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    Eqdom aiguise son marketing pour remédier à l'érosion des marges

    Par L'Economiste | Edition N°:657 Le 10/12/1999 | Partager

    · De nouveaux produits pour conquérir une nouvelle clientèle

    · Un résultat semestriel 1999 en régression de 3%

    · Les bénéfices 98 étaient grevés par la contribution libératoire


    A l'image de tout le secteur du crédit à la consommation, les marges d'Eqdom subissent une érosion continue. La baisse du TEG (taux effectif global) et le renchérissement des coûts de refinancement en sont les principales raisons. La filiale du groupe SNI essaye tant bien que mal de soutenir ses bénéfices. Pour l'exercice précédent, la société de crédit a annoncé un résultat net en régression de 4,3% par rapport à 1997, s'établissant à 117,83 millions de DH. Celui-ci a été grevé par une contribution libératoire de l'ordre de 7,5 millions de DH et une dotation aux provisions de 40 millions de DH. Evoluant dans un environnement concurrentiel plus agressif, Eqdom a opté pour une stratégie axée sur le renouvellement de son image, la diversification de sa gamme de produits et la dynamisation de sa politique de communication et de distribution. L'année 1998 a marqué le tournant avec le lancement d'une nouvelle gamme de produits (Autocrédit, Vitalcrédit, PCcrédit et Loisicrédit) destinée à attirer une nouvelle catégorie de clients. Cette politique commerciale a permis l'accroissement du volume de la production qui est passé de 1,7 milliard de DH à 2,05 milliards entre 1997 et 1998, soit une progression de 19,8%. L'encours global au 31 décembre s'est établi à un peu plus de 3 milliards de DH.

    Eqdom a constitué en 1998 une provision pour investissement de 5,3 millions de DH relative à la construction de son nouveau siège qui doit être bientôt opérationnel.Pour l'exercice 1998, la société a procédé au renforcement de sa politique de provisionnement des créances en souffrance. Le taux de couverture de ce type de créances est passé à 69,41% contre 58,56% un an auparavant. Parallèlement, et pour accompagner sa conquête de nouveaux clients, éventuellement plus risqués, Eqdom a engagé un programme d'installation de grilles de scoring qui sera opérationnel à partir de l'an 2000. Par ailleurs, la qualité du portefeuille de la société lui vaut toutes les bonnes grâces des financiers. Eqdom a eu le mérite d'avoir volontairement sollicité une notation. En effet, la société Maghreb Rating, filiale de l'agence de notation internationale Fitch-IBCA et représentée par Finaccess lui a attribué les notes F2 à court terme et A à long terme, cautionnant ainsi la crédibilité et la solvabilité de l'entreprise.

    La société a donc entamé l'exercice 1999 avec sérénité. Mais au terme des six premiers mois, les résultats n'étaient pas au rendez-vous. Eqdom a annoncé un bénéfice semestriel de 61,8 millions de DH, en régression de 3% par rapport à la même période de 1998. Ce résultat est cependant à relativiser, puisque les recouvrements sont plus actifs au second semestre.

    Hanaâ FOULANI


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