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    Economie

    Les cimentiers réussissent leur programme «vert»

    Par L'Economiste | Edition N°:2296 Le 13/06/2006 | Partager

    . Les nuisances réduites de 63% en 6 ansLES cimentiers se sont réunis à Fès le 09 juin pour faire le point sur la mise à niveau environnementale de leur secteur traditionnellement réputé polluant. Une mise à niveau entamée en 1997, date de la signature d’une convention avec le ministère de l’Environnement. Une étude portant sur l’évaluation économique de l’impact environnemental du secteur, présentée par l’Association professionnelle des cimentiers (APC), révèle que les dommages à l’environnement ont diminué de 63% en l’espace de 6 ans. Ils se situent aussi entre 47% (sols et paysage) et 65% (énergie/matières premières et déchets) selon le domaine environnemental. En 2003, les coûts des dommages et des inefficiences du secteur du ciment marocain s’élevaient à 4,7% de la valeur ajoutée (VA) du secteur contre 12,7% en 1997. «Le secteur qui a consenti 700 millions de DH pour sa mise à niveau environnementale a bénéficié, entre 1997 et 2003, de retombées en termes d’utilisation rationnelle des matières premières et des combustibles, d’économies substantielles d’énergie et de ressources, d’une maîtrise des rejets atmosphériques et d’améliorations managériales», explique Mohamed Chaïbi, président de l’APC. Les gains réalisés grâce à l’augmentation de la productivité et à la réduction de l’impact environnemental ont fait baisser proportionnellement la part des coûts de remédiation (3,9% de la VA du secteur en 2003 contre 7,2% en 1997). «Les parts des coûts et des dommages et des inefficiences ont également baissé. Cela démontre l’efficacité des stratégies adoptées comme celles des nouveaux processus de production», indique Karim Zein, président de SBA (Sustainable Business Associates), cabinet suisse qui a réalisé l’étude. Il ajoute que pour la plupart des domaines environnementaux, les efforts d’amélioration ont atteint un seuil quasi optimal à partir duquel il est difficile de réaliser encore de substantielles économies. Mais il reste un potentiel d’économie dans le domaine énergie/matières, notamment dans l’utilisation de l’électricité. Cette forme d’énergie nécessaire pour produire 1 tonne de ciment a baissé de 9% entre 1997 et 2003. L’étude montre une déconnexion, voire un découplage de la contribution du secteur à la création de la valeur ajoutée et de la participation aux dommages environnementaux. Les deux mouvements ont une tendance inverse. La contribution au PIB en 2003 est proche de 1,2% tandis que sa contribution aux dommages environnementaux nationaux est de près de 0,4% sachant qu’elles étaient de 0,6% et 0,9% respectivement en 1997 et que la dégradation de l’environnement coûte au pays 4,6% du PIB soit 16,4 milliards de DH. De quoi réjouir les cimentiers qui étaient pointés du doigt pendant de longues années comme de grands pollueurs...


    Chiffres

    Composante essentielle de l’activité industrielle marocaine, l’industrie cimentière représente, selon l’Association professionnelle des cimentiers, 6,7% du PIB des industries de transformation et 7% des investissements industriels globaux. Doté d’un capital social de 1,9 milliard de DH, majoritairement détenu par quatre groupes cimentiers internationaux (Lafarge, Italcementi, Holcim et Cimpor), le secteur représente 12% de la capitalisation boursière globale nationale. Il regroupe 10 usines et quatre centres de broyage dont un pour le ciment blanc. Rachida BAMI

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