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    Dossiers

    Enseignement supérieur
    Difficile de stimuler la demande dans le privé

    Par L'Economiste | Edition N°:1798 Le 25/06/2004 | Partager

    . Le secteur attend des mesures concrètes . Il compte aujourd’hui 117 établissementsLes inscriptions dans l’enseignement supérieur privé ont chuté de près de 3% (2,82%) en 2003-2004. L’engouement que suscitait ce système auprès des étudiants et de leurs parents commencerait-il à s’estomper ? Est-ce provisoire? Ou est-ce le signe d’une crise plus profonde que traverse le système d’enseignement supérieur privé (ESP)? Difficile à dire. D’autant que l’année dernière, les écoles supérieures privées ont accueilli quelque 5.335 nouveaux inscrits, soit une augmentation de 7,3% par rapport à la rentrée 2001-2002. En tout cas, les opérateurs sont confiants dans l’avenir de ce secteur dont la qualité, disent-ils, ne fait que s’affirmer. Mais selon Abderrahmane Lahlou, PDG du groupe SEGEPEC, cet avenir est tributaire de décisions capitales dont notamment la mise en application du système d’accréditation des écoles. «Celui-ci va permettre de distinguer les structures d’enseignement de qualité de celles qui fonctionnent à l’à-peu-près», souligne-t-il. En attendant, le secteur de l’ESP s’enrichit d’année en année de nouveaux établissements qui rivalisent d’ingéniosité pour séduire les candidats. Aussi, de nouvelles filières plus originales les unes que les autres voient-elles le jour (distribution, manipulateur en radiologie…). Sans oublier, l’offre d’études de business ou de génie informatique entièrement dispensées en anglais. Ainsi en 2002-2003 et 2003-2004, 10 nouvelles écoles ont vu le jour (5 à Casablanca, 2 à Marrakech, 1 à Agadir, Tétouan et Rabat). Ce qui porte le nombre des établissements privés de 107 l’année dernière à 117 en 2003-2004 avec une capacité globale de 26.628 places. Ceux-ci ont accueilli quelque 17.483 étudiants contre 15.483 en 2002-2003, soit une augmentation de 13,41% (15,3% en 2001-2002). Comme d’habitude, c’est dans les villes de Casablanca et Rabat que se concentre l’essentiel de ces écoles avec respectivement 53 (48 en 2003) et 25 (24 en 2003). Fès, qui vient en troisième position, n’en compte toujours que 8 contre 7 pour Marrakech. Des établissements se créent mais la demande ne suit pas vraiment. En l’absence de mesures incitatives, les tarifs pratiqués dans le système privé sont jugés dissuasifs par nombre d’étudiants et de parents. Pour stimuler le marché, les professionnels attendent la mise en place du fameux fonds de garantie prévu par la Charte de l’Education nationale sur lequel ils fondent de grands espoir pour solvabiliser la demande et, partant, booster les inscriptions. «Cette mesure permettra de dynamiser le secteur en offrant des prêts études attrayants et réels», indique Lahlou. Mais elle n’est pas la seule. Une autre alternative consisterait dans la réduction de l’IGR des parents et bénéficiaires pour mieux les inciter à fréquenter les établissements d’enseignement supérieur privé.


    Un enseignant pour 6 étudiants

    Côté résultats, l’enseignement supérieur privé affiche de bons scores. A l’issue de l’année universitaire 2002-2003, l’effectif des diplômés (formation initiale) a été de 2.889 contre 2.395 en juin 2002, soit une augmentation de 20,63%. Des résultats qui pourraient trouver en partie leur explication dans la qualité de l’encadrement. A noter que l’enseignement supérieur privé tourne avec un staff global de 2.698 personnes dont 288 enseignants permanents (212 l’année précédente) et 2.410 vacataires. Soit une moyenne de 6 étudiants par enseignant. En revanche, le cycle supérieur enregistre une régression au niveau du taux de réussite: - 26,32% avec 361 diplômés en 2003 contre 490 en 2002 et 448 en 2001. K.E.H

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