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    Par L'Economiste | Edition N°:2580 Le 31/07/2007 | Partager

    L’ANPE et l’organisme d’indemnisation des chômeurs fusionnent La fusion, souhaitée par Nicolas Sarkozy, entre l’ANPE (place les demandeurs d’emplois) et l’Unedic (assure l’indemnisation des demandeurs d’emplois) suscite beaucoup d’interrogations. Même si elle est bien engagée, elle ne devrait être effective qu’à moyen terme (en 2009 ou 2010), une fois que les négociations sur la réforme du marché du travail entre syndicats et patronat aboutissent. De plus, les partenaires sociaux désirent conserver le contrôle des conventions Unedic. Celles-ci déterminent le montant des cotisations chômage et des allocations. En d’autres termes, les 28 milliards d’euros (300 milliards de dirhams) de cotisations des entreprises et salariés ne seraient pas empochés par l’Etat. Reste à déterminer quelle structure créer? Deux hypothèses sont avancées: soit un établissement public administratif qui donnerait une place non négligeable aux syndicats en termes de gestion, même si l’Etat garderait le réel pouvoir. Soit une structure plus autonome où le patronat et les partenaires sociaux seraient les principaux acteurs dans la gestion. Autre point noir, le statut des agents. Ceux de l’ANPE compte des fonctionnaires, alors l’Unedic emploie des salariés de droit commun.■ Un revenu garanti pour les démunis Les sénateurs se concertent au sujet du revenu de solidarité active proposé par le gouvernement Fillion. Ce projet vise à inciter les détenteurs des minima sociaux (RMI, API) à retrouver de l’emploi et de fait améliorer les conditions des travailleurs pauvres. Financé par l’Etat et par les conseils régionaux (25 millions d’euros pendant 3 ans), cette rémunération devrait assurer un revenu garanti. Il ne peut pas être inférieur au RMI. L’objectif est d’atteindre 3.500 RMIstes. Quelque 90.000 bénéficiaires potentiels pourraient être visés par ces expérimentations. Reste à faire adhérer les entreprises.■ Soupçons sur les mesures fiscales de l’étéLe projet de loi travail, emploi et pouvoir d’achat (Tepa) portant entre autres sur la déduction des intérêts d’emprunt sur la résidence principale, la défiscalisation des heures supplémentaires et le bouclier fiscal à 50% des revenus suscite beaucoup de remous chez les écononomistes. Pour le gouvernement, ce texte devrait «booster» l’économie française. Le Bipe, bureau d’études économiques, s’interroge sur la nécessité de cette relance. Il conclut que ce dispositif permettrait un accroissement de 0,4 point de la croissance. Mais cela sera gommé par une hausse de l’inflation de plus de 2% en 2008. Certes, les ménages bénéficieraient d’un transfert de 14 milliards d’euros. Pour les observateurs, ce paquet fiscal sert de leurre pour faciliter l’adoption de réformes lourdes qui seraient lancées en septembre.■ Le projet d’autonomie des facs est sur les railsLe projet de loi sur l’autonomie des universités, prévoyant l’accession à l’autonomie de toutes les facs dans les 5 années à venir, aurait du être approuvé la semaine dernière. Critiqué pour l’insuffisance des moyens qui lui sont alloués, la réforme n’a subi aucun changement majeur, mis à part le rétablissement du mode d’élection des présidents d’université. La possibilité à des personnes extérieures de participer aux élections du président a été supprimée.■ Du temps libre plutôt que des euros Cinq millions de fonctionnaires seront concernés par la mesure «heures sup» au 1er octobre prochain. Les heures supplémentaires coûtent actuellement 1,1 milliard à l’Etat. Ce montant est à mettre en compte des enseignants, en grande majorité (950 millions). La faible proportion des fonctionnaires (des officiers de police) ayant recours aux heures supplémentaires s’explique par le fait qu’ils préfèrent des compensations en temps libre compte tenu des 35 heures. Pour le gouvernement, l’exonération d’impôt sur le revenu et l’allégement des charges sociales, prévues dans le Tepa, inciteront les fonctionnaires à recourir aux heures supplémentaires.■ Crise de la valeur travail et implication des cadresLe laboratoire de recherche du groupe Adecco (Lab’Ho) a tenté d’appréhender le degré d’implication des cadres dans l’entreprise. Le laboratoire a mené une enquête sur d’anciens cadres qui ont décidé de se reconvertir en consultant, dirigeant de TPE, enseignant ou mère au foyer. À un âge (40 ans) où il devient urgent de réussir sa vie, l’entreprise les renvoie souvent à une perte de sens. Ils se sentent limités par des décisions qui leur paraissent parfois arbitraires et des perspectives floues et lointaines. Cette enquête met en lumière les carences des grandes entreprises en matière de fidélisation de leurs cadres, mais au-delà, c’est le manque de motivation des employés en interne qui est mis en exergue. Sans définir de ligne de conduite, cette étude présente