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    Comment gérer unchef insupportable

    Par L'Economiste | Edition N°:2290 Le 05/06/2006 | Partager

    . Un climat pollué est la cause de plusieurs ruptures . Paranoïaque, narcissique ou autoritaire… le chef peut être managé N’avez-vous jamais eu à vous plaindre d’un patron insupportable qui vous mène la vie dure? L’incompatibilité d’humeur de beaucoup de cadres avec leur employeur serait une des causes de rupture. Un collaborateur qui ne peut gérer un boss «déchaîné» préfère claquer la porte plutôt que soumettre ses nerfs à rude épreuve et essayer de le «dompter». Des chef autoritaires, «paranoïaques», narcissiques ou simplement incompétents, on les trouve dans toutes les organisations. Mais comment gérer cette donne?La majorité des coachs conseille de garder la raison et d’essayer de manager son boss surtout si le poste de travail est avantageux. Selon Mohammed Nacir, de Coach Consulting, la meilleure approche pour gérer la souffrance au travail reste la négociation et le compromis. «Cette approche s’articule autour de la communication comme remède efficace dans un environnement comme le nôtre. Ceci nécessite tout d’abord un diagnostic de la situation, la définition du profil psychique du chef et l’élaboration d’une stratégie d’attaque», souligne Mohammed Nacir.Le coach énonce également trois autres manières de gérer ces conflits, mais ces solutions présentent des risques. La première option consiste à éviter tout affrontement avec son supérieur même s’il est invivable. La politique de l’autruche entraînera inévitablement un déséquilibre des forces. La deuxième approche qu’est la confrontation est courante chez les 25-35 ans, disposant d’une formation supérieure et souvent célibataires. Idem chez les profils à grande employabilité qui peuvent rebondir sur le marché sans difficulté. Au-delà de 35 ans, la victime, sujette à des pressions de la vie (charges familiales, engagement financier, etc.), hésite beaucoup plus avant d’entrer en conflit avec son patron. En troisième lieu, le recours à un arbitrage pour obtenir gain de cause. «Cette approche est considérée comme le dernier recours, vu les risques qu’elle comporte», explique-t-il.Faire appel aux techniques de gestion du stress et de développement personnel, peut aider à passer l’épreuve, explique Mohamed Lahmima, psycho-coach, directeur général d’Opco. Le phénomène est très courant dans les entreprises: «plusieurs personnes me remontent régulièrement des histoires désagréables». L’évolution de carrière est entre les mains de son supérieur hiérarchique. «Il faut établir une relation de confiance avec votre manager sans tomber dans la flatterie et faire preuve d’initiatives en proposant des idées», conseille un consultant. «Et si, malgré vos efforts, vos compétences ne sont pas estimées à leur juste valeur, ne perdez pas confiance et allez voir ailleurs», poursuit-il. Mener à bien sa carrière suppose une stratégie à long terme. Il faut développer une relation constructive, avec son supérieur, fondée sur un respect mutuel, des efforts de compréhension et la recherche de points de complémentarité. Si ces efforts n’aboutissent pas, il faut envisager un départ au lieu de rester à subir les foudres d’un chef tyrannique. Le fait de quitter une entreprise représente un nouveau départ pour une personne dont on n’a pas su apprécier les compétences. C’est un «cadeau» que l’employeur offre à la concurrence. A bon entendeur.


    Quelques recettes utiles

    En face d’un patron insupportable, plusieurs attitudes sont possibles. Voici quelques conseils pratiques pour vous aider à mieux vivre vos relations de travail.- Avec un patron autoritaire, «soyez très diplomate! Ne lui dites jamais non, même si son idée est objectivement mauvaise». Dites-lui oui mais prenez le temps de la réflexion. Vous en profiterez pour tout écrire: avantages, inconvénients, bilan chiffré de son projet, risques de sa décision afin de le confronter à la réalité. Puis revenez le voir et présentez un bilan coûts/avantages en glissant que, naturellement, la décision lui appartient. En principe, il appréciera que vous lui ayez évité de commettre une erreur... Laissez-lui toujours le dernier mot.- Si c’est un narcissique, attention à ne pas lui accorder un privilège si vous savez que vous ne pourrez pas le renouveler et aussi à ne pas vous poser en rival. La personnalité narcissique est ambitieuse, donc envieuse. Il faut respecter scrupuleusement les usages et les formes et n’attendre aucune gratitude ou réciprocité. Quand le patron est sincère, montrez que vous appréciez.- Si c’est un parano, dites-lui clairement ce que vous faites, pourquoi et comment. Plus il dispose d’informations claires et précises, moins cela donnera prise à interprétation. Il faut également respecter les formes et être très poli (il se froisse facilement) et maintenir un contact régulier, même informel. Et ce, afin qu’il n’interprète pas comme une prise de distance l’absence d’informations. Source: www.lentreprise.com Nadia DREF

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