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Economie

France Expo
«Notre challenge, attirer encore plus de PME»
Entretien avec Bernard Digoit, président de la CFCIM

Par L'Economiste | Edition N°:2901 Le 13/11/2008 | Partager

. France Expo n’a pas connu la crise, à l’image des relations franco-marocaines. Le Maroc n’est pas la chasse gardée des entreprises françaises. Presque tout le CAC 40 est présent dans le Royaume, il faut cibler davantage de PMECoorganisatrice du salon France Expo, la Chambre française de commerce et de l’industrie du Maroc (CFCIM) est par la densité de son activité un observatoire des relations d’affaires entre le Maroc et la France. Son président, Bernard Digoit, se lance un nouveau challenge: faire venir encore plus de PME françaises au Maroc. France Expo, dont le succès ne se dément pas au fil des éditions, constitue à ce propos une excellente plateforme de mise en relations entre PME franco-marocaines. La CFCIM est prête à accompagner les opérateurs. - L’Economiste: La crise économique en Europe ne va-t-elle pas impacter France Expo?- Bernard Digoit : Les derniers chiffres dont nous disposons montrent que cette édition sera encore meilleure que les trois précédentes: 21 régions françaises sur 22 sont représentées, le nombre d’exposants dépasse 400 dont 380 sociétés qui viennent de France ou sont des filiales de sociétés françaises implantées au Maroc. C’est un excellent indicateur de l’attractivité du Maroc même dans un contexte économique difficile. France Expo n’a pas connu la crise, à l’image des relations franco-marocaines.- Quelle analyse faites-vous de la présence des entreprises françaises au Maroc?- Vous avez quasiment tout le CAC 40 au Maroc par le biais de filiales importantes. Quand Renault, par exemple, implante une usine à Tanger, c’est là aussi un bon indicateur sur l’attractivité du Maroc. Lorsqu’on regarde l’ensemble des entreprises ou les intérêts français qui sont présents au Maroc (plus d’un millier d’entreprises avec des capitaux français), cela montre l’évolution très positive du partenariat entre les deux pays. Mais la difficulté est de pouvoir attirer plus encore les PME/PMI car elles ne sont pas bien armées pour le développement à l’international. C’est le rôle de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc de les aider.- Qu’en est-il du climat des affaires? - Si le chiffre des sociétés présentes augmente et les IDE de même, c’est que le pays a un pouvoir d’attractivité important. Et les Français en profitent. - Comment qualifierez-vous le règlement des litiges commerciaux au Maroc?- La véritable contrainte réside dans l’application des jugements. Les autorités sont en train de régler cette difficulté. La création de la cour d’arbitrage qui est très bien structurée est une bonne réponse dans ce sens. La CGEM et la CCI nous ont appelés pour participer à leur comité de pilotage. Cela montre bien la qualité des relations qui nous lient à elles.- Que pensez-vous des comportements en matière de paiement?- Il y a des pratiques de place partout dans le monde qui sont plus ou moins occultes et plus ou moins longues. Il y a des efforts importants qui ont été entrepris en matière de régulation (chasse aux impayés et aux chèques sans provisions…). Il y a aujourd’hui tout un cadre juridique, réglementaire et bancaire pour améliorer les choses. Le reste, c’est du coup par coup. La tendance est à l’amélioration.- Pour diverses considérations, vos concurrents étrangers considèrent le Maroc comme une chasse gardée des entreprises françaises. Quelle est votre analyse?- Aujourd’hui, les entreprises se mesurent par la qualité des services qu’elles rendent et leur capacité à répondre aux demandes. Il est évident que le Maroc et la France entretiennent des relations de très grande qualité, donc il y a des répercussions favorables. Mais ce n’est pas cela qui va permettre de faire des affaires. Actuellement, avec la mondialisation, il y a une concurrence rude et il faut d’abord avoir la capacité de suivre et de répondre aux demandes.


Loi de Finances: «Prêts à donner notre avis»

- L’Economiste: Quel est votre commentaire sur le projet de loi de Finances de 2009?- Bernard Digoit: Aujourd’hui la Chambre a une commission qui est en train d’examiner cette loi et va en tirer des conclusions. Notre mission ce n’est pas de critiquer mais d’informer nos adhérents et ceux qui veulent s’installer au Maroc, de son contenu et de le leur expliquer. Il faut savoir que la CGEM justement fait un excellent travail à ce niveau. Les autorités viennent régulièrement à la Chambre présenter à nos adhérents le contenu de cette loi. Mais nous restons disposés à la demande des autorités, si elles nous le demandent, à donner notre avis.Propos recueillis par Jalal BAAZI

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