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    Economie

    Les priorités chiffrées de l'aménagement hydro-agricole

    · 770.000 exploitations concernées

    Par L'Economiste | Edition N°:431 Le 28/01/1999 | Partager

    Augmentation du PIB agricole, création de 175.000 emplois permanents, amélioration du taux d'autoapprovisionnement de 70 à 80%... Le programme d'aménagement hydro-agricole du Plan quinquennal affiche ses ambitions. Reste à trouver des sources de financements alternatives

    Après le coup d'envoi du Plan quinquennal agricole 1999-2003, les différentes commissions se sont mises au travail. Ainsi, la première réunion de la Commission spécialisée du Développement Agricole s'est tenue le mardi 26 janvier, comme prévu d'ailleurs dans le planning du travail qui lui a été attribué. Au menu, la déclinaison des différents programmes du développement de l'irrigation. "Cette priorité pour ce secteur est motivée par le rôle moteur qu'occupe l'irrigation dans le développement rural et agricole", déclare M. Mohamed Aït Kadi, directeur général de l'Administration du Génie Rural. Ainsi, plusieurs objectifs ont été associés à ce plan d'action. Il s'agit de valoriser les ressources en eau mobilisées, notamment par le rattrapage du décalage entre les superficies équipées et celles dominées par les barrages existants ou en cours de construction. Second objectif, améliorer les systèmes d'irrigation et assurer le renouvellement des équipements et ce, à travers la réhabilitation des équipements hydro-agricoles ainsi que la poursuite du programme de PMH (petites et moyennes et hydraulique).
    Concrètement, le programme d'aménagement hydro-agricole concernera près de 770.000 exploitations agricoles. "Et c'est l'agriculteur qui demeure au coeur de ce processus", affirme M. Aït Kadi. En effet, la Commission du Développement Agricole table sur une amélioration du revenu annuel de l'exploitation agricole. Objectif, dépasser les 21.000 DH par agriculteur, dans les 70% des exploitations irriguées ayant moins de cinq hectares. Autre impact souhaité, le relèvement du taux d'autoapprovisionnement en produits de base de 70 à 80% (de 90 à 100% pour le sucre).
    Outre la sécurité alimentaire, le programme d'aménagement hydro-agricole permettra aussi la création de 175.000 emplois permanents. Mais c'est sur le Produit Intérieur Brut Agricole (PIBA) que les répercussions du programme seront "spectaculaires". "La valeur ajoutée générée annuellement est estimée à 4,4 milliards de DH, ce qui représente 7 à 12% du PIBA enregistré durant les huit dernières années", souligne le rapport de la Commission. Néanmoins, les grandes ambitions du Département de l'Agriculture ne se heurteront pas moins à des obstacles. "La stagnation du budget d'investissement alloué au Ministère de l'Agriculture depuis 1989 affecte négativement le niveau des investissements publics et privés et les performances du secteur agricole en général", est-il précisé. Dès lors, la recherche de sources de financement alternatives est perçue comme une priorité auprès du Ministère. Les premiers sollicités seront le secteur privé et les collectivités locales. Autre difficulté dans la mise en branle du programme d'aménagement hydraulique, l'assainissement juridique des terres collectives et guich. Il s'agit en effet de poursuivre et d'accélérer la melkisation des exploitations afin de lever les contraintes liées aux statuts.

    Hassan BOUCHACHIA

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