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Le plastique bio fait son entrée au Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:3172 Le 17/12/2009 | Partager

. Des sacs dégradables avec une durée de vie programmée . Carrefour Label’Vie, le premier à les utiliser LES sacs en plastique biodégradables arrivent au Maroc. Difficile de les distinguer à première vue des sacs en matières pétrochimiques. En effet, ils sont légers, flexibles, solides, imprimables, recyclables et surtout réutilisables. Mais avantage de taille: ils ont une durée de vie programmable par le fabricant. Elle peut aller de 6 mois à 5 ans en fonction de leur utilisation. Au bout de cette période, et grâce à la technologie oxo, ces sacs se dégradent et les molécules se transforment en H2O, CO2 et biomasse. Leur processus de dégradation s’amorce lorsqu’ils sont exposés aux éléments (soleil, vent , chaleur…). En fonction du climat, ils disparaîtront en moins de 2 ans en cas d’abandon accidentel contre plusieurs centaines d’années pour un sac traditionnel. De même, ils sont absorbés par le sol sans représenter le moindre danger pour l’environnement. «Nous voulons fabriquer des sacs réutilisables. Des sacs que les consommateurs ne sont pas obligés de jeter après une ou deux utilisations. Toutefois, contrairement aux sacs en plastique traditionnels, une fois lâchés dans la nature, ces sacs dotés d’un additif (d2w) se dégradent sur ou dans le sol et deviennent des fertilisants», explique Edwin Sluismans, DG de Greenberry, distributeur exclusif au Maroc. Ces sacs seront disponibles au Maroc à partir de janvier 2010. Pour le moment, seule la chaîne de magasins de Carrefour Label’Vie a été tentée par l’aventure. Elle sera dotée de ces sacs dès le début de l’année et compte les mettre à disposition des clients gratuitement. «Il s’agit d’une initiative qui s’inscrit dans la volonté du groupe de proposer des produits innovants tout en limitant leur impact sur l’environnement», affirme Rachid Hadni, DG de l’enseigne. Derrière cette initiative «verte», il y a tout un raisonnement marketing. «Les consommateurs sont de plus en plus avertis et cherchent aujourd’hui des produits qui respectent la nature. Même pour les entreprises, je pense que ce plastique est rentable dans la mesure où il peut être un levier pour augmenter les ventes et donner une image favorable de l’entreprise», confie Hadni. Une décision courageuse surtout si l’on sait que le coût marginal d’un sac oxo biodégradable est 15 à 20% supérieur au sac plastique normal. «Concrètement, on payera 3 centimes de plus par sac par rapport à ce qu’on payait avant, mais on estime que les ventes compenseront la différence», affirme Hadni. A signaler que ces sacs, produits par Symphony Environmental Technologies Plc, sont déjà présents dans plus de 80 pays à travers le monde. Le Maroc est le premier pays à en être doté dans la région Mena. Le marché de ce nouveau concept s’évalue à quelque 4 millions de sacs mensuellement. Reste à préciser que les sacs de caisse ne sont pas la seule utilisation de ce plastique «vert». Tout comme celui issu de matières pétrochimiques, il peut intégrer toutes les autres industries. En Argentine par exemple, on en fait des microprocesseurs, au Brésil, on en fabrique des gobelets. Au Maroc, il peut servir pour les films par paillis (utilisés dans les serres). Il apportera ainsi une réponse très appropriée aux problèmes posés par l’élimination des plastiques agricoles.Bouchra ISMAILI ALAOUI

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