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    Economie

    Le taux de couverture médico-sociale reste faible

    Par L'Economiste | Edition N°:657 Le 10/12/1999 | Partager

    · Les disparités sont frappantes entre pauvres et riches, mais aussi entre villes et campagnes

    · Le taux de morbidité passe à 16,7%


    En l'absence d'un système d'assurance-maladie généralisé, il ne fallait sans doute pas s'attendre à des miracles. Le taux de couverture médico-sociale reste faible au Maroc et l'enquête de la Direction de la Statistique le confirme. Ce taux est passé à 13,5% contre 12,8% en 1991, un léger mieux certes, mais qui ne va sans doute pas remettre en cause l'urgence du travail qui reste à accomplir.
    L'écart est patent entre pauvres et riches. Le taux de couverture médico-sociale ne dépasse pas 2,3% chez les 20% de la population les plus défavorisés. Chez les 20% les plus favorisés, il est de 35%.
    Bien entendu, dans le secteur privé, l'accès aux soins de santé n'est pas à la porté de toutes les catégories socio-économiques. La barrière du coût des prestations exclut forcément les personnes à revenu. En somme, le taux de recours au secteur privé a enregistré un recul (10 points) entre 1991 et 1998. Il est passé à 49,7% alors que le taux de recours au secteur public s'est établi à 45,9%. Outre les prix élevés des services rendus par le secteur privé de soins de santé, la répartition de ces entités est également jugée inégalitaire entre milieu rural et urbain.
    Finalement, les indigents se rabattent sur les établissements de santé publique. «69,3% des malades de la catégorie des 20% des individus les plus défavorisés ont effectué des visites dans les établissements publics. Ce pourcentage est de 28,3% pour les malades de la catégorie des 20% les plus favorisés de la population», souligne la Direction de la Statistique.

    Toujours sur le registre de la santé, le taux de morbidité(1) a connu une légère augmentation entre 1991 et 1998 (1,5 point). Chaque mois plus de 16 personnes sur 100 sont blessées ou tombent malades. Parmi ces derniers, 65,5% consultent un agent médico-sanitaire contre 53,5% en 1991. Dans la majorité des cas, c'est vers un médecin que près de 8 malades sur 10 se dirigent. Le taux de morbidité est plus élevé dans les villes. Il représente 19,5% contre 13,5% dans les campagnes. Cette différence entre zones urbaines et rurales s'explique notamment par la perception de la maladie dans ces deux milieux. L'autre raison avancée par la Direction de la Statistique réside dans l'importance que les personnes accordent à leur état de santé et ce, au fur et à mesure que leur niveau de vie augmente. Le taux des malades ayant consulté un agent médico-sanitaire dans les campagnes est inférieur à celui des zones urbaines (53,5% pour le premier contre 70,8% pour le second). Les malades consultent un médecin dans 84% des cas dans les campagnes contre 90% dans les villes. Sur un autre registre, l'enquête ne manque pas de souligner la réussite des campagnes nationales de vaccination.
    Dans le domaine de la santé de l'enfant «d'importants progrès ont été accomplis», estiment les enquêteurs. En 1998, 9 enfants sur 10 étaient vaccinés contre les six maladies cibles (rougeole, poliomyélite, tétanos, coqueluche, diphtérie, tuberculose).

    Khadija MASMOUDI

    (1) Nombre de malades par rapport à la population.

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