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    Economie Internationale

    En dépit de risques inflationnistes : Les Américains prennent goût à la croissance

    Par L'Economiste | Edition N°:164 Le 26/01/1995 | Partager

    En tombant à 5,4% en décembre, son plus bas niveau depuis quatre ans, le taux de chômage atteste de la vitalité de l'économie américaine. En 1994, la croissance du PIB à dépassé 4%, soit son plus haut niveau depuis dix ans. Outre la création de 3,5 millions d'emplois l'année dernière et l'utilisation de l'outil industriel à plus de 84% de ses capacités, cette vigueur est repérable à plusieurs niveaux et particulièrement dans l'industrie automobile.

    Ainsi, les constructeurs ont vu leurs ventes progresser de 8,6% à 15,3% millions d'unités (voitures particulières et utilitaires). Pour faire face à la demande, les constructeurs américains ont multiplié les heures de travail et les équipes supplémentaires. N'étant pas parvenus à suivre comme ils le souhaitaient la hausse du marché, ils ont dû céder du terrain aux Japonais et, dans une moindre mesure, aux Européens.

    Pour les usines de montage, 1995 a de fortes chance d'être également mouvementée puisque les experts tablent sur une excellente année. Les ventes pourraient en effet pulvériser le record de 16,3 millions d'unités enregistré en 1986, indique l'hebdomadaire Le Nouvel Economiste.

    La bonne santé de l'économie américaine continue toutefois d'inquiéter les responsables de la politique monétaire. Les risques de surchauffe sont réels, estime un expert européen des Etats-Unis. Pour l'éviter, "il faudrait, selon lui, revenir à une croissance voisine de 2%".

    A ce jour, et tel qu'indiqué par l'hebdomadaire, aucune résurgence d'inflation n'est visible.

    Les prix à la production ont augmenté de 1,7% et ce, malgré une hausse des cours des matières premières comme le verre, l'acier, le coton ou le caoutchouc.

    Les prix à la consommation se sont accrus, eux, de 2,6% Avec l'euphorie des consommateurs, dont l'indice de confiance a atteint en décembre son plus haut niveau depuis quatre ans et demi, un dérapage n'est pas écarté.

    En 1994, les Américains ont consommé l'équivalent de 1.400 milliards de Dollars (1 $US = 8,95 DH), contre 1.200 milliards en 1991. Au cours de l'été dernier, les ménages ont emprunté 100 milliards de Dollars pour un total d'achats de 250 milliards. Pourtant, le crédit coûte plus cher après le resserrement des taux de la Réserve Fédérale (Fed). C'est que "la remontée des taux n'est pas encore ressentie par le consommateur final", explique le directeur général de Chrysler.

    Grâce à "la conjonction d'une sous-évaluation du Dollar par l'administration américaine et d'une faible progression des coûts salariaux (1% contre 3% en Europe et au Japon), "les Etats-Unis se sont avérés "hautement compétitifs", souligne l'économiste en chef de Morgan Stanley. Si un ouvrier américain coûte 100 à son employeur, rapporte la Nouvel Economiste, un ouvrier Français revient à 125, un Japonais à 138 et un Allemand à 160.

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