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    Prendre la parole en public: Gare à l’improvisation!

    Par L'Economiste | Edition N°:2290 Le 05/06/2006 | Partager

    . Vaincre sa peur, bien se préparer, dormir tôt… quelques conseils utiles. Une bonne intervention, c’est comme une mini-jupe: elle doit être courte et couvrir l’essentielLes dirigeants et cadres sont de plus en plus sollicités pour prendre la parole en public. Et ce ne sont pas les occasions qui manquent: présentation des résultats, assemblée générale, réunion professionnelle, séminaire ou conférence, etc. Pour ne pas louper son «entrée en scène», et éviter d’être la risée de tous, l’orateur doit bien se préparer à l’avance. Exit l’improvisation, tout doit être bien travaillé en amont. En même temps qu’il prépare ses «slides» ou sa présentation, le speaker doit apprendre à gérer ses émotions, ses gestes, sa respiration. Et ce n’est pas le plus simple.Primo, il faut vaincre son trac. «Le trac est le meilleur allié de l’orateur, s’il sait en tirer profit. C’est un excellent moyen pour mobiliser son énergie et gagner en concentration avant une intervention en public. Mais à condition d’apprendre à le maîtriser», explique Abdelilah Jennane, directeur de l’Institut des Ressources humaines (Diorh). Mais ce n’est pas une mince affaire surtout pour une personne qui doit intervenir devant ses supérieurs, l’ensemble du personnel ou sollicitée en tant qu’expert dans un domaine donné. «Le plus drôle c’est qu’il nous arrive de trouver des personnes qui communiquent bien chez eux et médiocrement en entreprise et/ou l’inverse. Pourquoi? C’est le pouvoir», explique Bouchaïb Serhani, directeur de Gesper Services, spécialisé dans le conseil et organisation en GRH et auditeur social. Et d’ajouter: «Le pouvoir procure l’aisance et participe à la maîtrise du trac. Alors construisons-nous ce pouvoir, même virtuel, suggère l’expert». Autre conseil, il faut partir du principe que les auditeurs font a priori confiance à l’orateur puisqu’ils sont persuadés que celui-ci va leur apprendre des choses.Concrètement, il faut agir à plusieurs échelles. D’abord sur le plan psychologique, il faut se rassurer, vaincre sa peur et augmenter sa confiance en soi. Ceci pourra être consolidé par une bonne préparation de l’intervention, des notes et des supports éventuels. Et s’exercer deux jours (vous avez bien lu, deux jours) à l’avance pour gagner plus d’assurance. Sur le plan physique, un bon sommeil et une respiration profonde aident à garder sa concentration et à maîtriser son stress. «Rien de pire que de passer une nuit blanche pour préparer ses «slides» pour être incapable de les lire le lendemain sous l’effet de la fatigue», constate Abdelilah Jennane. La relaxation est le meilleur allié pour affronter un auditoire. «La veille au soir, prendre un bain chaud et se coucher assez tôt en essayant de ne pas penser à la communication du lendemain». C’est facile à dire et souvent difficile à réaliser, mais il faut y penser», reconnaît Bouchaïb Serhani.Le côté vestimentaire n’est pas à négliger. Les experts préconisent d’être à l’aise dans sa tenue: ni étouffer par une cravate trop serrée, ni en flottement dans un costume emprunté… Sur le plan alimentaire, il est conseillé de manger légèrement, pour éviter tous les désagréments d’une digestion pénible ou d’une somnolence accablante.Le jour J, avant d’affronter le public, il faut prendre possession des lieux et repérer quelques alliées dans la salle: des personnes qu’on connaît ou un visage souriant qui semble accueillir avec bienveillance ce que vous dites. La posture et la gestuelle, tout en restant naturel, aident à une bonne prise de parole. Il faut se tenir droit, ouvrir les bras et sourire car cela permet de se détendre et de se rendre sympathique auprès du public. . Chercher la complicité avec le publicNe pas oublier d’expirer pour décompresser vu que le sourire se construit sur l’expiration. Il est recommandé de regarder son public pour créer le lien et prendre appui sur lui tout en avançant vers lui pour se donner une bonne contenance. «Il faut interpeller du regard toute la salle ou toute l’assistance. Mais surtout pas dans une démarche d’affrontement ou de confrontation, mais plutôt dans un jeu de séduction ou en tout cas d’interactivité», souligne Adel-ilah Jennane. Il est important d’adopter un langage adapté à son auditoire et prévoir autant que possible des échanges avec les participants. L’objectif est de créer une certaine complicité avec le public. Un conseil, il faut retenir l’attention de l’auditoire sans l’ennuyer. D’abord, accrocher le regard des participants, il faut que chacun ait l’impression que vous lui parlez les yeux dans les yeux régulièrement. «Mais pas toujours le même pour ne pas le gêner. Si l’orateur maintient longtemps le regard d’un auditeur, il sortira perdant car soit ce regard soutenu va gêner l’auditeur, soit l’orateur tombera sur un dur qui va procéder à un bras de fer», explique Bouchaïb Serhani.La voix joue un rôle déterminant dans la séduction du public, notamment les changements de tons, de rythmes et d’intonations. Le niveau sonore, quant à lui, peut être réglé facilement avec un bon micro. Ensuite la forme et le fond du discours: éviter les développements trop longs ou trop décousus, utiliser l’humour, apporter quelques idées nouvelles ou quelques approches innovantes… Enfin la durée doit être réduite: «une bonne intervention c’est comme une mini-jupe. Pour être intéressante elle doit être courte mais couvrir l’essentiel», selon le directeur de l’IRH.«Eviter de tutoyer les auditeurs sauf si on s’adresse à un ami présent mais savoir passer du tutoiement au vouvoiement de façon automatique«


    Quelques bourdes à ne pas commettre

      - Eviter de se mettre dans un coin de la salle, de ne plus en bouger, de parler à voix basse et d’un ton monotone, en croisant les bras et en regardant au ciel. - Certains sujets tabous sont à proscrire, certaines postures désinvoltes également- Eviter de jouer au maître en faisant intervenir une tierce personne pour faire passer les «slides» l’une après l’autre. Vaut mieux s’équiper d’une télécommande et faire passer soi-même les planches.- Eviter de rester assis durant toute la présentation ou les commentaires.- Ne pas trop bouger, cela énerve et donnera l’impression que l’orateur est stressé.- Eviter d’interpeller quelqu’un dans l’auditoire en lui disant: «Eh, vous…» - Eviter de tutoyer les auditeurs sauf si on s’adresse à un ami présent mais savoir passer du tutoiement au vouvoiement de façon automatique.- S’abstenir de fumer pendant la présentation.Nadia DREF

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