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    Imiter: Bonnes performances financières selon CFG

    Par L'Economiste | Edition N°:284 Le 12/06/1997 | Partager

    Les souscriptions à l'OPV de 20% du capital de la SMI clôturent le 13 juin. La société minière dégage de bonnes performances financières et bénéficie de la stratégie de développement du pôle Mines du groupe ONA.


    Les souscriptions aux actions de la Société Métallurgique d'Imiter (SMI) sont ouvertes jusqu'au 13 juin. Le syndicat de placement, coiffé par la BMCI, chef de file, et BMCI Securities & CFI, les deux co-chefs de file associés, intègre l'ensemble des banques et sociétés de bourse agréées. La taille du syndicat peut a priori paraître disproportionnée par rapport au montant de l'OPV, soit 130,3 millions de DH. Cependant, pour s'assurer de la conversion d'un nombre maximum de Bons de Privatisation (BDP) actuellement en circulation, le Ministère de la Privatisation et des Entreprises Publiques a donc jugé utile d'impliquer l'ensemble des intermédiaires. Il est à rappeler que l'encours global des BDP s'élève à plus de 944 millions de DH, dont le tiers en BDP1.
    Concernant la santé financière de la SMI, la note d'information établie par CFG, conseiller et coordonnateur global de l'opération, fait mention d'une structure saine.
    Cette performance repose à la fois sur une trésorerie largement excédentaire, sur des capitaux permanents prépondérants (près de 80% du total bilan en moyenne) et sur un endettement à long terme quasi inexistant.
    L'état de la trésorerie est étroitement lié à la nature de l'activité de la SMI. Celle-ci repose sur de fortes immobilisations en actifs, dues entre autres à la nécessité d'investir en recherche et développement. C'est également une industrie consommatrice de capitaux qui requiert un financement permanent prépondérant.

    Par ailleurs, l'activité commerciale s'avère peu contraignante et faiblement consommatrice en trésorerie. Ainsi, le stockage est relativement limité, les règlements s'effectuent au comptant et les contrats sont négociés à long terme. De plus, la société minière adopte une gestion de production en flux tendus.
    Entre 1994 et 1996, la production connaît une croissance moyenne de 2,6% par an et le chiffre d'affaires évolue à un rythme annuel de plus de 3,8% sur la période. Parallèlement, la consommation aura connu une progression de 34% l'an.
    Quant à la rentabilité financière de la SMI, elle oscille entre 20 et 25% durant les années où la production et la teneur sont moyennes. Elle atteint 30 à 35% quand les deux grandeurs sont exceptionnelles et quand de nouvelles réserves exploitables sont mises en évidence comme en1994.
    Le contrôle récent de 80% du capital de la SMI par le holding minier Managem, filiale du groupe ONA, marque un tournant dans la stratégie de développement à long terme de la société. "Le pôle Mines du groupe élabore actuellement un plan de développement stratégique commun à toutes les filiales", indique la note d'information. Objectif affiché: accroître sensiblement le "capital" de réserves des mines et rentabiliser leur exploitation au-delà de l'an 2000.
    Le plan de développement de la SMI s'articule autour de 4 points.
    En premier lieu, pérenniser les réserves de minerai. Priorité sera ainsi donnée aux investissements en recherche et développement sur le site Imiter et à la poursuite des travaux miniers dans le voisinage immédiat des gisements connus. Il est également envisagé d'acquérir de nouveaux permis d'exploitation sur des sites proches d'Imiter qui sont potentiellement riches en réserves de mi-
    nerai.

    En deuxième lieu, optimiser la rentabilité en maîtrisant les coûts et améliorant la productivité. Au programme, mécanisation accrue de la mine, gestion rigoureuse des teneurs, plus grande sélectivité du minerai et consommation optimale des réactifs dans l'usine de traitement. De plus, il est prévu d'accroître la capacité de l'usine et poursuivre les aménagements au niveau de la chaîne de traitement pour optimiser le taux de récupération.
    Il s'agit en troisième lieu d'accroître la valeur ajoutée du produit fini en recourant à de nouveaux procédés de valorisation de l'argent.
    Enfin, utiliser le cas échéant les techniques de couverture sur les marchés à terme afin de neutraliser l'effet induit des fluctuations de cours et de devises sur le compte d'exploitation.

    Mouna KABLY

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