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    Enseignement supérieur
    S’épanouir dans le para-universitaire

    Par L'Economiste | Edition N°:1798 Le 25/06/2004 | Partager

    . A côté des cours, des étudiants organisent des activités en tous genres. Chasse aux sponsors pour le financement“Chaque jour, je rencontre des problèmes. Mais je ne me décourage jamais: Tout est question d’organisation”. Youssef Idbelkhir, élève de troisième année de l’ESG (école supérieure de gestion) est sûr de lui. En tant que vice-président du BDE (bureau des étudiants), Youssef consacre la majeure partie de son temps libre, plusieurs heures par semaine, aux activités para-universitaires. Il gère avec le président les 19 membres du bureau ainsi que sept commissions qui regroupent chacune une trentaine de personnes. “Je le fais avec plaisir parce que j’apprends beaucoup et c’est mon but. J’apprends à travailler en équipe, à résoudre les problèmes. J’ai beaucoup de contacts et je développe mon réseau relationnel”, souligne-t-il. Toujours en contact avec les entreprises, il dit être au courant de beaucoup de choses et enrichit constamment sa connaissance du monde du travail. Avec l’équipe, il organise des manifestations sportives, culturelles ou ludiques. Prendre contact avec les gens, envoyer des mailings, se charger des relances téléphoniques, Youssef et ses camarades savent le faire. Ils savent aussi chercher des sponsors pour financer leurs manifestations (compétitions sportives interécoles, représentations théâtrales, journées ludiques dans des parcs de loisirs, voyages, soirées dansantes, journées portes ouvertes, séminaires...).Pour cela, ils ont appris à rédiger des dossiers de sponsoring, à prendre rendez-vous avec des responsables pour présenter leur demande. “Bien sûr, il faut oser et ce n’est pas toujours facile. Mais nous arrivons toujours à convaincre”, affirme Youssef. Et d’ajouter que le réseau de proches des étudiants est mis à contribution. Pour preuve, il y a une semaine jour pour jour, les étudiants ont remis un chèque à une association basée à Béni Mellal, qui cherchait des fonds pour construire une école en milieu rural. Et à cette occasion, ils ont organisé une petite cérémonie. Pour financer leurs activités, ils font appel aux entreprises, puisent dans le budget mis à leur disposition par le directeur de l’école mais utilisent aussi leur propre argent. Lorsque cela est possible, les étudiants collectent des fonds par le biais de leurs manifestations (soirées dansantes, représentations théâtrales, spectacles payants...). Comme les étudiants de l’ESG, ceux d’autres grandes écoles et instituts (publics ou privés) ont aussi leur BDE et leurs commissions ou ateliers spécialisés (communication, théâtre, musique, sport...). Chez HEM (Institut des hautes études de management), il existe même un atelier de dessin et de sculpture, pour les amateurs...L’école organise le 2 juillet prochain une “soirée de consécration des activités parapédagogiques”, où les spectacles seront donnés exclusivement par les étudiants de HEM eux-mêmes. Du chant, de la danse, de la musique et de l’humour sont au rendez-vous. Aux meilleurs, seront décernés des médailles et trophées. Le BDE de HEM organise aussi un voyage à Essaouira, à l’occasion du festival Gnaoua.A l’ISCAE (institut supérieur de commerce et d’administration des entreprises), le BDE organise chaque année le “carrefour du manager”, une manifestation de plusieurs jours, avec conférences quotidiennes et une soirée de clôture. Des iscaeistes ont créé ces dernières années six associations (dans l’environnement, l’échange culturel ...). L’AITEC (association des iscaeistes pour l’échange culturel) par exemple propose depuis six ans “les olympiades”, des compétitions sportives et culturelles (natation, échecs, monopoly...) où les étudiants de plusieurs autres grandes écoles sont invités pendant deux jours. Dans la plupart des écoles, les activités para-universitaires sont optionnelles et ne comptent pas dans l’évaluation finale de l’étudiant. Toutefois, à l’ESG par exemple, l’implication dans ces activités constitue un plus pris en compte par les enseignants. La non-participation à ces activités ne les pénalise pas. L’ESCA (école supérieure de commerce et des affaires) pour sa part a décidé d’en faire une discipline comptant dans l’évaluation globale. Dès l’année prochaine, la participation aux activités parascolaires et la réalisation d’un ou plusieurs projets sera obligatoire pour ses étudiants, qui seront notés, nous confie le directeur de l’école. Et ce sera pour leur plus grand bien.


    L’humanitaire a ses adeptes

    Mouad Raouhani est le président fondateur du Mouvement des volontaires iscaeistes pour l’éthique et la solidarité (Mouvs), une association toute jeune qui compte une quarantaine de membres. “Depuis mon plus jeune âge, je suis membre de plusieurs associations humanitaires car j’aime bien aider les démunis, en particulier les enfants. Dès que j’ai pu le faire, j’ai monté ma propre association et maintenant j’y consacre la majeure partie de mon temps libre”. Parmi les actions qu’il entreprend, la distribution de vêtements dans des orphelinats, la distribution de nourriture dans des hôpitaux...“Dernièrement, le Mouvs a organisé une journée ludique pour des enfants cancéreux. Nous les avons accueillis à l’ISCAE. Il y avait des clowns, de l’animation et des jeux, avec bien sûr un déjeuner pour eux”. Dans toutes les écoles que nous avons contactées, il existe des commissions chargées des œuvres sociales et humanitaires. Les étudiants qui le désirent mènent différentes actions de collecte de biens et d’argent pour les reverser à des associations de la société civile. Il arrive que toutes les recettes collectées à l’occasion de soirées payantes soient reversées à des associations humanitaires. Nadia BELKHAYAT

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