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    Dossiers

    Enseignement supérieur
    Affaire des diplômes délocalisés
    Premiers jugements en faveur de cinq fonctionnaires

    Par L'Economiste | Edition N°:1798 Le 25/06/2004 | Partager

    . C’est peut-être un début de solution pour ceux qui attendent la régularisationCinq fonctionnaires, détenteurs de masters délocalisés, viennent d’obtenir gain de cause devant les tribunaux. Désireux d’accéder à l’échelle 11, ces derniers s’étaient inscrits à des programmes de masters délocalisés dans des institutions privées. Leur diplôme en poche, ils s’attendaient logiquement à une régularisation de leur situation à l’instar de leurs collègues. Mais, à leur grande surprise, ils se voient signifier un refus. Motif invoqué: les diplômes délocalisés ne sont pas reconnus par l’Etat. Aujourd’hui, ils sont plus d’une centaine d’agents de l’Etat concernés par cette affaire. S’y ajoutent, quatre nouvelles recrues à la DGI qui n’ont pas perçu leurs salaires depuis plus d’un an. Leurs dossiers ont été bloqués au CED pour le même motif (voir nos articles, www.leconomiste.com). Dorénavant, pour être promu dans la Fonction publique, un fonctionnaire doit démontrer, preuves à l’appui, qu’il s’est bien déplacé à l’étranger pour suivre ses études. “S’il les fait en tant que clandestin, il ne pourra jamais prouver la provenance de son diplôme,” fait remarquer le responsable d’un groupe de formation privé. “Je considère que c’est un abus de pouvoir,” poursuit-il. Pour lui, ce qui importe réellement ce n’est pas la reconnaissance de l’Etat, mais celle du marché et des entreprises. “Je pense que le gouvernement, au lieu de prendre le taureau par les cornes, est en train de régler le problème à coup de notes, de circulaires…” s’insurge un autre opérateur privé. Rappelons qu’en 2001, une circulaire de Zerouali, alors ministre de l’Enseignement supérieur, avait interdit les diplômes étrangers préparés au Maroc, communément appelés diplômes délocalisés. Suite au tollé général, un moratoire de deux ans, jusqu’à fin 2003, a été accordé aux écoles privées avant d’arrêter ce type de diplômes. Loin de les dissuader, cette décision semble avoir exacerbé le mouvement de délocalisation. Les masters étrangers se sont multipliés avant et au-delà du délai fixé. . Double diplômationEt le dernier arrêté en date du ministère de la Modernisation des secteurs publics, paru au Bulletin Officiel du 22 janvier 2004, a même retiré la “maîtrise ès sciences”, délivrée par les universités canadiennes de la liste des diplômes donnant accès au poste d’administrateur (échelle 11).Entre-temps, l’appellation master est devenue une exclusivité de l’Etat en vertu d’une circulaire de Alioua datant d’avril 2003. Les établissements privés ne peuvent donc plus délivrer ni master (avec toutes ses déclinaisons Mastère, Mastaire), ni MBA. Pour contourner ce nouvel obstacle, des instituts recourent à la double diplômation (voire la triple diplômation) qui leur permet de délivrer un diplôme de cycle supérieur, reconnu par l’Etat marocain. Théoriquement, les titres et diplômes, dont les appellations appartiennent à l’Etat peuvent, sur accréditation, être délivrés par des écoles privées, mais il n’en est rien sur le terrain. “Ce problème ne peut être résolu qu’avec la mise en place du comité national, prévu par la charte d’éducation, qui donnera les accréditations aux établissements privés et pourquoi pas publics,” affirme un professionnel. Avec le cafouillage qui règne, ce sont évidemment les étudiants et leurs parents qui en font les frais. Mal informés ou désinformés, ils se retrouvent parfois devant un choix difficile. Aziza EL AFFAS

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