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Le pétrole à ses plus bas niveaux

Par L'Economiste | Edition N°:2861 Le 16/09/2008 | Partager

. Il a atteint 93 dollars à Londres et 97 dollars à New York. A l’origine, tourmente financière USLe pétrole dégringole après avoir atteint des sommets vertigineux depuis plusieurs mois. Il évoluait hier lundi 15 septembre à ses plus bas niveaux depuis février, sous 93 dollars à Londres et 97 dollars à New York. A l’origine, la tourmente financière américaine faisant craindre un fort ralentissement de la consommation d’énergie, malgré l’arrêt de la production dans le golfe du Mexique et les violences au Nigeria. «Cette tourmente pèse sur l’atmosphère du marché et renforce la crainte que la croissance de la demande pétrolière ne s’affaiblisse», commentait Michael Davis, analyste de la maison de courtage Sucden. En effet, Lehman Brothers, l’un des grands noms de Wall Street, qui a encore enregistré une lourde perte de 3,9 milliards de dollars au troisième trimestre, n’a finalement pas eu d’autre échappatoire que de se placer sous la protection de la loi sur les faillites, l’équivalent du règlement judiciaire (voir aussi p 19). «Lehman est la plus grande annonce de faillite de l’histoire américaine et avec la rumeur selon laquelle AIG, la plus grande compagnie d’assurances, serait aussi en difficulté, les gens commencent à se demander qui est à l’abri», commentait Davis. «Comme l’aggravation de la tourmente financière aux Etats-Unis pourrait frapper la demande pétrolière américaine, mais aussi d’autres économies et leur demande énergétique, il semble probable que les percussions sur les matières premières industrielles durent un bon moment», ajoutait-il. Ces événements balayaient les craintes sur la production au Nigeria et dans le golfe du Mexique, deux très importantes zones de production, qui, en temps ordinaire, auraient dû faire bondir les prix du brut. Dans le golfe du Mexique, la production restait interrompue après le passage de l’ouragan Ike, qui a frappé les côtes du Texas (sud) la semaine dernière. Cependant, la majorité des plateformes pétrolières en mer, fermées à l’avance, semble avoir été épargnée. Ike a endommagé une dizaine de plateformes et autres installations pétrolières dans le golfe du Mexique sur les 3.800 que compte la zone, a indiqué une porte-parole du service américain de gestion des ressources minières (MMS). Par ailleurs, les raffineries de pétrole de la région de Houston devraient rester fermées pendant huit à neuf jours, a déclaré dimanche la sénatrice du Texas. D’autre part, au Nigeria, second producteur de brut africain, le Mend, principal groupe armé de la zone pétrolière du sud du pays, affirme avoir lancé dimanche dernier à l’aube une «guerre du pétrole» suite à des attaques «non provoquées» et menace tous les navires pétroliers et gaziers qui s’approcheront du Delta du Niger. Une station de pompage du groupe anglo-néerlandais Shell a été attaquée dans le sud du Nigeria et serait en feu. L’attaque a été revendiquée par le groupe armé Mend.


L’or, le rescapé

Seul rescapé des matières premières, l’or reprenait 25 dollars hier lundi 15 septembre. Presque toutes les matières premières étaient durement frappées par le climat de débâcle économique provoqué par la faillite de la banque Lehman Brothers. L’or faisait exception à la règle en raison de sa qualité traditionnelle de placement refuge: le métal jaune a repris plus de 25 dollars lundi matin, grimpant jusqu’à 785,70 dollars sur le London Bullion Market, contre 750,25 dollars vendredi soir à la clôture. Vers 11h45 GMT, il s’échangeait à 774,69 dollars l’once. «Les prochains jours vont être dominés par la réduction des risques sur tous les marchés financiers», pronostiquait John Reade, analyste de la banque UBS. Ce rebond rompt avec la tendance des dernières semaines, qui ont vu le métal jaune durement pâtir de la remontée du dollar face aux autres devises, ainsi que de la dégringolade des prix du pétrole. Mercredi, l’or était ainsi tombé à 736,70 dollars l’once, un niveau plus vu depuis octobre 2007. Synthèse L’Economiste

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