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Société

La tuberculose fait de la résistance

Par L'Economiste | Edition N°:2491 Le 23/03/2007 | Partager

. En 2006, 26.269 nouveaux cas au Maroc. Des conséquences néfastes sur l’économieLa tuberculose sévit encore, lentement mais sûrement, selon les statistiques présentées lors de la journée mondiale contre la tuberculose à Casablanca.Lors d’un point de presse organisé le 22 mars par l’association SOS tuberculose et maladies respiratoires, les résultats présentés ont démontré que la maladie a connu certes une régression par rapport à 2005. «Mais très lente», estime Zoubida Bouayad, présidente de l’association. Elle est comprise entre 2 et 4% par an selon les régions. Le taux de mortalité demeure aussi important, il a atteint 0,85% pour la préfecture de Casa Anfa. L’incidence au Maroc est toujours de taille; celle-ci avoisine les 87 nouveaux cas pour 100.000 habitants.Dans la préfecture de Casa Anfa, 585 nouveaux cas de tuberculose ont été recensés. 61% sont des individus de sexe masculin âgés entre 15 et 34 ans. La majorité des cas détectés à Casablanca sont de forme contagieuse. Les besoins se font ressentir en matière d’équipements et de médicaments. Pour les malades démunis, ils sont pris en charge par les centres de santé dépendant de leur préfecture. Ces derniers bénéficient d’une prise en charge complète: dépistage, radiologie, traitement et suivi. Seul hic, les perdus de vue dont le taux a atteint 9% à Casablanca et 15% dans certaines préfectures. En effet, beaucoup de patients commencent le traitement puis disparaissent dans la nature. La traçabilité n’est pas évidente, surtout si l’on sait qu’une grande majorité des malades est constituée de jeunes hommes actifs. Certains n’ont pas d’adresse fixe et sont des toxicomanes. S’ils sont incarcérés, la tâche devient plus difficile et le risque dans ce genre de cas est également plus important. Le patient développe alors une résistance à la maladie qui peut se propager dans tout son corps. A l’échelle mondiale, 7,4 millions de nouveaux cas sont apparus en Asie et en Afrique sub-saharienne. Parmi les 15 pays avec les taux d’incidence à la tuberculose les plus élevés, 12 sont africains. L’OMS explique en partie cette observation par une exposition plus grande à la maladie des personnes infectées par le virus du sida. Néanmoins, l’épidémie semble avoir atteint un pic en Afrique et pourrait décliner sur ce continent, comme en Asie, selon l’OMS. Pour remplir les besoins définis par le «Plan global pour arrêter la tuberculose (2006-2015)» de l’OMS, 56 milliards de dollars répartis entre les pays endémiques et les donateurs sont nécessaires. 31 milliards de dollars manquent encore au budget du Plan global, relève l’OMS. Cependant, les experts mettent en garde. Les résultats sont certes positifs, mais le bacille de Koch devient de plus en plus résistant aux médicaments. On craint un renversement de tendance.


Trop cher

Selon l’OMS, le 1/3 de la population mondiale est infecté par le bacille tuberculeux. 8 millions de nouveaux cas apparaissent chaque année.70% des tuberculeux au Maroc sont âgés entre 15 et 45 ans. La maladie entraîne un impact négatif sur le plan économique et social, d’autant plus que c’est la population active qui est la plus touchée. La perte se ressent également au niveau mondial. Selon un communiqué du Forum économique mondial, organisateur du Forum de Davos, la tuberculose entraîne des pertes de productivité d’environ 12 à 16 milliards de dollars par année. Un tiers des activités économiques devrait subir l’influence négative de la maladie dans les 5 prochaines années, selon un rapport de l’Initiative de santé globale (ISG). Sara BADI

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