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    Economie Internationale

    Monnaie unique européenne : Des experts préconisent une approche progressive

    Par L'Economiste | Edition N°:164 Le 26/01/1995 | Partager

    La monnaie unique européenne ne relèverait plus de l'abstraction. C'est en tout cas le message qui se dégage du rapport intérimaire rendu public le 20 janvier à Bruxelles par le groupe d'experts constitué en mai 1994 par la Commission européenne pour examiner les questions pratiques de l'Europe monétaire. Ce groupe d'experts préconise un remplacement progressif des monnaies nationales par l'Ecu. Il se prononce en effet pour une approche en deux étapes, mais courtes pour éviter entre autres le surcoût d'une double comptabilité.

    Si l'Union économique et monétaire entre en vigueur en 1997, "le coût sera plus élevé", estiment ces experts.

    Les discussions menées le 5 décembre 1994 par les ministres de l'Economie et des Finances au "Conseil Ecofin" à Bruxelles avaient laissé planer le doute sur l'entrée en vigueur de l'Europe monétaire le 1er janvier 1997. A ce croire le président de la Bundesbank, la banque centrale allemande, et le président de l'institut Monétaire Européen (IME), les Quinze ne seraient pas prêts pour le 1er janvier 1997. Il faudrait donc attendre le 1er janvier 1999, qui constitue la seconde échéance arrêtée par Maastricht.

    Les pays de l'Union Européenne qui souhaitent intégrer le noyau dur de l'Europe monétaire doivent réintégrer le SME (Système Monétaire Européen) s'ils en sont sorties ou ne pas s'en détacher s'il en font déjà partie. Le traité de Maastricht dispose en effet que toute monnaie nationale doit avoir appartenu au SME pendant deux ans au moins. En vertu de ce texte, le passage à la monnaie unique n'est possible que si une majorité de pays, soit huit sur les quinze que compte désormais l'UE, répondent à ce critère . L'Italie, qui a quitté le SME en septembre 1992, avait évoqué en décembre dernier sa réintégration.

    Des experts estiment que la lire est tellement sous-évaluée que son retour dans le Système ne présenterait pas de grand risque.

    Le Grande-Bretagne, dont la monnaie est également sortie du SME en septembre 1992, n'a toujours pas fait connaître sa décision.

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