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Affaires

El Haj: L’aéroport Mohammed V «assiégé»

Par L'Economiste | Edition N°:1930 Le 03/01/2005 | Partager

. De nombreuses familles s’agglutinent près des portes de l’aéroport . Youyous, tambours et grands moments d’émotionLarmes d’émotion, prières pour les proches et de longues étreintes: des scènes qui se produisent actuellement chaque jour à l’entrée de l’aérogare Sud de Nouasseur, en raison des départs vers les Lieux Saints. En cet après-midi du 30 décembre, de nombreuses familles entourent les pèlerins, tirés à quatre épingles pour aller à la «rencontre du Prophète». Ce sont les «stars» du moment. Habillée en blanc et les mains couvertes de henné, Hajja Fatna, comme sa fille aime l’appeler avant même son départ, distribue sourires et prières à la foule qui l’accompagne. De temps à autre, elle lève les mains et les yeux vers le ciel et prie pour ses fils. Ces derniers ont cotisé pour l’envoyer à La Mecque. Pour cette sexagénaire, c’est son premier grand voyage. C’est la première fois qu’elle quitte le pays et qu’elle prend l’avion. Malgré la joie et l’émotion qui l’envahissent, son trac est apparent. Sa sœur, qui a déjà visité les Lieux Saints deux fois, fait «l’expériementée». «N’aie pas peur, tout marchera très bien. Sois vigilante et fais attention à ton argent», dit-elle.Tout au long de l’après-midi, les futurs Hajs et leurs familles n’ont pas arrêté de défiler. «Au moins trois voitures surchargées accompagnent chaque Haj», confirme un gardien du parking. Certains arrivent en grande fanfare. Voitures, estafettes ou camions sont décorés de drapeaux, de rubans verts et blancs et de bouquets de menthe. Le son des «Taâraj» et «Bendir» (instruments de musique populaire), les yousyous et les coups de klaxon résonnent dans le parking. Les festivités commencent à des centaines de mètres de l’aéroport, si ce n’est déjà à la sortie de la maison. La tradition veut que tous les habitants du quartier soient de la nouvelle. Dans un coin du parking, une dizaine de camions, normalement réservées au transport du bétail, sont stationnés. «Nous sommes venus ce matin de la région de Mzab. Nous avons quatre camions et nous sommes une soixantaine de personnes, venues dire au revoir au haj», explique «un membre de l’escorte», resté à côté des camions pour les garder. Le reste de la «délégation familiale» est parti accompagner le Haj jusqu’à la dernière barrière. Pour certains, accompagner un Haj à l’aéroport est un privilège. Pour d’autres, c’est l’occasion rêvée de voir l’aéroport. Le grand hangar qui sert de salle d’attente est pratiquement désert. A part quelques «chérubins» qui l’ont transformé en arène de combats ou piste de glissade. Les gens préfèrent rester à l’extérieur. Normal. Car il contient seulement une vingtaine de bancs. Ce qui est largement insuffisant. Aux dernières barrières avant la porte d’entrée de l’aérogare, c’est la bousculade. Toutefois, les membres de la gendarmerie sont fermes. Aucun membre de la famille n’est autorisé à accompagner les hajs. Cependant, certaines exceptions «de complaisance» suscitent beaucoup de colère parmi ceux qui ont été empêchés d’accompagner un vieux parent ou un haj trop encombré par ses bagages.La grande affluence que connaît l’aérogare sud pendant la saison du pèlerinage fait le bonheur des marchands ambulants qui s’installent dans le parking. Biscuit, yaourt, thé et Harira sont en vente. Cinq cafés-réstaurants ont été également installés à côté du parking, pour cette période. «Pour le moment, nous nous contentons de Harcha, Msemen et Harira (mets traditionnels). Les gens n’ont pas le temps de manger. Les repas sont vendus généralement au moment du retour du pèlerinage en raison des délais d’attente», affirme un gérant de café.


Pas de chariots pour les pèlerins!

Bizarrement, les chariots ne sont pas disponibles pour les pèlerins. Ces derniers doivent payer 30 DH pour avoir un porteur avec chariot. Les porteurs sont autorisés à les accompagner jusqu’au guichet d’enregistrement. «Nous sommes quelque 120 porteurs. Normalement, nous devons travailler par équipes de 40 porteurs par jours. Mais, comme les badges ne sont pas encore disponibles, nous travaillons tous à la fois pour le moment», explique un porteur.


Un haj pour 1.000 habitants

Le nombre de pèlerins marocains pour la saison 2005 se chiffre à 30.000, soit un haj pour 1.000 habitants. Le ministère de l’Intérieur prend en charge 20.000 pèlerins alors que les agences de voyages se partagent les 10.000 restants. La phase aller a débuté le 25 décembre 2004 et se terminera le 15 janvier 2005. Royal Air Maroc dispose de 18.576 sièges et assurera près de 70 vols à partir de 11 villes. Casablanca arrive en tête avec 5.468 sièges suivie de Rabat avec 4.437 sièges.Mohamed AKISRA

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