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    Economie Internationale

    Le réchauffement de la planète bouleversera la carte des destinations

    Par L'Economiste | Edition N°:592 Le 10/09/1999 | Partager

    · Des destinations risquent de devenir infernales le prochain millénaire, prédit un rapport britannique
    · Inondations, canicule, incendies et épidémies feront leur apparition dans certaines régions du monde


    L'industrie du tourisme aura du fil à retordre le prochain millénaire. Elle risque en effet de se retrouver face à des coûts exorbitants, selon une étude réalisée par l'université britannique d'East Anglia à la demande du WWF (Fonds mondial pour la nature). Les opérateurs dans ce secteur d'activité devront, selon ce rapport publié dernièrement à Genève, se plier aux exigences de leurs clients. Ces derniers auront plutôt tendance à choisir leurs lieux de détente en fonction des changements climatiques.
    Et pour cause, les plages paradisiaques qui sont actuellement leur destination de prédilection risquent de devenir insupportables le siècle prochain en raison du réchauffement de la planète.
    Incendies, épidémies, inondations et canicule feront de ces paradis pour touristes de véritables enfers sur terre, si l'on en croit les prédictions de cette étude. Ces destinations sont en quelque sorte victimes de leur propre succès.
    En effet, le rapport estime que les émissions de CO2 sont la principale cause du réchauffement de la planète et l'industrie du tourisme y contribue largement. Les déplacements en avion constituent en effet la source de gaz à effet de serre dont le volume croît le plus vite par rapport aux autres sources de pollution.

    L'Espagne doit voir sa cote baisser


    Ainsi, les saisons de ski seront plus courtes et bondées, surtout dans les stations de basse altitude, en raison de la diminution des chutes de neige. Pis encore, des stations comme celles d'Ecosse pourraient manquer de neige dans quelques dizaines d'années.
    Par ailleurs, des Etats comme les Iles Maldives, dans l'Océan Indien, risquent de se retrouver sous les eaux de même que le Delaware, le Maryland et la Floride du fait de la fonte de la calotte glacière. La baisse du niveau des eaux dans certains lacs comme le Lac Balaton en Hongrie, à cause de l'évaporation, générera la prolifération d'algues qui décourageront les adeptes des sports nautiques.
    Plus près de nous, le rapport montre que, dans plusieurs régions touristiques du Bassin méditerranéen, il faut s'attendre à une augmentation du nombre de jours où la température dépassera 40 degrés.
    D'ailleurs, l'étude note que 1998 à été l'année la plus chaude du millénaire. Ainsi, en Grèce et en Turquie par exemple, la température moyenne estivale devrait augmenter de plus de 4 degrés d'ici le milieu du siècle prochain.
    Destination favorite pour bien des touristes, l'Espagne verra sa cote baisser considérablement. Outre les incendies et les inondations, ce pays verra renaître des épidémies de malarias et de paludisme. En Australie, la diminution du couvercle nuageux va accroître l'exposition dangereuse aux ultraviolets, principale cause de développement de cancers de la peau.
    Enfin, le rapport conseille à certains gouvernements et aux agences de voyages de se pencher sérieusement sur les conséquences que ces changements climatiques pourraient produire. Il s'agit pour eux de réagir vite au risque de se retrouver en bas de la liste des destinations touristiques.

    Abdelaziz MEFTAH (AFP, Reuter)

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