×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Culture

    Marrakech/Fnap: 1er essai réussi pour la Fondation des festivals

    Par L'Economiste | Edition N°:2571 Le 17/07/2007 | Partager

    . Plus de 150.000 spectateurs à la 42e édition. Prochain rendez-vous, le Marrakech Montreux JazzGardant un œil sur toutes les scènes, veillant même sur les petits détails du festival, il ne s’est pas arrêté pendant un mois. Kamal Bensouda, président de la toute jeune FFM (Fondation des Festivals de Marrakech), a pu s’entourer d’une équipe très dynamique. Objectif: réussir cette 42e édition du Fnap, le 1er test de la fondation. Le prochain rendez-vous sera le Marrakech Montreux jazz. Entretien.-L’Economiste: Quel bilan tirez-vous de cette 42ème édition du Fnap new look?- Kamal Bensouda: La notion de gratuité et une scène totalement marocaine ont donné beaucoup de sens à cette manifestation. L’option choisie pour cette 42e édition est de monter une édition qui reconnaît l’art du patrimoine, tout en s’ouvrant aux artistes de la jeune génération. Ainsi, les spectacles au Badii axés uniquement sur l’art traditionnel, ont remporté l’adhésion du public. L’introduction de la vidéo pour appuyer l’apparition des troupes, et la mise en scène avec un fil conducteur pour l’arrivée des troupes, les effets son et lumière ont permis au public de faire connaissance avec les régions. Côté sécurité, les 6 scènes avec des shows gratuits, ont été parfaitement maîtrisées. La sécurité renforcée a été discrète.Côté chiffres, ce sont 150.000 spectateurs qui ont afflué durant les 4 jours de fête. Mille artistes et 250 techniciens derrière les spectacles, pilotés par une équipe de logistique de plus de 30 personnes. Le tout avec un budget de 4 millions de DH. -Rien à déplorer?- C’est la 1re édition du Fnap, voulue différente et qui a eu bien sûr ses points faibles, à commencer par la gestion des médias. Le festival a remporté plus de succès que prévu et nous avons été envahis par les médias.Côté programmation, il serait plus judicieux de réaménager le timing des scènes de quartiers et programmer plus tôt –en début de soirée- les spectacles.Du reste, il faudra offrir des conditions de confort sur la grande scène de Bab Ighli, qui accueille jusqu’à 30.000 spectateurs/jour. La place devrait être bitumée, offrant des lieux de commodité et un carré de restauration. Il faudra aussi prévoir un parcours plus long pour la parade afin de faire profiter au maximum les habitants du spectacle de la rue. Enfin, espérons que la météo sera plus clémente pour 2008. - Quel a été pour vous le moment fort? - Pour moi, incontestablement, ce fut le moment de reconnaissance des maâlems, chefs de troupes. Moment qui les a réunis pour la 1re fois avec plusieurs personnalités de la ville. Cette joie lue dans leurs yeux par ce geste de reconnaissance a effacé tout le stress et la fatigue de plusieurs jours d’organisation.- Incontestablement, la nouvelle scène à Bab Ighli a remporté plus de succès. Est-il envisagé de séparer les deux? - Non. D’abord, parce que la nouvelle génération ne peut à elle seule animer toute la ville durant 4 jours avec 6 scènes. Maintenant, il est clair que le festival doit évoluer. Il faut lui trouver, chaque fois, une idée scénique avec un fil conducteur pour offrir un spectacle complet et non un défilé anonyme des troupes folkloriques. La ligne patrimoine ne peut faire objet de mariage incestueux. Les artistes des arts populaires, n’étant pas des professionnels de spectacles, fusionneraient difficilement avec d’autres groupes. Difficile alors de trouver des formules pour faire vivre le festival avec son temps. D’où l’idée de l’ouverture sur la ligne art pop, qui est une forme d’art populaires et qui permet à ce magnifique festival de rester toujours up-to-date. Cette ligne par contre pourrait fusionner avec d’autres groupes. En 2008, nous programmerons d’ailleurs une scène Art pop Africa. - Nouvellement créée, la FFM a passé son 1er test avec le Fnap. Quid du reste?- La FFM travaillera sur 4 à 5 évènements à mettre en place et à consolider. Un première piste, la mise en œuvre du Montreux Jazz de Marrakech. Le dossier en suspens sera réactivé. Un évènement autour de la Halka et le théâtre nouveau et une thématique du cirque des rues sont prévus. Et puis, nous travaillerons à appuyer les petits évènements avec des soutiens logistique et organisationnel. - Avec quel budget?Chaque évènement aura son propre budget (sponsor privé et institutionnel). Les ressources sont nombreuses et les sponsors suivent. Il suffit que l’évènement soit professionnel, touchant un grand public. - Un public seulement marocain? L’objectif de la FFM n’est-il pas d’assurer l’animation et d’en faire un levier de remplissage en période creuse!- Nous travaillons à moyen terme pour cet objectif. Pour toucher le touriste à l’international à travers l’événementiel, il faudra ficeler et annoncer l’évènement 8 mois à l’avance et le vendre aux tour-opérateurs. Nous n’en sommes pas encore là. Il faudra d’abord monter nos évènements phares, les consolider, et ensuite en faire un levier de remplissage.Propos recueillis par Badra BERRISSOULE

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc