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L'actuaire, «Monsieur tout risque» de l’entreprise

Par L'Economiste | Edition N°:2237 Le 20/03/2006 | Partager

. A part l’assurance, les actuaires ont investi le monde des finances et de la banque. Ils veulent être considérés comme un corps de métier à part entièreC’est un métier aussi vieux que celui de l’assurance. L’actuariat est incontournable dans l’évaluation du risque tant en assurance vie qu’en assurance accidents et dommages. L’équilibre financier des entreprises d’assurances repose sur les calculs actuariels: tarification des produits et estimation des provisions techniques. Il est en quelque sorte le statisticien de l’assureur. Dans son travail, l’actuaire fait appel aux outils mathématiques de la statistique, du calcul des probabilités et de la théorie du risque. L’actuaire se fonde sur les chiffres et la rigueur scientifique. Il doit également faire preuve de beaucoup d’efficacité pour éviter les erreurs. «Nous créons des produits et nous faisons des études pour voir s’ils seront rentables. Les données avec lesquelles nous travaillons doivent donc être fiables», indique Hicham Amakrane, actuaire dans une compagnie d’assurances. Les actuaires sont souvent confrontés à des problèmes de données. A titre d’exemple, l’absence d’une table de mortalité marocaine gêne. Les actuaires sont donc obligés de recourir à une table française et les résultats des simulations réalisées ne sont pas toujours conformes à la réalité marocaine. Les régimes de prévoyance sociale et de retraite recourent également aux actuaires. Normal, puisqu’il faut régulièrement réaliser des études et simulations pour tester la viabilité des régimes. Déterminer les taux de cotisations adéquats et le niveau des prestations à servir est également du ressort de ces techniciens. C’est à eux qu’incombent le pilotage du régime en adaptant les bases techniques aux conditions démographiques et financières. Depuis quelques années, les actuaires ont également investi les secteurs de la banque et de la finance. Experts du risque, ils sont à ce titre appelés à évaluer les prix des produits. Ils peuvent intervenir dans la gestion de portefeuilles (actions et obligations) et dans la gestion actif-passif. Dans les bureaux d’études, ils sont amenés à expertiser le bilan des entreprises d’assurances, en particulier leur passif technique et les actifs correspondants. Dans d’autres pays, les grandes entreprises font appel à des actuaires pour définir leurs risques ou leurs engagements financiers. Ces « spécialistes» sont aujourd’hui en quête de reconnaissance en tant que corps de métier à part entière au même titre que toutes les professions libérales. C’est d’ailleurs un chantier auquel s’attelle l’association des actuaires du Maroc. «Nous sommes sur un projet qui permettra aux actuaires de certifier les provisions techniques au Maroc et à l’étranger et à terme, d’être reconnus en tant que corps de métier», révèle Mustapha Lebbar, président de l’Association marocaine des actuaires. Pour cela, l’Association est en contact avec l’Association internationale des actuaires et un plan de formation continue est en cours d’élaboration. Pour devenir actuaire, il faut avoir de bonnes aptitudes en mathématiques. Après le bac, le passage par les classes préparatoires est obligatoire avant de rejoindre l’Institut national des statistiques et de l’économie appliquée (INSEA). Le schéma est identique pour les actuaires diplômés de France ou de Belgique. Que ce soit dans le secteur privé ou public, les actuaires sont recrutés en tant qu’ingénieur d’Etat. Dans l’Administration, ils sont à l’échelle 11 alors que, dans le secteur privé, ils démarrent leur carrière dans l’encadrement moyen. La rémunération est variable. Un débutant peut démarrer avec un salaire allant de 8.000 à 10.000 dirhams. Par la suite, tout dépendra de la politique salariale de l’entreprise et de l’évolution de la personne. Ce qui est sûr, c’est que l’actuaire par l’acquisition de compétences peut s’inscrire dans une perspective positive d’évolution de carrière. Il peut même prétendre à des postes directoriaux. Certains actuaires arrivent à décrocher des postes stratégiques au sein de grands groupes d’assurances ou dans les banques. La multiplication des secteurs d’activité qui recourent à des actuaires constitue autant de débouchés professionnels: les banques, les caisses de retraite et les organismes de prévoyance. «Le marché est étroit puisqu’ils sont demandés dans des organismes particuliers et pour un nombre de postes réduits», affirme Mohammed El Otmani, directeur de LMS Organisation et Ressources Humaines. Mohammed Reyad, actuaire et conseiller auprès de la présidence d’Atlanta, reconnaît que ce créneau est porteur et recommande de ne pas «former des actuaires en masse de manière à éviter le chômage dans cette filière». Khadija MASMOUDI

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