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Emploi et Carrière
Formation/Logistique: Bruxelles Région offre son expertise

Par L'Economiste | Edition N°:2917 Le 08/12/2008 | Partager

. La capitale belge entretient un partenariat public- privé de référence. En face de besoins immenses, le Maroc cherche un modèle efficace . Du cariste au gestionnaire d’entrepôt, que d’opportunités!Transformer la proximité géographique avec le pays en proximité économique, tel est le défi que doit relever le Maroc afin d’attirer les investissements. Et pour être attractif, il faut être compétitif. Une compétitivité qui, selon la Banque mondiale, est encore fortement handicapée par une logistique peu performante. Le Maroc ne tire pas assez parti de son voisinage avec la plus grande région économique du monde. Cet avantage n’a de sens que s’il est en mesure d’acheminer ses marchandises de manière sûre et efficace ainsi que d’assurer une livraison sans retards. La logistique est créatrice de valeur ajoutée. Elle pourrait dynamiser l’économie nationale en faisant apparaître de nouveaux services indispensables aux multinationales. Or ces nouveaux services demandent des ressources humaines qualifiées. D’où la nécessité de la formation. Cette dernière est de loin le maillon faible de la logistique, notamment portuaire. La problématique a été soulevée dans un séminaire organisé par la Chambre de commerce belgo-luxembourgeoise au Maroc (CCBLM) le 2 décembre dernier. S’il est vrai que le Maroc vise à réduire le coût de la logistique comme l’a souligné le ministre du Transport et de l’Equipement, Karim Ghellab, dans son message adressé aux séminaristes, il n’en reste pas moins que l’engagement du secteur aussi bien public que privé dans la formation n’est pas encore concluant, même si l’effort de l’OFPPT est remarquable. A cela s’ajoutent les orientations des formations. «Une formation ne s’improvise pas, il faut des études au préalable qui font ressortir les besoins des entreprises», rappelle Ahmed Lotfi, directeur de l’Institut de formation portuaire. Cependant, en l’absence d’un référentiel de compétences ou de métiers, la tâche reste difficile. Mais là il faut signaler que les entreprises, pour la plupart, ne sont pas prêtes pour cet exercice. A titre d’exemple, la tentative du programme Meda 2 pour établir des fiches métiers dans le tourisme a été un fiasco. Actuellement de plus en plus d’universités créent des masters en logistique. Ce qui est bien. Et s’il est vrai que le secteur a un fort besoin en cadres, il a aussi, et de manière plus pressente, besoin de main-d’œuvre qualifiée (cariste, peseur…). «Les temps ont changé et l’évolution technologique impose un certain savoir. C’est le cas du profil du conducteur d’engin qui n’est plus celui des années 1980», explique Lotfi qui insiste sur la nécessité de la mise à niveau de l’élément humain. La dévalorisation des métiers sur lesquels les formations peuvent déboucher est un autre problème qu’il faut prendre en considération. Les Belges étaient présents en force au séminaire pour parler et de leur expertise et nouer des conventions de collaboration avec le Maroc.Premier point intéressant: le projet du Centre de référence transport et logistique (IRIS TL) à Bruxelles. Ce centre est le fruit d’une synergie entre les secteurs privé et public. Une idée qui pourrait inspirer les Marocains au lieu que les deux parties (public et privé) se rejettent les responsabilités. Le centre a pour objectif d’accroître les opportunités d’emploi des Bruxellois dans les métiers logistiques et du transport en veillant à l’adéquation emploi-formation. «Nous ciblons les demandeurs d’emploi, les travailleurs, les enseignants et les formateurs ainsi que les élèves, dans le cadre de formations (de courte ou de longue durée) ou de stages», explique Brigitte Grouwels, secrétaire d’Etat à la Région Bruxelles-Capitale, chargée de la fonction publique et du port de Bruxelles. Cette dernière ajoute que pour certaines formations il est souhaitable que la durée soit écourtée dans la mesure où les jeunes se lassent rapidement.


Centre de référence

Le centre est situé à l’intérieur du port de Bruxelles, ce qui lui confère une proximité avec les professionnels. Il cible plusieurs catégories: les demandeurs d’emploi, les élèves, les travailleurs et les formateurs. Pour le premier il s’agit de faciliter de nouvelles formations ainsi que l’insertion dans les entreprises (près de 360 heures). Pour les travailleurs, il s’agit de faciliter l’organisation de la formation continue (formation courte de 8 à 16 heures par semaine). Cette dernière, rappelons-le, n’a pas eu de succès auprès des entreprises marocaines, notamment dans le cadre des Contrats spéciaux de formation (CSF) suite aux retards qu’accusent les remboursements. Quant aux élèves, le centre s’adresse à ceux de l’enseignement secondaire tout en assurant la coordination des stages en entreprise. Il permettra, puisqu’il y a collaboration entre professionnels et secteur public, d’élaborer et mettre à jour une cartographie des fonctions. Il devra aussi identifier les carences en matière de qualification et de personnel. Mieux encore, le centre est bien équipé, (charriots élévateurs frontaux, charriots élévateurs à mât rétractable, gerbeurs. transpalettes. réparateurs de commande… Chose qui fait défaut aux centres marocains. Jalal BAAZI

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