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Emploi & CarrièreLe Maroc, premier pourvoyeur de migrants dans l’OCDE

Par L'Economiste | Edition N°:2580 Le 31/07/2007 | Partager

. Contrairement aux subsahariens, les Marocains migrent plus vers l’Etranger qu’en intra régionLE Maroc est un champion africain de l’export des… migrants. C’est ce qu’affirme le rapport de l’OCDE sur les perspectives des migrations internationales dans sa dernière version. La plupart de ces émigrés partent pour des raisons économiques, la recherche d’un emploi ou pour améliorer leur situation professionnelle.En Europe notamment, le Maroc est le premier pays d’origine des Maghrébins. L’Espagne est tout particulièrement concernée. Le pays d’Alhambra a accueilli 70.000 Marocains en 2005. Ces derniers y sont de loin la première communauté immigrée. En fait, leur nombre a connu une ascension rapide et maintenue sur les deux décennies 1990 et 2000. Le même constat peut être formulé pour l’Italie. Sur les destinations plus classiques comme la France et la Belgique, le nombre des Marocains est resté stable. Mais, aux Pays-Bas, le flux annuel a été divisé par deux par rapport à ce qu’il était au début du 21e siècle. C’est un constat pour le moins curieux surtout que sur l’Allemagne et la Belgique, pays riverains, ces effectifs sont restés globalement inchangés. L’explication peut résider dans le durcissement de la politique d’immigration dans les Pays-Bas. Elle est devenue, en effet, extrêmement sélective. Les conditions du regroupement familial, première source de flux migratoires, ont été renforcées. Il faut ajouter à cela l’exacerbation du sentiment anti-étranger suite aux actions de violences à référentiel islamiste dont certains Marocains ont été les acteurs.De façon plus générale, les pays européens reçoivent plus d’émigrés du Maghreb que de l’Afrique subsaharienne. L’histoire pèse de tout son poids dans la destination des migrants. On va plus à l’ancien pays colonisateur: migration du Sénégal, du Mali ou de la Côte d’Ivoire en France, du Nigeria et du Ghana au Royaume-Uni ou de l’Angola et du Cap-Vert au Portugal.L’émigration africaine représente néanmoins une importante spécificité: Au Sud du Sahara l’émigration est essentiellement intrarégionale. L’Afrique de l’Ouest, par exemple, est une région où la mobilité intrarégionale est très forte. C’est le cas notamment des migrations de Guinée vers le Sénégal, du Ghana et du Niger vers le Nigeria, et du Burkina Faso et du Mali vers la Côte d’Ivoire. Ainsi, les migrations au départ de l’Afrique subsaharienne vers les pays développés sont minimes par rapport aux flux globaux. Mais, contrairement à ce qui se passe en Afrique de l’Ouest, en Afrique du Nord les migrations vers les pays développés l’emportent sur les flux intrarégionaux. Une autre preuve de la panne de l’UMA.


Tendances

AU-DELÀ de l’émigration classique vers l’ancien pays colonisateur, une diversification des pays de destination des migrants africains s’est amorcée ces dernières années. Les pays de l’Europe du Sud sont devenus des destinations attrayantes. Les facteurs de proximité géographique et des opportunités d’emploi y sont pour beaucoup. C’est ainsi que les flux en provenance du Sénégal et du Nigeria vers l’Espagne ont augmenté respectivement d’environ 25 et 15 % par an, en moyenne, au cours des cinq dernières années. En 2005, les effectifs d’immigrés de ces deux pays en Espagne ont atteint respectivement 5.700 et 5.300 individus. Quoique de moindre ampleur, les migrations du Sénégal vers l’Italie ont elles aussi augmenté.Les Africains émigrent aussi vers l’Amérique du Nord, en particulier ceux qui sont originaires de pays anglophones comme le Nigeria, le Ghana et le Kenya. Aux États-Unis, le nombre de personnes originaires d’Afrique ayant obtenu le statut de résident permanent légal a augmenté de 30 % en 2005, atteignant 85 000 personnes.Certains pays comme le Sénégal et la Mauritanie sont en train de devenir des régions de transit pour les migrants qui se rendent en Europe ou même en Amérique, selon l’OCDE. Les migrants en transit sont principalement des travailleurs, des réfugiés et des personnes déplacées par des conflits ou des crises climatiques.Nabil TAOUFIK

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