×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

Un nouveau départ au Zimbabwe?

Par L'Economiste | Edition N°:2861 Le 16/09/2008 | Partager

. Signature d’un accord historique de partage du pouvoir. Mugabe reste à la tête du pays LE président zimbabwéen, Robert Mugabe, et le leader de l’opposition, Morgan Tsvangirai, ont signé lundi 15 septembre à Harare un accord historique de gouvernement d’union, qui met fin à 5 mois de crise et ouvre la voie à l’aide internationale massive dont le pays a désespérément besoin. Chef de l’Etat, Mugabe dirigera le gouvernement, tandis que Tsvangirai prendra la tête d’un Conseil des ministres restreint qui participera à l’élaboration des politiques et en surveillera la mise en oeuvre. L’accord doit marquer la fin de la grave crise née de la défaite du parti au pouvoir aux élections générales du 29 mars, qui a été suivie par un déchaînement de violences: le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) a avancé les chiffres de plus de 86 morts dans ses rangs, plus de 10.000 blessés et 200.000 déplacés. Dans son discours, le président Mugabe s’est engagé à faire fonctionner ce gouvernement et a une nouvelle fois mis en garde contre toute interférence étrangère dans son pays. Le président Mugabe accuse régulièrement l’Occident, notamment l’ancienne puissance coloniale britannique, de vouloir recoloniser le Zimbabwe en se servant de l’opposition. Il a ainsi souvent qualifié son rival Morgan Tsvangirai de «laquais» de l’Occident. Il a toutefois signé avec ce dernier l’accord de partage du pouvoir. Ce dernier devrait ouvrir la voie à une aide internationale massive dont le pays, enfoncé dans un marasme économique sans précédent, a un besoin urgent. Les capitales occidentales ont commenté l’événement avec prudence. Ancienne puissance coloniale, la Grande-Bretagne s’est dit prête «sur le principe» à soutenir le nouveau gouvernement, en soulignant que l’étendue de ce soutien dépendrait de ses actions concrètes. L’UE a aussi décidé d’attendre avant de relancer son aide économique.Dans son discours, entièrement tourné vers le passé, la lutte pour l’indépendance et la solidarité entre Africains, Mugabe a tenté de minimiser la portée de l’accord, qui l’oblige à céder une partie de ses prérogatives.«Un nouveau départ? Non, nous avons toujours suivi la même route», a-t-il dit. «Cet accord nous ouvre juste de l’espace pour d’autres accords afin d’avancer». Rappelons que le président Mugabe avait essuyé une défaite historique lors des élections générales du 29 mars, qui avait été suivie d’un déchaînement de violences dans le pays. Face aux attaques de ses partisans, Morgan Tsvangirai s’était retiré de la course à la présidentielle avant le second tour le 27 juin, remporté par l’unique candidat, Robert Mugabe, sur fond de violences et d’intimidations. Sa reconduction à la tête de l’Etat avait paralysé le pays et de difficiles négociations s’étaient engagées sous l’égide du président sud-africain Thabo Mbeki.Synthèse L’Economiste

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc