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Société

Le courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:2887 Le 23/10/2008 | Partager

Pour ou contre les privatisations?
. LeçonEn l’absence d’une stratégie claire, je considère que la privatisation est très grave. La crise financière actuelle devrait nous servir quand même de leçon !!!?H. A.. RentabilitéLa privatisation augmente la rentabilité et fait absorber une main-d’œuvre importante. Mais l’Etat perd ses biens et après épuisement du produit de vente est obligé de ne compter que sur le recouvrement des impôts.T. I.. Quelle démarche utiliser?Il est difficile, à travers une question simpliste, de donner une réponse objective. Dans la mesure où les entreprises publiques sont des boulets pour les finances publiques, quelle démarche adopter? Les vendre ou revoir leur management? Or les vendre, peut-être que personne n’en voudra, investir pour les redresser est peut-être une démarche stratégique. Mais vendre pour boucler le budget, cela équivaut à une augmentation des impôts, une démarche facile, plus politique que stratégique, cette façon de faire a pour nom : Absence de réforme. Or la réalisation d’une réforme prend du temps et les politiques n’ont pas justement ce temps puisqu’ils n’ont qu’une législative éventuellement renouvelable. Cette politique de privatisation a-t-elle été bien étudiée ? Nous avons remarqué, par le passé, que des entreprises publiques déficitaires sont devenues des plus rentables, sans privatisation, quand le management mis en place, à l’occasion, a été des plus performants, le cas de l’ONCF par exemple au temps de Ghellab. Autre chose à combattre: Quand nos hauts fonctionnaires s’abstiendront de «recommander» les membres de leurs familles et de leurs amis, nos entreprises publiques pourront disposer de personnel sélectionné et non imposé et donc compétent et performant.A long terme, le patrimoine marocain privatisé avec des investisseurs marocains, restera marocain, mais s’il est privatisé avec des capitaux étrangers, il ne nous appartient plus sans parler des dividendes qui seront versés aux actionnaires étrangers et qui pèseront lourd sur notre balance de paiement. La privatisation n’est pas une mince affaire, séparons le politique du reste. La privatisation est du court terme alors que le stratégique représente le long terme. Je crois que nos socialistes, qui étaient par principe jaloux de leur patrimoine marocain, avaient été parmi les premiers à le brader pour réduire le déficit des budgets qu’ils étaient appelés à gérer de peur de ne pas réussir, cela s’appelle l’appauvrissement du pays Maroc. B. S.

Chat noir ou blanc

Privatisation ou pas, cela importe peu. Ce qui est important c’est l’efficacité dans la gestion des affaires (publiques ou privées). Si vous avez des commis de l’Etat qui sont compétents et intègres, c’est le scénario idéal. Si privatiser veut dire mettre des affaires juteuses (développées par les deniers publics c’est-à-dire par l’argent du fisc prélevé sur le salaire du pauvre fonctionnaire) à la disposition d’intérêts privés, c’est une forme de vol. Mais si le privé va dynamiser l’entreprise publique et va la rendre rentable, génératrice de revenus et d’emplois, c’est du gagnant-gagnant. Allez y comprendre la privatisation d’un secteur qui ne demande pas d’expertise particulière et qu’on confie à une entreprise étrangère. C’est le cas de la compagnie qui met les sabots aux voitures dans les rues de Rabat. Si au moins un compatriote, aussi corrompu soit-il bénéficiait d’une telle aubaine. Non, il faut confier cette opération à une compagnie espagnole qui rapatrie ses gains en devises fortes. Quelqu’un a eu une belle villa à Marbella pour une telle aberration. Reste encore la privatisation des secteurs importants pour la sécurité de l’Etat: télécoms, électricité, transport aérien… Je suis vieux jeu, mais pour la nouvelle génération tout est à vendre. Comme disait Deng Xiaoping: peu m’importe si le chat est noir ou blanc, pourvu qu’il attrape la souris (capitalisme ou socialisme tant qu’on peut mettre un bol de riz -ou plus- devant chaque chinois).B. G.


Célibataires, diplômées et vivant seules

. A la marocaineDiplômée d’une grande école, indépendante de ma famille et célibataire. C’est mon profil et le profil de plus en plus de jeunes femmes. Je suis bien dans ma peau mais mon entourage ne cesse de vouloir me prouver le contraire. Je ne comprends pas ou peut-être je ne veux pas comprendre.J. E.. La vie ne s’arrête pas!Vous êtes diplômée, indépendante financièrement, habitant seule, en gros vous êtes autonome, c’est très bien. Mais la vie ne s’arrête pas une fois cet objectif atteint. L’humanité se serait arrêtée si nous pensions comme vous. Mieux encore si votre maman avait fait votre choix vous ne seriez pas là, ni diplômée ni quoi que ce soit et pourtant la planète aurait continuée à tourner sans vous.K. S.. Avant l’heure ce n’est pas l’heureNous sommes peut-être dans ce cas, avant l’heure ce n’est pas l’heure et après l’heure c’est trop tard. Diplômées et célibataires certes, vivant seules on n’en sait rien cela relève de la vie privée.K. S.. Stabilité financièreLe phénomène de femmes vivant seules est international. De nos jours, la femme privilégie d’abord ses études et sa carrière afin d’assurer une certaine stabilité financière avant de s’engager. Elle ne peut compter que sur elle-même si elle veut une certaine indépendance. Mais ce n’est pas la faute à la femme seule, l’homme aussi à une part de responsabilité du fait qu’il ne fait pas les efforts nécessaires afin d’aider la femme dans son cheminement. Dans la majorité des cas, il n’est pas du tout patient soit par orgueil soit par jalousie. Le dicton célèbre de nos jours : «Tu veux tes études et ta carrière tu te trouveras un autre mari». Mais mieux vaut vivre seule que mal accompagnée.S. A.


Opération 1 million de cartables

. Une cellule de réflexionL’éducation nationale a besoin d’action comme celle-ci mais continue dans le temps et dans l’espace. Le responsable du secteur doit mettre en place une cellule de réflexion et de proposition composée en plus des décideurs qui ont une grande expérience dans le domaine. Ce qui va leur permettre de gagner du temps et avoir un rendement efficace.R. A.. Success story!Success story c’est quand vous encouragez les enfants à aimer la lecture, vous construisez une bibliothèque dans toutes les écoles et vous exigez que les enfants et les élèves restent une heure chaque jour, après les heures officielles de l’école, pour faire leurs devoirs. Success story c’est quand vous investissez à la formation continue de l’élève et de ses instituteurs. B. U.. La manière laisse à désirerSi l’action est louable, la manière laisse à désirer. L’élimination de surcroît des réseaux traditionnels de distribution de tels produits au profit des éternels bénéficiaires entache le succès social d’une telle opération. On vient alors à se demander si de nos jours au Maroc la philanthropie est devenue un obstacle au développement économique. Prendre de Mohammed pour donner à Mostafa n’est en aucun cas un exemple de justice sociale.K. D.. Un début appréciéLa distribution d’un million de cartables est une bonne initiative mais reste insuffisante pour garantir la scolarisation des enfants issus des familles pauvres. Surtout que la pauvreté s’étend sur une large couche sociale à un pourcentage qui augmente de plus en plus. Pour la scolarisation d’un enfant en plus du cartable et des livres il a besoin d’habillement, de nutrition et que les établissements scolaires soient près de chez lui. Sans compter que certains enfants subviennent aux besoins de leurs familles. Donc pour lutter contre l’abandon scolaire, nous devons penser à ces problèmes et de ne pas se contenter des demies solutions qui n’auront aucun résultat. Nous devons penser à établir des internats pour tous les enfants démunis qui peuvent être une solution efficace à la déperdition scolaire.B. R.. Bonne initiativeLa distribution d’un million de cartables au profit des familles démunies est une initiative très louable dans la mesure où elle sauve un grand nombre d’enfants de la déperdition scolaire. Vu la cherté du vécu quotidien, plusieurs familles qui ne parviennent plus à subvenir aux besoins les plus élémentaires se sentent satisfaits par ce don royal, qui allège le fardeau des charges de la vie. Les zones périphériques de la ville et le monde rural ont été les bénéficiaires de cette offre visant à combattre l’abandon de l’école. Or, d’après plusieurs écrits dans la presse, plusieurs zones du royaume n’ont pas bénéficié de cette offre à cause de la mauvaise distribution. Des parents se plaignent de cette négligence ou exclusion dues à l’incurie de certains responsables… Notre épanouissement en tant que pays qui cherche à bien se positionner à l’échelle internationale passe inéluctablement par la généralisation de la scolarisation. C’est une bonne initiative qui va certainement donner ses fruits dans les années à venir.. Un million de bicyclettes!Une opération dont l’utilité ne fait aucun doute. Soyons toutefois sérieux: plusieurs milliers de salles de classe sont dans un état de délabrement avancé faute d’entretien. Ce qui empêche plusieurs milliers d’enseignants et des dizaines de milliers d’élèves de travailler dans des conditions normales et de tirer pleinement profit des dépenses publiques consacrées à l’enseignement. Des actions ponctuelles, à défaut de s’inscrire dans le cadre d’un programme précis et cohérent, aboutissent à de maigres résultats. Par ailleurs, quand nos responsables décident de porter le taux de TVA sur les bicyclettes, les chambres à air et les pneus correspondants de 7 à 20% (soit un taux d’augmentation de 186%), une mesure pareille n’est-elle pas de nature à décourager les enfants des couches sociales défavorisées, surtout en milieu rural, de fréquenter l’école? Les bicyclettes, moyen de locomotion populaire par excellence, sont ainsi taxées au même taux que les 4x4, les bateaux de plaisance, les montres Rolex, etc. Les parlementaires ont-ils conscience des effets négatifs, sur la population à faible revenu largement majoritaire, de cette décision qu’ils ont approuvée? Un million de cartables, c’est bien. Mais des salles de classes correctement équipées, des milliers de bibliothèques scolaires bien fournies (au lieu d’une seule qui aurait coûté plus de 250 millions de dirhams) et un million de bicyclettes distribuées gratuitement, c’est encore mieux. A. L.


Crise: Impact sur le plan financier marocain

Depuis quelques semaines, le marché mondial des finances est en ébullition, le sauve-qui-peut est le mot d’ordre sans aménagement. Malgré les milliards d’euro-dollars qui ont été injectés pour renflouer la liquidité des banques atteintes du syndrome des subprimes, malgré les nationalisations bancaires et malgré la diminution éminente concertées des banques centrales de leurs taux directeurs, la crise est toujours d’actualité et la confiance des ménages n’est pas au beau fixe. De facto, ces investisseurs pour lesquelles on a promis monts et merveilles, font contre mauvaise fortune bon coeur, après les pertes colossales «inattendues» de leurs portefeuilles. Hélas! Tous ces liftings n’ont pu arrêter la dégringolade boursière et rendre la confiance aux investisseurs. Certes, tous les clignotants pour une récession mondiale sont au rouge. Pour ma part, le Maroc en particulier et l’Afrique du Nord en général ne feront pas exception, la contagion arrivera tôt ou tard et des comptes seront demandés aux autorités compétentes. Au Maroc, la gestion des risques financiers, dont font parties ces fameux produits dérivés et les crédits à risques «produits toxiques» sont mal gérés. En fait, se sont ces mêmes risques de crédits qui ont infesté le marché américain et européen. Le boom immobilier qu’a connu le Maroc sera certainement ralenti par le désistement des investisseurs de tout bord. Par ailleurs, certains analystes tentent de rassurer le pouvoir public de la crise qui affecte la finance des grands de ce monde, sous prétexte de la fixité des taux de l’immobilier marocain. Certes, les taux sont fixes, mais le problème peut surgir de la part des emprunteurs à qui on a fourgué des prêts sans garantie de remboursements et qui ne pourront plus honorer leurs contrats dans un contexte de récession mondiale. Par conséquent, les banques verront apparaître un trou de liquidité dans leurs caisses et crieront au secours. La semaine passée, en Suisse, le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme s’est vanté de la solidité du marché immobilier marocain en avançant le prétexte de la fixité des taux et de la religion et en affirmant que la majorité des Marocains ne font pas recours aux prêts bancaires. Quelle absurdité!…H.I.

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