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Economie

Essaouira/Tourisme: Les défis qui attendent la destination

Par L'Economiste | Edition N°:3417 Le 03/12/2010 | Partager

. Ouverture de la station Mogador en 2011. Dégradation de l’urbanisme, sous-équipements, pollution… à combattreLe compte à rebours est enclenché à Essaouira! La cité des Alizés s’apprête à vivre, en 2011, une année clé pour son avenir. Avec l’ouverture de la station Mogador, qui sera probablement inaugurée début mars prochain, elle est appelée à devenir l’une des destinations phares du Maroc. L’Office national marocain du tourisme (ONMT) compte d’ailleurs mettre le paquet sur la destination Essaouira. Il va lancer l’année prochaine une grosse campagne de promotion qui ciblera notamment les marchés français et anglais et dont l’enveloppe est de 20 millions de DH (cf. leconomiste.com). De plus, cette campagne sera doublée d’un renforcement de l’aérien, qui est actuellement l’un des maillons faibles de la destination. Sans oublier que la voie express Marrakech-Essaouira, dont les travaux avancent à grand pas, sera bientôt inaugurée.Mais la ville aura-t-elle le temps de se préparer à tout cela? L’on connaît le niveau de standing élevé de la station qui mise sur des codes nouveaux du luxe, avec un positionnement «Nature & Culture», des innovations en matière d’écologie (jardins filtrants, chemins pédestres…) et des parcours de golf signés Garry Player. Or, malgré sa notoriété, Essaouira reste une petite ville avec un taux élevé de pauvreté et un faible niveau de formation. Plusieurs quartiers sont encore sous-équipés et connaissent une dégradation de l’urbanisme. L’état de certaines rues, la collecte des déchets et l’éclairage public font également défaut dans certaines zones. De plus, le développement du tourisme a aussi certains effets néfastes sur la ville s’il n’est pas suffisamment encadré. Le nombre de marchands ambulants, dont se plaignent certains touristes, mais aussi plusieurs commerçants, est en train de croître. Le comportement de certains habitants et commerçants est aussi en train de changer. Or, il s’agit à tout prix de préserver la tranquillité de la ville, qui est son principal attrait à l’étranger.Pour réussir le défi de la station, il faut donc réduire au maximum -et vite- ce gap entre Essaouira et Mogador. Mais il faut souligner les nombreux efforts entrepris par les autorités dans ce sens. La médina d’Essaouira aura bientôt sa charte architecturale. Des études sont également en cours pour la réhabilitation du quartier Mellah et du quartier industriel. Des opérations de relogement des habitants à faible solvabilité ont également déjà eu lieu. De plus, des programmes de mise à niveau de certains quartiers vont être lancés. Côté assainissement, le chantier du renouvellement du réseau de la médina va bientôt démarrer et les quartiers sont de mieux en mieux équipés. Concernant les commerçants, une commission de contrôle a été mise sur pied pour surveiller la prolifération des étalages anarchiques et mettre un peu d’ordre dans la médina. Des initiatives remarquables ont été entreprises dans le domaine du sport avec notamment l’inauguration d’un nouveau complexe socio-sportif.Reste l’environnement. L’une des priorités de la Vision 2020 sera le développement d’un éco-tourisme dans la région, pour positionner encore plus Essaouira sur ce package «Nature et Culture». Mais là aussi, le défi est immense. «Essaouira compte se démarquer sur l’écologie, mais plusieurs négligences mettent en péril cette stratégie prometteuse. La pollution de l’oued Ksob qui entraine la pollution de la plage d’Essaouira notamment, ainsi que le manque de nettoyage des rues. Sans oublier la déforestation massive des arbres de thuya, qui brûlent dans les fours à chaux du douar Laareb, entrainant des fumées et des déchets toxiques pour les habitants et la ceinture verte», indique un opérateur.


Sofitel forme son personnel

La création d’emplois dans la région est l’un des objectifs majeurs de ce grand projet structurant. Or, vu le degré élevé de standing du nouveau Sofitel, l’hôtel a besoin de personnel formé. Malgré le faible niveau de formation, le management a privilégié l’emploi local, en engageant une majorité de souiris. Parmi les 250 personnes déjà engagées, 55% viennent d’Essaouira et 45% d’autres villes du Maroc (notamment Agadir, Marrakech, Safi, Casablanca). A ce jour, l’ensemble du personnel est sur le site et démarre une formation de trois mois. La formation comporte un volet savoir-être et un volet savoir-faire. Des cours de langues seront également dispensés aux nouveaux arrivants, ainsi qu’un cursus spécial pour le «one touch call», un service innovant d’aide au client qui obligera le personnel à travailler en coordination.De notre correspondante, Marie-Noëlle RASSON

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