×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Inondations: Le spectre d’oued Bouskoura plane sur Casablanca

Par L'Economiste | Edition N°:3417 Le 03/12/2010 | Partager

. Des aides d’urgence distribuées aux sinistrés. Ils ont été provisoirement «relogés» dans des édifices publicsIl y a péril en la demeure! L’oued Bouskoura menace la ville de Casablanca. Les arrivées d’eau provenant de son bassin, non maîtrisées, ajoutées aux intempéries de ces derniers jours, ont poussé les autorités à tirer la sonnette d’alarme .Depuis 1997, de nombreux organismes répètent chaque année, à la veille de la saison des pluies, que l’oued Bouskoura présente encore un risque réel. Cette année, la théorie longtemps redoutée a été confirmée. Les inondations exceptionnelles vécues par la ville de Casablanca (pour rappel, 200 mm de pluie sont tombés entre 10h et 5 h du matin dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 novembre , soit 3 fois plus que la moyenne pour ce mois-ci) ont amplifié le phénomène de dépassements des crues de ce oued , qui a emporté sur son passage des dizaines d’habitations. Depuis son assèchement, les gens ont construit dans son lit et s’y sont installés.L’oued Bouskoura traverse la ville de l’entrée sud du côté de Sidi Maârouf, (nouveau quartier des affaires: Technopark, Marjane...) en passant par la route d’El Jadida pour finir dans les secteurs qui entourent son exutoire autour du boulevard des Almohades, soit le centre-ville et la gare de Casa Port. Toute l’agglomération de Casablanca est ainsi menacée, tout autant que la périphérie l’avoisinant.«Le problème existe depuis de nombreuses années, pourtant aucune solution efficace n’a été trouvée», souligne Mohammed Sajid, président du conseil de la ville de Casablanca. Ce dernier a décidé hier de s’ouvrir à la presse écrite et a convoqué une mini-conférence de presse au cours de laquelle il a essayé de faire le bilan des dernières inondations. Peine perdue, les journalistes sont restés sur leur faim.Le président du conseil de la ville ne disposait pas encore de chiffres sur l’ampleur des dégâts. Visiblement éreinté, il a tenté tant bien que mal de fournir des explications sur la réalité de la situation du début de semaine. L’on a appris que le conseil de la ville travaille sur un projet de captation des eaux de l’oued en étroite collaboration avec l’Etat et avec le Bassin hydraulique. Au-delà des différents organismes qui s’en occupent, «la ville de Casablanca n’est pas la seule concernée , l’oued Bouskoura est un problème de niveau national», estime Sajid. Ce dernier sensibilise autour de ce oued, de sa gestion et de son financement.Selon le président du conseil de la ville, les affaissements de la chaussée sont dus en partie aux travaux du tramway de Casablanca, travaux débutés en 2009 et qui se poursuivront pendant 18 mois. L’Office national des chemins de fer (ONCF) n’a pas été épargné. En cours de construction, la nouvelle gare routière de Casablanca s’étalant sur 3 sous-sols s’est vu également touchée par les inondations, un fossé de 15 mètres s’est ainsi creusé.L’Office chérifienne des phosphates (OCP) a aussi été pris d’assaut par les pluies. Son sous-sol ainsi que le premier étage de ses installations ont été inondés. A l’heure où nous mettions sous presse, les autorités compétentes étaient toujours en train d’évacuer l’eau.L’on a ainsi appris que la priorité suite aux intempéries était de venir en aide aux populations les plus touchées. Une aide d’urgence a été mise en place. Cette dernière, constituée de produits alimentaires, de couvertures et de matelas, a été distribuée, selon les besoins, en présence de l’autorité locale compétente, des représentants du conseil de la ville et de ceux des arrondissements concernés. Une solution somme toute provisoire qui, espérons-le, ne sera que temporaire. Le président du conseil de la ville n’a pas voulu cependant s’avancer plus loin sur le terrain de l’aide à apporter aux sinistrés. Il a en effet évoqué l’éventualité d’un recasement ou relogement des victimes des inondations sans trop donner de détails. Des indemnisations? Il ne faut pas compter dessus! Et pour cause , elles sont des centaines de familles habitant des bidonvilles qui ont été touchées par les inondations et cela n’est pas dans les cordes du conseil de la ville. En attendant, des commissions ont été créées pour se pencher sur la question. A valeur d’aujourd’hui, les familles touchées ont été installées dans des établissements publics. Pour rappel, déjà en 1996, les autorités avaient recouru à une solution similaire en installant les sinistrés des inondations de Derb Sultan , Derb El Kebir…, dans des écoles et des hangars de la commune. Reste la question des coupures de courant. Sajid assure à ce niveau que «l’ensemble des postes de distribution publics ont été rétablis». Ce que L’Economiste n’a pu vérifier à l’heure où nous mettions sous presse.Zineb SATORI & Jamal Eddine HERRADI

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc