïd El Amrani, vice-président de l'AMETEL. Pour défendre les intérêts de ses entreprises, l'Association réclame une représentativité de la profession à travers la CGEM au sein du Conseil d'Administration de l'ANRT. «En outre, l'AMETEL, qui réunit plus de 300 entreprises, devrait être partie prenante dans l'élaboration des décrets d'application de l'ANRT, même si bon nombre sont déjà élaborés», indique M. El Amrani. Et d'ajouter: «Cette participation est d'autant plus nécessaire qu'il nous semble percevoir une volonté politique de développer les infrastructures de télécommunications».

    L'AMETEL s'est penchée aussi sur les difficultés économiques et procédurales rencontrées par les professionnels auprès de l'ONPT. «L'Office nous a toujours traités comme de simples sous-traitants, alors que nous avons joué un grand rôle dans le développement de l'infrastructure du pays», souligne M. El Amrani.
    Aujourd'hui, renchérit le président de l'AMETEL, M. Abdelhak Soussi, avec la libéralisation du secteur et l'ouverture du capital d'Itissalat Al-Maghrib, «nous ne savons plus à quelle sauce nous allons être mangés. Nous aurons affaire à une autre entité, il faut que les règles soient bien définies et surtout bien respectées, si nous voulons concrétiser l'un des trois scénarios pour le développement des télécommunications envisagés par le Ministère de tutelle», à savoir une densité téléphonique d'ici l'an 2005 de 10, 15 ou 20%.
    Au scénario retenu devra s'ajouter le développement des infrastructures dans la perspective des autoroutes de l'information pour répondre aux nouvelles demandes des usagers, particulièrement les professionnels.
    C'est donc pour toutes ces raisons que l'AMETEL sollicite une étroite collaboration entre la prochaine entité (IAM) et l'ensemble de la profession. «D'ici là, estime M. El Amrani, un nouvel esprit doit régir les relations des professionnels avec l'opérateur dominant et les autres instances afin d'assurer les transitions nécessaires avec le minimum de casse».

    Badra BERRESSOULE.

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