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Emploi et Carrière
L’ascenseur social des émigrés se trouve à l’université

Par L'Economiste | Edition N°:2917 Le 08/12/2008 | Partager

. Rapport de l’OCDE sur l’enseignement supérieur en 2030. L’immigration choisie ne suffira pas à améliorer la compétitivité «Il est absolument prioritaire pour l’avenir de l’enseignement supérieur dans les pays de l’OCDE de répondre à la nécessité d’accroître le niveau d’études générales des immigrés et de leurs enfants». L’accès aux études supérieures est l’un des leviers de l’intégration. C’est un des principaux constats relevés par l’OCDE dans son rapport sur l’enseignement à l’horizon 2030 publié le 3 décembre dernier. De nombreux pays craignent que les changements démographiques n’induisent une réduction importante de la taille de leurs systèmes d’enseignement supérieur. Ce qui aurait des implications pour leurs ressources humaines et leur compétitivité. Or, étant donné que les migrations se sont accrues dans les décennies passées et se poursuivront durant les prochaines, le rapport souligne qu’il est probable que les immigrés représenteront dans le futur une plus grande part de la population et des actifs dans les pays de l’OCDE.

Sciences Po, HEC s’ouvrent aux banlieues
«Les immigrés constituent en général le groupe de population qui augmente au rythme le plus rapide dans nombre de pays industrialisés. Les travailleurs immigrés représenteront entre un tiers et la moitié de la progression de l’effectif total de la population active nationale aux États-Unis d’ici à 2030», note le rapport. Ce qui veut dire que l’activité économique sera de plus en plus tributaire des compétences des immigrés et de leurs enfants. C’est la raison pour laquelle l’OCDE recommande la mise en œuvre de politiques pour aider cette population à remplir les conditions d’accès à l’enseignement supérieur. Le rapport conseille d’encourager la scolarisation des immigrés dans l’enseignement supérieur, y compris dans les établissements les plus sélectifs et de se fixer comme objectif de les aider à aller au terme de leurs études, le renforcement du suivi statistique des filières d’études et des résultats scolaires des immigrés et de leurs enfants. En France par exemple, des mesures sont prises pour faciliter l’accès des enfants d’immigrés aux écoles supérieures les plus prestigieuses dont Sciences Po et HEC par des voies parallèles. Cette ouverture est considérée comme un facteur déterminant de cohésion et d’intégration sociale. Les experts estiment que la transition vers l’économie du savoir est en cours. Les pays de l’OCDE vont donc avoir besoin d’une population active hautement qualifiée, et ayant donc suivi des études supérieures. Il est impératif que les habitants atteignent des niveaux de formation élevés et acquièrent les compétences nécessaires afin de devenir des agents du changement économique et social. «On ne saurait répondre à ces exigences en se bornant à faciliter l’immigration de personnes hautement qualifiées et il faudra aussi qu’un plus grand nombre d’immigrés et de leurs enfants soient scolarisés dans le supérieur et en sortent diplômés», note le rapport. Or le constat est que la situation des personnes nées à l’étranger et de leurs enfants est moins favorable que celle des autochtones. L’inégalité d’accès des immigrés et de leurs enfants à l’enseignement supérieur par rapport aux autochtones crée un cercle vicieux qui pourrait soulever d’autres problèmes pour les sociétés concernées.
Tel père, tel fils
A côté de la perte de certaines retombées positives de l’éducation sur la société, l’une des conséquences préjudiciables est le risque de marginalisation de ce groupe. Car l’instruction, et en particulier l’enseignement supérieur, constitue souvent une des conditions qui permet aux immigrés et à leurs enfants de monter dans l’échelle sociale. Car en règle générale, ils ne disposent pas du capital social qui pourrait leur permettre de le faire autrement. L’OCDE souligne que le niveau de formation et la situation socioéconomique des parents comptent dans la réussite des enfants. Ceux dont les parents sont immigrés sont plutôt mal armés pour améliorer sensiblement leur position sociale. Dans un souci de cohésion sociale dans des démocraties fondées sur le mérite, il importe que l’accès des divers groupes de la société aux différents emplois ne présente pas un trop grand déséquilibre. «Le fait de pouvoir associer une population immigrée donnée à une faible position sociale peut générer des préjugés et des stéréotypes négatifs au sujet de cette population et aggraver ses difficultés d’intégration au fil des ans, car ces préjugés deviennent omniprésents, y compris sur le marché du travail », indique le rapport. La tâche pourrait être facilitée par les prédispositions des élèves immigrés. Ces derniers sont en général motivés et ont des attitudes positives à l’égard de l’école et aussi de grandes attentes au sujet de leur niveau de formation future. Leurs parents pourraient être également dans les mêmes dispositions. Ce goût pour les études pourrait donc contribuer à améliorer les performances scolaires de ces élèves. En revanche, le décalage entre leurs attentes et la réalité de leurs sous-performances risque de faire naître chez eux un sentiment de déception et de frustration, et de les faire douter des principes d’équité de la société dans laquelle ils vivent.K. M.

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