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«Khbar Bladna», un journal en arabe dialectal

Par L'Economiste | Edition N°:1770 Le 18/05/2004 | Partager

. Selon sa directrice, des paysans parcourent des kilomètres à pied pour avoir un exemplaireCet hebdomadaire gratuit gagne de plus en plus du terrain même s’il ne fait pas de publicité ni de promotion. Editée à Tanger, la publication a opté pour l’arabe dialectal ou «Darija» pour communiquer avec ses lecteurs. Le dialectal est une langue parlée partout au Maroc, mais jusqu’ici elle n’avait pas de support écrit. La création du journal remonte à février 2003. C’est Elena Prentice, une Tangéroise d’adoption et artiste peintre de profession qui est à la base de ce projet. Son objectif est d’apprendre à lire en accrochant les lecteurs. «Il faut d’abord intéresser les lecteurs, ensuite on pourra lire dans n’importe quelle langue», note-t-elle. C’est Prentice qui a financé les premiers pas de ce journal qui s’est étoffé avec le temps. Actuellement, elle a mis en place une association à but non lucratif qui se charge de récolter des fonds. A Khbar Bladna, exercent une dizaine de personnes, dont certains sont bénévoles. Le succès de la publication ne s’est pas fait attendre. La formule allie la facilité de lecture à des genres attrayants, comme les histoires de la tradition populaire délivrées en feuilletons. Khbar Bladna est distribué gratuitement, «bla flouss» comme l’aime à préciser Prentice et pas seulement à Tanger mais aussi dans d’autres villes du pays. Il est disponible dans des centres de bienfaisance, des refuges pour femmes, et dans d’autres centres sociaux. Selon Prentice, certains paysans n’hésiteraient pas à faire des kilomètres à pied pour avoir le dernier exemplaire, pris par la curiosité de savoir ce qui est arrivé aux héros de leur feuilleton. La revue inclut aussi d’autres rubriques dédiées à l’information et à la santé. «Le dialectal permet de réintégrer dans la société bon nombre de personnes qui ne sont pas allées à l’école», explique Prentice qui y voit un vrai instrument de promotion sociale. En outre, Khbar bladna s’est érigée en véritable maison d’édition. Elle a à son actif diverses publications dont un essai de grammaire pour la Darija et des histoires tirées des contes des mille et une nuits.Cette «maison d’édition» a aussi publié dernièrement un recueil de poèmes en dialectal de Fouad Lemseyah illustrés par des dessins de Fouad Bellamine. L’édition s’est faite en collaboration avec la maison de la poésie au Maroc. A noter que les livres édités, à défaut d’être proposés gratuitement sont vendus à des prix symboliques, ne dépassant pas les dix dirhams. A. A.

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