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Entreprises

La Comanav s'offre une cure de jouvence

Par L'Economiste | Edition N°:325 Le 09/04/1998 | Partager

Deux années de restructuration, de réorganisation et de redressement permettent actuellement à la Comanav de souffler. L'assainissement de sa gestion n'est pas tout. Pour maintenir sa position, elle investit dans la modernisation de sa flotte.


La Compagnie Marocaine de Navigation (Comanav) se met à niveau. Parallèlement à sa politique de restructuration menée depuis 1995, la Compagnie a entrepris un programme de rajeunissement de sa flotte. L'acquisition du Oued Eddahab inauguré le 2 avril est le premier d'une longue liste. Ce «fleuron» de la flotte nationale sera affecté à la desserte de lignes régulières reliant le Maroc à différents pays de l'Union Européenne. Il reliera en effet Casablanca à six ports méditerranéens. La construction de ce navire a eu lieu en Espagne sur le Chantier Union Navale de Levanté.
Son jumeau, le Oued Ziz devrait être livré dans moins d'un mois. Il desservira lui aussi six ports, mais sur la façade atlantique de l'Europe. Les deux navires bénéficient des dernières technologies et d'un port en lourd, chacun de 7.373 tonnes. Ils peuvent transporter jusqu'à 550 conteneurs et atteignent une vitesse en mer de 17 noeuds. Ils auront nécessité 330 millions de DH d'investissement.Cet investis-sement s'inscrit dans le plan stratégique de développement qui vise à renforcer la compétitivité et améliorer la qualité de service de la Compagnie. Il devrait permettre à cette dernière de maintenir son niveau de participation au trafic aux alentours de 33%.

1,2 milliard de DH de chiffre d'affaires


En effet, M. M'Hammed Benharouga, président-directeur général de la Comanav, précise qu'"il s'agit, non seulement de maintenir ce taux de participation, mais également d'accroître la compétitivité de la Compagnie». Durant ces cinq dernières années, alors que la concurrence étrangère faisait rage dans le domaine maritime, le tonnage, lui, a peu augmenté. «Aussi, avons-nous dû être combatifs pour nous maintenir à ce niveau de participation», indique-t-il.
Outre l'acquisition de ces deux bateaux sur le moyen terme, la Compagnie a un véritable programme de renouvellement et de rajeunissement de sa flotte. Objectif: accompagner l'évolution des échanges extérieurs.
D'ici l'an 2000, la compagnie prévoit d'investir 50 à 70 millions de Dollars pour l'achat d'un car ferry, de deux autres porte-conteneurs et d'un navire RO-RO (Roll On-Roll Off).
La Comanav dispose actuellement d'une flotte de 16 navires pour le transport de cargaisons diverses et deux car-ferries pour le transport de passagers. Elle assure la desserte en ligne régulière de 35 ports étrangers sur l'Europe, le Maghreb et la Côte ouest d'Afrique. Elle couvre d'autres destinations plus lointaines par des opérations de transport multimodal et de porte à porte grâce aux différents partenariats tissés à travers les années.

Absente au niveau du Détroit de Gibraltar, la Compagnie a décidé de combler ce vide en 1997 en ouvrant une ligne directe avec «El Mansour».
«Il est logique qu'elle se positionne sur cette ligne», affirme le président de la Comanav. «Avec l'autoroute, le trafic TIR progresse de 15 à 20% par an. Il est donc normal que la Comanav suive sa clientèle».
A côté de la cure de jouvence de sa flotte, elle a achevé en 1997 sa politique de restructuration. Celle-ci avait débuté en 1995. Deux années de restructuration, de réorganisation et de redressement pour mettre l'entreprise aux standards internationaux. Elles ont porté leurs fruits. «Les résultats sont bénéficiaires et ce, en dépit de l'effet négatif des taux de change et d'une forte concurrence internationale», déclare M. Benharouga. L'activité conteneurs a progressé de près de 10% et le TIR de 16% par rapport à 1996. Près de 60% des dettes ont été épongées. «Tout devrait rentrer dans l'ordre entre 1998 et 1999». Sur la période 1995-1997, le résultat d'exploitation est équivalent à celui de 1996 et se situe à 22 et 24 millions de DH. Le chiffre d'affaires est en progression d'environ 10% par rapport à 1996. En 1997, il est de 1 milliard de DH.
L'assainissement financier devrait permettre à la Compagnie de rejoindre dignement la liste des privatisables. Reste à savoir si le nouveau gouvernement prévoit de l'y inscrire.

Fatima MOSSADEQ

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