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    La Banque Populaire en pleine mutation

    Par L'Economiste | Edition N°:485 Le 14/04/1999 | Partager

    · Réunion des chefs d'agence pour débattre du recentrage sur le client et de la configuration de la future agence Banque Populaire

    · Les ressources humaines et le marketing bancaire sont au centre des nouvelles orientations de la banque


    La Banque Populaire se prépare à faire peau neuve. Statut du Crédit Populaire, projet d'entreprise "Oasis 2000", ressources humaines et décentralisation, tels sont les grands chantiers dont la finalisation est en cours. Pour ce faire, les dirigeants de la banque (dont 331 chefs d'agence) ont tenu samedi dernier une réunion à Casablanca. L'objectif a été la discussion des nouvelles orientations institutionnelles de la banque. Cette réunion s'inscrit dans le mouvement de réformes dont le gouvernement va incessamment définir les contours.
    Précisons d'abord que le texte du projet en cours porte sur la redéfinition de la mission du CPM , le rôle qu'auront à jouer les banques populaires régionales (BPR) et l'ouverture du capital de la Banque Centrale Populaire (BCP).

    "La mission essentielle des banques populaires régionales est de mobiliser l'épargne locale pour en faire bénéficier la région à laquelle elles appartiennent'', souligne M. Ahmed Ouazzani, directeur de la division Secrétariat et Communication à la BCP. C'est dans cette optique que le projet maintient le caractère coopératif des BPR et renforce la vocation régionale de ces dernières en les dotant de plus d'autonomie professionnelle. Selon M. Ouazzani, le comité directeur tracera les orientations générales, mais les BPR seront plus libres de prendre les décisions qui correspondent aux réalités locales. La tutelle reviendra dans le cadre du projet au comité directeur qui est composé conjointement de représentants de la BCP et des BPR aux côtés de ceux des pouvoirs publics.
    De plus, une partie de la participation publique (qui est à hauteur de 90% actuellement) au capital de la BCP sera con-cédée au BPR. "A l'heure actuelle, il n'est pas question de privatisation, ni d'introduction en bourse, mais d'une ouverture du capital de la BCP après sa transformation en société anonyme pour répondre à l'exigence de la fixité du capital".

    Toujours dans le cadre de la régionalisation, le processus de regroupement des BPR devrait se poursuivre. C'est une politique qui a déjà été amorcée avec la fusion des trois BPR de Casablanca. Bientôt, celles de Tanger et de Tétouan suivront cet exemple.Ce mouvement de restructuration sera également accompagné par une mobilisation et valorisation des ressources humaines. L'objectif est d'asseoir une nouvelle stratégie de marketing bancaire du groupe. Celle-ci sera axée sur une structuration par marché.
    Quant au positionnement, le septième congrès de la Banque Populaire, qui aura lieu en octobre, décidera de la stratégie globale du groupe. Plusieurs questions seront à l'ordre du jour. Il s'agit essentiellement des mutations de l'environnement bancaire. "Le congrès nous donnera l'occasion de nous situer par rapport aux mutations de l'environnement dans lequel nous évoluons", conclut M. Ouazzani.

    Khalid TRITKI

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