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    La Banque mondiale poursuit sa lutte anticorruptionPar Danny LEIPZIGER et Sanjay PRADHAN

    Par L'Economiste | Edition N°:2571 Le 17/07/2007 | Partager

    Danny LEIPZIGER est le vice-président de la Banque mondiale et directeur du groupe pour la réduction de la pauvreté et la gestion économique, et Sanjay Pradhan est le directeur du groupe de la Banque pour la gouvernance du secteur public.LES récents remous autour de la démission de Paul Wolfowitz de la présidence de la Banque mondiale ont souligné la nécessité de faire progresser les priorités de cette institution en matière de gouvernance et de lutte anticorruption. Des progrès sont nécessaires pour le bien même de la Banque et, plus fondamentalement, pour le bien des démunis des pays en développement dont l’accès aux services publics et les possibilités d’avoir une vie meilleure sont entravés par une gouvernance fragile et par des malversations.La corruption est un obstacle majeur au développement économique et coûte des milliards de dollars chaque année, qui pourraient au lieu de cela servir à réduire la pauvreté et à encourager la croissance économique. Par exemple, selon la récente étude de la Banque «Les nombreux visages de la corruption», l’abattage illégal d’arbres entraîne des pertes annuelles d’environ 10 milliards de dollars dans le secteur de l’exploitation forestière. Et l’absentéisme des enseignants, aspect central de la corruption dans l’éducation, entraîne des pertes directes pouvant aller jusqu’à près d’un quart des dépenses publiques d’un pays dans l’éducation primaire.L’amélioration de la gouvernance et de la lutte anticorruption aide les pays à proposer des services de base de meilleure qualité et à créer des possibilités de croissance et d’emploi en faveur des pauvres. C’est pourquoi nous renforçons le rôle des citoyens et de certains organes en matière de surveillance des ressources publiques dans des pays comme la Tanzanie, ainsi que notre soutien aux plus démunis -notamment aux femmes des populations locales- dans le but de garantir un accès équitable à la justice par le biais de tribunaux mobiles, comme nous le faisons au Guatemala. De la consolidation des institutions de contrôle en Afrique à celle des procédures de passations de marchés en Asie, les travaux de la Banque pour enrayer la corruption sont une réalité quotidienne.. Aller plus loin encoreLe 20 mars 2006, le Conseil des gouverneurs de la Banque -où quasiment chaque pays est représenté- a approuvé à l’unanimité une nouvelle stratégie de gouvernance et de lutte anticorruption qui repoussera les limites de la Banque dans ce domaine. Cette stratégie a été le fruit de consultations approfondies avec les gouvernements, la société civile, le secteur privé et les partenaires du développement dans 47 pays, et représente un consensus mondial sans précédent sur l’impact décisif de la bonne gouvernance sur la réduction de la pauvreté. Les consultations relatives à cette stratégie et son approbation ont donné l’espoir que la Banque redoublerait d’efforts pour soutenir les pays dans leurs travaux de bonne gouvernance. La stratégie était sur le point d’être mise en oeuvre au moment où la crise a éclaté à la présidence de la Banque.Le 26 avril 2007, l’ensemble du réseau des professionnels de gouvernance de la Banque a indiqué dans une lettre ouverte adressée à la direction et au président que cette crise portait atteinte à la crédibilité de la Banque et entravait la mise en oeuvre de son programme vital. La résolution de la crise rassure désormais bon nombre de personnes sur les capacités de la Banque à mener à bien ce qu’elle préconise.Le prochain président devra, bien entendu, remettre à flot la crédibilité de la Banque mondiale et être fidèle aux promesses d’oeuvrer énergiquement avec nos pays partenaires en vue d’instaurer une gouvernance satisfaisante. En effet, il n’y aura pas de plus grand défi que de faire progresser les priorités dans ce domaine et dans celui de la lutte anticorruption. Le prochain président de la Banque mondiale sera soutenu par de nombreux alliés pour ce faire, au sein même de l’institution, mais aussi par les deux milliards de pauvres qui survivent encore de nos jours avec moins de 2 dollars par jour.


    Au-delà des présidents

    CERTAINS ont laissé entendre que le départ du président était dû aux vagues qu’il avait fait dans son programme anticorruption – ce qui est tout simplement faux. La crise de la présidence de la Banque n’a pas témoigné d’un relâchement à l’égard des priorités en matière de gouvernance par les professionnels de la Banque, les pays et les actionnaires avec lesquels nous travaillons. Au contraire, le programme anticorruption/bonne gouvernance est antérieur et survit à la personne à la barre de l’institution.La Banque a commencé à se concentrer sur ses efforts pour améliorer la gouvernance et combattre la corruption il y a dix ans. En 1996, pour briser ce sujet tabou, James Wolfensohn, président de la Banque de l’époque, a identifié le «cancer de la corruption» comme un fardeau majeur pour les personnes défavorisées des pays en développement.Ces dernières décennies, l’amélioration de la gouvernance et le renforcement du combat anticorruption ont été considérés comme des objectifs de la plus haute importance par les gouvernements, la société civile, le secteur privé et la communauté internationale. Cette évolution se manifeste dans les prêts de la Banque mondiale, dont ceux destinés à la gouvernance et aux domaines connexes représentent désormais environ 4,5 milliards de dollars, soit près de 20% de l’ensemble des prêts.Copyright: Project Syndicate, 2007. Traduit de l’anglais par Magali DECÈVRE

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