de nombreux témoignages qui peuvent donner des pistes de réflexion aux DRH. (Entreprises & Carrières)■ Travail, santé et suicide Dans un entretien accordé à «Aujourd’hui en France», Annie Thebaud-Mony, sociologue, chercheuse à l’Inserm, estime que nous sommes entrés «dans une organisation du travail défavorable pour la santé des salariés». Les objectifs irréalisables, imposés par le management, placent le salarié dans une contradiction croissante «entre ce qu’il peut réellement faire et ce qui lui est demandé». Le spécialiste intervient dans le débat qui traverse la France suite à la série de suicides dans les usines de montages de PSA à Mulhouse. Les pressions exercées ensuite peuvent conduire jusqu’au suicide. En outre, le seul souci étant le dividende des actionnaires, le droit syndical est remis en cause alors que seules des sanctions pénales contre les entreprises seraient efficaces. Les médecins, les syndicats et les chercheurs mettent en cause les nouvelles techniques de management apparues dans les années 1990. Encore très insuffisantes, de nouvelles méthodes de prévention se mettent en place dans les entreprises, avec notamment des observatoires internes, des numéros verts pour les salariés en détresse ou des séances collectives ou individuelles de lutte contre le stress.(Aujourd’hui en France)■ Météo très favorable pour l’emploi des cadresSelon la dernière enquête trimestrielle de l’Apec, l’emploi des cadres est sur une bonne tendance. Sur les trois derniers mois, 54 % des entreprises de plus de 100 salariés ont embauché au moins un cadre. Premier recruteur de cadres, le secteur du conseil est en léger recul, de 79 à 76 %. L’industrie-BTP présente son meilleur taux depuis 5 ans, avec 58 % d’entreprises ayant recruté un cadre. Les embauches atteignent 41 % dans le commerce (en repli de 7 points) et 63 % dans la banque-assurance (stable). Les jeunes cadres, ayant un à cinq ans d’expérience, sont les plus prisés, alors que l’emploi des personnels plus chevronnés s’avère moindre que prévu. À l’exception des postes de direction générale et de production, l’ensemble des offres Apec sont en hausse, avec un bond notable de 53 % dans les ressources humaines. Pour le trimestre à venir, les perspectives restent bonnes : plus de la moitié des entreprises envisagent à la fois des remplacements de cadres et des créations de postes. (La Tribune)■ La fiche de paie patrons français toujours bien garnie L’Insee a dressé un état des lieux des rémunérations des patrons d’entreprises françaises. Il en ressort que les dirigeants de PME sont moins bien lotis que ceux de grandes entreprises, l’écart ayant même tendance à se creuser. En 2005, le salaire annuel d’un PDG d’une moyenne-grande entreprise (+ de 50 salariés) s’élève à 127.400 euros nets (soit 10.616 euros par mois) contre 43.300 euros annuels pour les dirigeants d’entreprises de plus petite taille (soit 3.600 euros mensuel, équivalant au salaire moyen perçu par un cadre du privé). Entre 1995 et 2005, le salaire moyen des patrons des moyennes-grandes entreprises a augmenté de 1,3 % par an, contre une progression annuelle de 0,2 % pour les cadres pendant cette décennie. A signaler aussi une différence de revenus de 42 % à l’avantage des patrons franciliens sur les autres, et de 28 % à l’avantage des patrons sur les patronnes. L’enquête révèle également que, dans 20% des cas (essentiellement dans la finance), le patron est moins bien payé que certains de ses salariés, bonus obligent. Même si l’Insee ne prend pas en compte tous les revenus du capital, à savoir les stock-options et l’intéressement. (La Tribune et Le Figaro économie)■ Travailler après la retraite De plus en plus de seniors diplômés souhaitent travailler au-delà de 60 ou 70 ans. À l’instar d’une pratique largement répandue en Amérique du Nord ou dans les pays scandinaves, la France découvre l’intérêt du travail après la retraite. Aujourd’hui interdite, la cumulation d’un salaire et d’une retraite devrait être bientôt autorisée sur l’Hexagone. En attendant, certains retraités créent des entreprises qui reçoivent leurs salaires, et se les reversent sous forme de dividendes. Mais ce sont surtout les entreprises qui sont intéressées par l’emploi des séniors. Dans certains secteurs, comme le BTP ou l’industrie, la crise des années 1990 a découragé les vocations, et les spécialistes diplômés sont aujourd’hui particulièrement difficile à recruter. Dans le nucléaire, on assiste à un même phénomène avec une plus grande acuité: au coup d’arrêt donné à l’atome, succède aujourd’hui une relance de la filière qui accroît de déficit de main-d’œuvre qualifiée. Une véritable révolution s’opère dans les esprits des chefs d’entreprises français. Plutôt que de chercher à mettre leurs cadres en préretraites, ils essaient de les convaincre de rester le plus longtemps possible. (Le Monde)

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