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Culture

Festival Timitar
«L’événement a positionné Agadir comme une destination culturelle»
Entretien avec Aziz Akhannouch, président du Conseil régional du Souss-Massa-Drâa

Par L'Economiste | Edition N°:2061 Le 11/07/2005 | Partager

A l’issue du Festival Timitar, Aziz Akhannouch, président du Conseil régional du Souss-Massa-Drâa, dresse le bilan de la manifestation. Pour lui, il s’agit d’animer la ville et donner une autre image de la destination. - L’Economiste: Vous vous êtes très investis dans l’organisation du Festival Timitar. Que représente pour vous cette manifestation? - Aziz Akhannouch: C’est tout simplement un challenge. Timitar constitue une rupture par rapport au passé dans cette ville qui souffrait d’un vide culturel jusqu’à présent. Il s’agit donc de démontrer à travers la manifestation que la destination a d’autres atouts que le balnéaire et qu’elle s’apprête tout a fait à un événement du genre tant sur le plan architectural (le public a circulé à l’aise d’une scène à une autre) qu’au niveau de son public. L’attitude positive de celui-ci et son bon comportement pendant toute la durée de l’événement est exemplaire et pour les initiateurs très motivants. Animer pour lui la ville et donner à l’international une autre image de la cité est notre but. C’est cela qui nous passionne et qui a fait que nous nous investissons dans l’événement depuis deux ans. Aujourd’hui, nous sommes en train de passer le relais à l’Association Timitar qui a organisé cette deuxième édition - Est-ce que cela veut dire que vous allez vous désengager de l’organisation de cet événement?- Dans le montage de cet événement annuel nous serons toujours impliqués, puisque la région à travers ses membres a adhéré à l’association qui réunit des acteurs de tous bords de la contrée. C’est à cette entité qu’il appartiendra d’organiser la manifestation dorénavant à l’instar de cette année. Pour ce qui est de la Région, nous continuerons à soutenir le festival sur le plan financier dans un cadre contractuel. Mais il est important que le bébé finisse par voler de ses propres ailes à terme et nous l’aiderons dans ce sens. - Quel est le coût de la deuxième édition et l’apport du Conseil régional?- Il s’agit d’un budget de 10 millions de DH avec une contribution à hauteur de cinq millions de DH pour le Conseil régional. L’événement a de même bénéficié entre autres du soutien des hôteliers et de l’ARATAS qui ont apporté respectivement les chambres et le transport gracieusement.- Le rideau est tombé sur la deuxième édition et maintenant c’est l’heure des comptes. Quel bilan dressez-vous? - Il est positif à plusieurs égards. La manifestation a eu un bon impact sur le plan animation de la ville à un moment où l’activité connaît d’habitude un creux. Sur le plan promotionnel, les retombées ne se feront pas attendre en raison de la présence de visiteurs étrangers, parmi eux, des VIP et des représentants de nombreux médias. Ceci sans oublier, la communication orchestrée sur la ville depuis deux mois. Cela finira par donner ses fruits. En attendant, Timitar a permis de positionner Agadir comme une destination également culturelle. Il a aussi donné une image de la chanson amazigh, comme une culture de tolérance et d’ouverture. - Qu’est-ce que vous préconisez pour assurer la pérennité de Timitar? - Il y a plusieurs ingrédients incontournables et un des plus importants c’est la réaction positive du public. Par ailleurs, il est nécessaire de veiller à une stratégie de programmation indépendante. D’un autre côté, enfin, il est nécessaire que les autorités locales continuent à soutenir l’événement et que les opérateurs économiques, notamment touristiques soient toujours impliqués dans l’organisation et qu’ils se servent d’un tel rendez-vous pour booster l’activité de la ville.- Après Timitar, quels sont vos autres projets pour animer la région?- Timitar est le produit culturel-phare mais nous soutiendrons de même d’autres produits culturels tels que le Festival de Kelâat Mgouna, celui de Ouarzazate, sans oublier le festival off initié en marge de Timitar. Il constitue une plate-forme d’échanges culturels qu’il faut renouveler. Car Agadir a besoin de plus d’un événement culturel par an. Il faut lui assurer un rendez-vous culturel mensuel.Propos recueillis par Malika ALAMI

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