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Forum francophone des affaires : Une charte, un mémorandum

Par L'Economiste | Edition N°:5 Le 28/11/1991 | Partager

La création d'une charte constitutive et l'élaboration d'un mémorandum ont couronné la troisième édition du Forum Francophone des Affaires tenue du 28 au 30 octobre successivement à Paris et à la Rochelle.
Le Maroc, n'ayant pas constitué son comité national, ne pouvait être officiellement représenté. Toutefois, malgré les nombreuses tractations en coulisses, le poste de vice-président sera accordé au Maroc dès que le comité national sera constitué, objet de contacts actuellement entre les participants marocains au forum.
Crée à l'initiative des gens d'affaires québécois pour accompagner chaque sommet des chefs d'Etat et de gouvernement francophones, le forum francophone des Affaires, dont les premières rencontres ont eu lieu à Québec en Septembre 1987 et à Dakar en mai 1989, n'est ni "une rencontre économique" ni "un débat Nord-Sud" précise M. Rida Lamrini (1). Il s'agit plutôt d'une manifestation qui rassemble les chefs d'entreprises désireux de développer et de resserrer les liens économiques.

Les gens d'affaires

L'idée d'organiser, en marge du sommet des Chefs d'Etat et de gouvernement francophones, une rencontre des gens d'affaires (et non d'hommes d'affaires tel que le veut l'usage francophone et que M. Rida Lamrini, certainement influencé par son expérience nord-américaine rejette) a été difficilement acceptée au départ par les français. Ces derniers avaient en effet poliment refusé l'invitation des québécois à s'associer à leur initiative, en 1987. Actuellement le Canada est le principal financier du Forum. Malgré le refus, les organisateurs québécois n'ont pas hésité à lancer des invitations à des entreprises des pays participants.
La rentabilité de l'affaire démontrée, le deuxième forum draina la participation du reste des pays francophones du Nord et surtout celle de la France. M. Lamrini estime que la France était "inquiète de cette intrusion dans des espaces qui lui sont traditionnellement réservés", ce qui explique son arrivée tardive. L'édition 91 du F.F.A. a, par la création d'une charte constitutive, marqué une étape de "consolidation et de maturation du forum", notent les observateurs. Ce troisième F.F.A. a rassemblé plus de 500 délégués de 32 pays, gouvernements et communautés, ayant en commun l'usage de la langue française. L'espace économique francophone totalise 200 millions de consommateurs spécifiques et environ 420 milliards de francs d'échanges extérieurs. Les travaux ont été consignés dans un mémorandum qui doit être remis au Sommet des Chefs d'Etat et de gouvernement "ayant en commun l'usage du français".

Le mémorandum

Le mémorandum rappelle que ce forum attache beaucoup d'importance au maintien d'une priorité Nord-Sud dans l'appui multilatéral au développement, ceci dans les justes équilibres à maintenir avec les autres régions du monde, tenant compte notamment des nouveaux besoins Nord-Est. Par ailleurs, le groupe régional africain du IIIè Forum a notamment insisté sur les trois préoccupations suivantes:
- l'importance de banques d'affaires, à procédures rapides, pour le développement du partenariat;
- la mise en place d'un fonds de garantie régional, d'appui aux investissements de partenariat;
- le besoin de programmes de formation de jeunes africains issus de l'immigration, favorisant leur intégration à part entière dans l'économie de leurs pays.
D'autres préoccupations ont été exprimées dans le mémorandum :
- encouragement à des politiques de stratégies réciproques dans les entreprises;
- encouragement à la circulation des personnes et simplification des formalités administratives et des visas;
- renforcement des grilles d'équivalence des diplômes dans l'espace francophone;
- mise en place d'une cellule d'observations statistiques sur les flux et les échanges extérieurs francophones, sous la responsabilité du Bureau International du Forum, en liaison avec les Comités Nationaux:
- clarification des régimes de propriétés des sols et mise à disposition de terrains pour l'investisseur étranger;
- renforcement des instances d'arbitrages amiables pour contentieux administratifs (relations Nord-Sud notamment);
- protection des biens et des personnes en cas de troubles politiques graves;
- organisation de commissions mixtes privées parallèlement à la tenue des commissions mixtes bilatérales publiques;
- renforcement du rôle d'animation économique des organisations nationales, consulaires et professionnelles (relations Nord-Sud; notamment);
- reconnaissance des logiques spécifiques de fonctionnement des Chambres de commerce et des organisations professionnelles;
- lancement de programmes de communication publics et privés en faveur de la promotion générale de l'espace francophone en Afrique notamment.

Charte du Forum Francophone des Affaires

Convaincus de la nécessité de resserrer et de développer les liens entre les communautés partageant l'utilisation de la langue française et estimant que l'espace économique francophone est une réalité autant que l'espace culturel et politique, les gens d'affaires adhérant au Forum Francophone des Affaires ont décidé de créer leur charte. Dénommé FFA, le Forum Francophone des Affaires est une organisation internationale non gouvernementale formée de communautés d'affaires nationales constituées chacune en comité national (...) ayant pour vocation le développement des échanges commerciaux, industriels et technologiques au sein de l'espace économique francophone universel et l'amélioration de la coopération entre ses membres".
Le FFA remplit des tâches d'étude, d'information, de coordination et d'action par l'intermédiaire de ses organes qui sont : la Conférence Générale des membres, le bureau international appelé BIFFA et le secrétariat général. Le FFA est en outre formé de communautés d'affaires nationales constituées en comités nationaux. Chaque membre du FFA doit acquitter les droits d'adhésion prévus par la charte.
Une seule communauté d'affaires nationale par pays, gouvernement ou communauté linguistique peut être admise comme membre du FFA.

Hakima EL MARIKY

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