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Dossiers

Emploi & Carrière
Le BIT en promotion de la responsabilité sociale aux PME

Par L'Economiste | Edition N°:1905 Le 29/11/2004 | Partager

. Un programme de 1,5 million de DH destiné aux petites entreprises. Le Maroc et la Tunisie, deux premiers pays ciblesEt de deux. Après le projet sur le dialogue social (www.leconomiste.com) entérinant la reprise de ses activités au Maroc, le Bureau international du travail (BIT) lance un nouveau programme. Cette fois-ci, c’est la promotion de la responsabilité sociale des entreprises qui est visée. Un thème que la globalisation et l’interdépendance des économies ont remis à l’ordre du jour. En clair, il s’agit de renforcer l’adoption de bonnes pratiques et favoriser l’instauration de conditions décentes de travail dans les entreprises marocaines. Que dans les PME de confection et de sous-traitance textile, de composants électroniques, d’artisanat, les salariés bénéficient d’un «smig social». Dans ces activités tournées à l’export où la concurrence se focalise sur la minute de main-d’oeuvre directe, bien souvent les entreprises sont tentées de s’affranchir des lois sociales pour améliorer leur compétitivité. C’est à cela aussi que veut s’attaquer cette campagne. Ce n’est pas par hasard que son pilotage a été confié à l’Organisation internationale du travail (OIT).Le programme s’inscrit dans le cadre du Pacte mondial avec les Nations unies et du projet «Développement durable» financé par la Coopération italienne. A l’origine, c’est Bruxelles qui avait fait pression pour faire adopter par l’ONU la charte de responsabilité sociale après l’échec des discussions sur la fameuse norme sociale à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).. Un smig de normes socialesLa réalisation du programme couvre aussi l’Italie et des pays classés prioritaires par le gouvernement italien. Le Maroc et la Tunisie seront le point de départ. Doté d’un budget de 156.000 dollars, il s’adresse en particulier aux PME et s’étale sur 15 mois, d’octobre 2004 à décembre 2005. La durée pourra être prolongée (si le bailleur de fonds le souhaite). Mais à ce jour, les critères d’éligibilité ne sont pas encore arrêtés. Concrètement, les entreprises sélectionnées bénéficieront d’une assistance sur les procédures d’adhésion au Pacte mondial et l’intégration des principes de la responsabilité sociale. Autre objectif: faciliter la constitution d’un réseau d’entreprises, organisations syndicales, institutions, société civile et agences des Nations unies. Il s’agit ainsi d’encourager les échanges parmi les participants et d’inciter de nouvelles adhésions au Pacte mondial. Le programme arrive à point nommé, explique un juriste sous couvert d’anonymat en faisant référence aux dérives quotidiennement relevées dans le milieu du travail, où souvent la dimension sociale est ignorée. Et d’ajouter: «Espérons que de la sorte, les normes sociales passeront du stade de sujet de conférences pour devenir une réalité». Les entreprises marocaines n’ont plus le choix. Mondialisation oblige, quel que soit leur secteur d’activité, elles ne peuvent plus faire l’économie d’une mise à niveau sociale. Sur le marché global, on ne badine pas avec la dimension sociale. Un «smig» social est désormais requis par les grands donneurs d’ordre. Pour être qualifié sur la liste des sous-traitants, il faut répondre à une batterie de critères «sociaux». Les grandes marques d’articles de sport (mais pas seulement elles), craignant les conséquences de l’image désastreuse que renvoient les conditions de travail dans les ateliers de leurs sous-traitants, systématisent les audits de leurs fournisseurs. Selon une source proche du dossier, le projet du BIT est encore dans la phase conception. Pour l’heure, un comité de pilotage tripartite a été mis en place. Il a pour rôle d’assurer le suivi et le développement. C’est à lui qu’incombe aussi la charge de validation des programmes d’activité et des rapports d’étape. Pour déblayer le terrain, des missions d’experts du BIT se multiplient. Après celle de l’été dernier, la deuxième, conduite par Paola Pinoargotte, du département Entreprises multinationales du BIT, a eu lieu du 25 au 29 octobre. L’experte a consulté les partenaires au projet et discuté des modalités de sa mise en œuvre. Le projet adoptera une approche basée sur trois étapes. La première, d’octobre 2004 à décembre 2005, est consacrée à la sensibilisation et la diffusion du Pacte mondial, la déclaration sur les multinationales du BIT et les principes directeurs de l’OCDE. La phase de sensibilisation se fera par le développement d’un site Internet et la diffusion d’informations et l’échange d’expériences. Un état des lieux de la législation, de la responsabilité sociale d’entreprise et des relations professionnelles est également prévu.La deuxième phase du projet, qui s’étalera de janvier à juin 2005, sera, elle, consacrée, entre autres, à l’organisation de séminaires avec les syndicats et les représentants des entreprises italiennes sélectionnées (au moins trois) et de leurs fournisseurs marocains en vue de favoriser le développement de partenariats. Au cours de la troisième phase, juillet-décembre 2005, les formations se poursuivront ainsi que des études de cas de bonnes pratiques des entreprises participantes. Celles-ci seront diffusées sur le site Internet. Enfin, en fonction de la disponibilité de fonds, un voyage d’étude au centre BIT de Turin et à Rome est envisagé. Objectif: permettre aux représentants des partenaires du projet de recevoir les informations sur les instruments promus par le projet. Mais aussi rencontrer leurs homologues italiens participant déjà au Pacte mondial.


Des valeurs globales partagées

Un marché mondial plus équitable. C’est le credo du Pacte mondial des Nations unies lancé en juillet 2000. Celui-ci vise à obtenir l’adhésion des entreprises aux principes liés à la protection de l’environnement, aux réglementations du travail et aux droits de l’homme ainsi qu’à faire connaître sur le site Internet du Pacte mondial les exemples de bonnes pratiques qui démontrent leur adhésion à ces principes. L’idée est de faire en sorte que le marché global soit enraciné dans un réseau de valeurs partagées. Il s’agit en effet d’éviter les dérives de la mondialisation (concentration du pouvoir économique, disparités de revenus, instabilité sociale…) qui ont engendré des situations d’inégalité. Aujourd’hui, en effet, un cinquième de la population dépense moins d’un dollar par jour pour vivre. Pour leur part, les entreprises multinationales, acteurs principaux de la mondialisation, comptent pour un dixième du PIB mondial et un tiers des exportations mondiales. Khadija EL HASSANI

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