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    Economie

    Gestion de trésorerie
    Les éditeurs courtisent la PME

    Par L'Economiste | Edition N°:1909 Le 03/12/2004 | Partager

    . Le marché offre des solutions simples, efficaces et accessibles. Elles se situent au coeur de la gestion de l’entrepriseLa gestion de la trésorerie est en pleine mutation. Aujourd’hui, l’implémentation de la solution dédiée à cette fonction se situe au cœur du Système d’information (SI). Auparavant, elle était gérée par un progiciel situé à la périphérie du SI de l’entreprise. Ce changement de positionnement se justifie par la couverture d’un nombre croissant de fonctionnalités. Il est également lié à la nécessité de connexion en interface avec l’ensemble des solutions de gestion de l’entreprise. De plus, les solutions actuelles constituent un outil d’aide à la décision pour la direction générale dans le domaine du financement, du placement et du pilotage des flux financiers.“Quels que soient les besoins de l’entreprise, elle arrive à trouver sur le marché des solutions qui correspondent à ses besoins. D’où l’abandon des projets de développement spécifiques qui peuvent s’avérer coûteux et poser des problèmes de maintenance et d’évolutivité”, explique Mohamed El Hajjouji, administrateur délégué de AKCE Finance(1). “La problématique- système s’impose absolument à toutes les entreprises, quelle que soit la taille. A partir du moment où ces SI génèrent des gains de productivité administrative et de valeur ajoutée, leur coût sera inférieur aux économies et aux gains induits”, assure Gauthier Vasseur, consultant en SI financières et Business performance management. De ce fait, un SI ne diffère pas beaucoup d’une entreprise à l’autre et des règles similaires s’appliquent à tout le monde. “La taille des projets sera plus ou moins importante, les délais de mise en place plus ou moins longs et les moyens requis plus ou moins importants”, reconnaît Catherine Bouvier, directeur de la trésorerie et des financements du groupe SNPE. Mais la démarche reste la même pour la PME comme pour la grande entreprise. Ces nouvelles technologies permettent d’atteindre des standards élevés, en terme d’optimisation et de sécurité des flux financiers et des transactions. De même, elles contribuent à modifier fondamentalement la relation Banque /Entreprise dans la négociation des conditions bancaires.. S’entourer de techniciensPour autant, les SI ne nécessitent pas des compétences pointues, notamment dans les petites structures. “Il faut avant tout du bon sens”, fait remarquer Catherine Bouvier. Si la technologie a tendance à prendre plus de place dans l’entreprise, elle ne requiert pas plus de compétence. Ce qui importe le plus, c’est la vision du chef d’entreprise. “Si sa motivation est de gagner du temps et de dégager plus de valeur ajoutée pour répondre à la pression des normes, il n’a pas besoin d’approfondir la maîtrise technique”, ajoute Gauthier Vasseur. Il lui suffira, selon lui, de s’entourer de bons techniciens en interne ou de s’appuyer sur des partenariats externes avec des éditeurs.Pour mener à bien le projet, la démarche adoptée par la PME et la grande entreprise sont différentes. Dans la PME, c’est souvent la même personne qui assumera différentes responsabilités. Se poseront les problèmes de disponibilité de la personne et de budget alloué et les délais risquent d’être plus longs. Mais d’un autre côté, le processus décisionnel sera plus rapide.Dans la grande entreprise, le projet sera confié à une équipe dédiée et le chantier peut évoluer plus vite. La difficulté va alors venir de la coordination de la main- d’oeuvre et non pas de sa disponibilité et de la réactivité. Entre les deux inconvénients, les experts ont du mal à trancher. “Toutefois, il faut reconnaître que les grandes structures contribuent davantage aux grandes révolutions informatiques car elles sont en mesure de financer des logiciels lourds”, relève le consultant français. Les éditeurs en ont donc besoin pour se lancer dans de nouvelles “ères technologiques”. Mais attention, “les petits projets” conçus pour les PME ne sont pas à négliger car ils alimentent la veille technologique. “Il faut garder à l’esprit que toutes les grosses solutions ont été petites à un moment ou un autre”.Aujourd’hui, le marché offre plusieurs solutions qui répondent aux besoins des petites entreprises. Mais se pose le problème de l’accès à l’information. Le rôle de l’AMTE peut être déterminant à ce niveau tout comme l’a été l’AFTE en France.


    L’AFTE et le développement des SI

    L'Association française des trésoriers d’entreprise (AFTE) va mettre sur pied un programme de collaboration avec son homologue marocaine, l’AMTE. Plusieurs projets sont en cours de discussion, notamment en matière de formation. A préciser que l’AFTE a 28 ans d’âge et l’AMTE une douzaine. “Notre capital expérience peut être mis à contribution pour vulgariser certaines techniques”. Pour le président de l’AFTE, Olivier Bornecque, le marché marocain est mature et il est possible de recourir à des systèmes évolués sans procéder au préalable à l’adaptation de SI existants. En France, la véritable explosion des SI dans les entreprises date de la fin des années 80. “Cela correspond au passage de la transmission non sécurisée des données à la banque à la sécurisation de l’ensemble des opérations”. Dans ce domaine, l’AFTE s’est assignée comme mission prioritaire la négociation avec les banquiers. Parmi les chantiers engagés, la dématérialisation des opérations et la sécurisation des transmissions de données, sans oublier un archivage dans de bonnes conditions. “L’on arrive aujourd’hui à un bon niveau de sécurisation avec des clés de cryptage importantes”. En revanche, l’archivage de données électroniques pose encore des problèmes. Il reste à définir le support, le mode d’accès a posteriori... En fait, la dématérialisation des opérations nécessite l’adoption d’un cahier des charges très précis pour que l’archivage ait valeur de preuve en cas de litige. M.K.----------------------------------------------------------------(1) Lors de la journée d’étude organisée à Casablanca en partenariat avec les associations française et marocaine des trésoriers d’entreprises. Parmi les objectifs de la manifestation, informer les entreprises des dernières innovations en matière de SI et démontrer les gains de productivité qu’elles peuvent engendrer.

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