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    Economie

    Les actions des entreprises pour s'impliquer dans l'éducation

    Par L'Economiste | Edition N°:752 Le 21/04/2000 | Partager

    . Première dans la course, l'association Al-Jisr affiche de bons résultats
    . Le taux de scolarisation est passé en deux ans de 62 à 80% grâce au partenariat avec le privé


    Nassim, âgé de 6 ans, peut déjà pianoter sur un ordinateur, consulter un CD-Rom et jouer aux échecs. Bien qu'issu d'un milieu où de tels équipements ne sont pas disponibles, il peut les trouver dans une salle de classe ou la bibliothèque de son école publique. Un tel enfant peut ainsi se familiariser avec un climat rythmé par les nouvelles technologies, des idées modernes; et le sens de l'ouverture et du travail en équipe ne peut sombrer dans l'obscurantisme, l'intégrisme ou l'incompréhension. Pour M. Amine Sbihi, directeur de cabinet du ministre de l'Education Nationale, ce n'est pas avec des dépenses de 2.400 et 2.500 DH(1) dont 85% des charges salariales, que l'école peut assurer un tel enseignement. «C'est pourquoi l'école réclame aujourd'hui l'implication de toutes les potentialités possibles», a-t-il indiqué lors d'une réunion(2) sur le thème «Entreprise et éducation: appui et collaboration pour l'essor économique», organisée le 20 avril par l'Agence américaine pour le développement international (USAID) dans le Cadre du Programme «Girls Education Activity» et la Chambre de Commerce américaine au Maroc.
    Bien que les parents d'élèves soient aujourd'hui plus que jamais concernés, ils ne peuvent jouer un rôle efficace puisqu'ils font face pour une grande part à des problèmes d'indigence et d'analphabétisme. «Aussi, ce n'est qu'à travers le réseau des entreprises que l'action de partenariat peut être la plus porteuse», ajoute M. Sbihi.
    Avis partagé par l'association Al Jisr. Constituée à la suite de la Conférence de Marrakech «L'entreprise et l'éducation: un impératif pour le développement» du 31 mars 1999, cette ONG vise la constitution de comités de soutien dans les agences bancaires. Le premier qui a vu le jour a été constitué dans une jeune agence de Wafabank dans le quartier Ben M'Sik pour le soutien d'une école publique du même quartier. Avec peu de moyens, ce comité a pu améliorer les conditions de scolarité des enfants de cette institution qui n'avait même pas de bloc sanitaire.
    Outre l'expérience d'Al-Jisr, des entreprises mènent de petites actions pour améliorer la formation. C'est le cas notamment de Microsoft qui a organisé des sessions de formation aux nouvelles technologies pour un groupe de 50 diplômés-chômeurs. L'entreprise lancera également des actions permettant l'insertion de ces derniers sur le marché de travail.
    Pour le directeur régional de Microsoft, M. Ahmed Chami, il s'agit certes d'une action de petite envergure, mais l'objectif du groupe consiste d'abord à donner l'exemple.


    De grands pas grâce au partenariat

    Depuis la venue de la nouvelle équipe à la tête du MEN, des objectifs ont été tracés, dont le traditionnel but de la généralisation de la scolarisation. Pour y arriver, le département a ainsi amorcé une nouvelle approche associant de nouveaux partenaires. Grâce à cette stratégie, le Ministère a pu en deux ans passer de 62 à 80% de taux de scolarisation, soit une augmentation annuelle de 6%. «Cette avancée est trois fois supérieure à ce qui était enregistré lors de la dernière édition», indique M. Sbihi.
    Cette amélioration de la scolarisation s'est accompagnée d'un effort de rationalisation des dépenses. L'augmentation des salles de classe et des effectifs des enseignants n'a pas dépassé 2%, «renversant une tendance qui était jusqu'alors inverse».

    Malika EL JOUHARI


    (1) La dépense moyenne dans les pays de l'OCDE avoisine les 2.000 Dollars.
    (2) Cette réunion a été organisée à l'occasion de la visite entre les 16 et 22 avril de l'ONG américaine «National Association of Partners in Education». Celle-ci a joué un rôle important dans le développement des associations de partenariat entre l'entreprise et le monde de l'éducation.

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