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Economie Internationale

L'Indonésie refuse toute intervention de l'ONU au Timor

Par L'Economiste | Edition N°:592 Le 10/09/1999 | Partager

· Alors que les violences à l'égard de la population timoraise orientale s'accélèrent, la communauté internationale n'a pas encore réagi

Le gouvernement indonésien continue à défier la communauté internationale. Les Timorais de l'Est restent la cible des violences, des pillages et font l'objet de déplacements forcés en masse. Selon des témoignages, des dizaines de personnes ont été tuées et des milliers évacuées de force vers le Timor occidental. Leur seul tort a été de choisir massivement l'indépendance lors d'une consultation organisée le 30 août par les Nations Unies. Face à cette situation, l'ONU hésite encore à envoyer sur place des Casques Bleus. D'après l'Australie, fervente défenseur des Timorais, 5.000 à 7.000 seraient nécessaires pour rétablir la sécurité dans la région. L'ONU estime que l'accord de Jakarta est nécessaire avant l'envoi de troupes. Le gouvernement indonésien refuse catégoriquement toute intervention étrangère. Le ministre de la Justice a déclaré aux journalistes que "l'Indonésie faisait ce qu'elle pouvait pour rétablir la situation et refusait toujours le déploiement d'une force internationale avant la phase III". Selon la terminologie diplomatique de ce conflit, la Phase III est la période qui commencera après que les liens entre l'ancienne colonie portugaise et l'Indonésie auront été formellement tranchés. Cela suppose un vote de l'Assemblée du Peuple indonésien révoquant l'acte de 1976 intégrant le Timor oriental à la République d'Indonésie. Ce vote, à l'initiative du gouvernement, pourrait avoir lieu en octobre ou novembre. Et il n'y a aucune garantie que l'assemblée acceptera de voter dans le sens de la séparation. Si tel était le cas, l'ancienne colonie portugaise serait alors remise aux Nations Unies, ce qui mettra un terme formel à plus de 24 ans d'occupation indonésienne.
Plusieurs capitales occidentales menacent l'Indonésie de voir remise en cause l'aide financière internationale, si le gouvernement indonésien ne rétablissait pas la sécurité au Timor oriental. L'Indonésie, qui compte 206 millions d'habitants, affronte actuellement une grave crise et ne nourrit sa population que grâce à l'aide internationale.

Nadia BELKHAYAT (AFP)

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